Sacramenta veterislegisApostalus(Galat.,iv)vocat
En effet, les sacrements de l’ancienne loi montraient de loin celui qui devait venir et de qui dépendait Le salut du genre humain; les sacrements de la loi nouvelle nous disent :
« Le voicii avec tous les mérites de sa Passion, la vertu de son sang répandu, la vie divine dont son humanité sainte est remplie pour sanctifier les âmes. » Les sacrements de l’ancienne loi invilaient l’homme à demander la tustice, la sainteté, la vie de Dieu; les sacrements de la loi nouvelle confèrent directement ces grands dons. Les sacrements de l’ancienne loi laissaient languir, aux portes de l'éternité
egena, et infirma elementa, quia gratiam nec continebant, nec causabant. Et ideo utentes illis sacramen:tis dicit Apostolus sub elementis mundi Deo servisse, quia scilicet nihil aliud erant quam elementa hujus mundi. Nostra autem sacramenta gratiam continent et causant : etideo non estde eis similis ratio. (Summ. Theol., 111 P., quæst. 61, à, 4. ad. 2.)
Cum sacramentorum usus fidei proportionaliter respondeat, oportuit quod secundum diversum statum fidei diversimode sacramenta traderentur : fides autem quantum ad articulorum explicationem, semper magis et magis crevit secundum propinquitatem temporis gratiæ; et secundum hoc oportuit sacramenta magis ac magis determinari. (in Lib. 4sent. dist. 1. quæst. 1, à. 2. ad. 4.)
mnt mme, RE te,
bienheureuse, ceux dont ils avaient préparé la sanctification; les sacrements de la loi nouvelle ouvrent le ciel à ceux qu'ils ont sanclifiés. |
Bref, les sacrements de l’ancienne ÎJoi n’élaient que des signes indicateurs, les sacrements de la loi nouvelle sont des signes eficaces!: les sacrements de l’ancienne loi n'é-
1. Manifestum est quod a passione Christi, quæ est causa humanæ justificationis, convenienter derivatur virtus justificativa ad sacramenta novæ legis, non autem ad sacramenta veteris legis. Et tamen per fidem passionis Christi justificabantur antiqui patres, sicut et nos. Sacramenta autem veteris lesis erant quædam ilius fidei protestationes, in quantum significabant passionem Christ, et effectus ejus. Sic ergo patet quod sacramenta veteris legis non habebant in se aliquam virtutem qua operarentur ad conferendam sratiam justifiéantem ; sed solum significabant fidem, per quam justificabantur. (Summ. Theol., III P., quæst. 62, a. 6.)
Quid igitur confers baptismata, quorum sola communis appellatio; rerum autem tanta differentia, quanta somnii à veritate, ac umbræ et imaginum, ab his quæ revera subsistunt ?
Τί οὖν» συγκρίνεις τὰ βαπήίσματα, ὧν ἡ mpooyyopia μόνη κοινὴ, ἡ δὲ τῶν πραγμάτων διαφορὰ τοσαύτη, ὅση ἄν γέ- VOITO ὀνείρου πρὸς τὴν ἀλήθειαν, καὶ σκιᾶς καὶ εἰκόνων πρὸς τὰ κατ᾽ οὑσίαν ὑβεσήηκότα, (S. Basil., Migne. Tome IV, p. 129. Lib. De Spiritu Sanceto. cap. xiv. in fine.)
-τ--- Po mm
taient que des étapes de la Providence, les sacrements de la loi nouvelle sont le repos de la toute-puissance de Dieu, l'achèvement de son plan dans l’ordre pratique de la grâce. Après eux, nous n'avons plus à attendre que la gloire céleste, don suprême qui consomme les effusions de la vie divine dans le sein des créatures ἧς:
Alia sunt sacramenta dantia salutem, alia promittentia salvatorem. Sacramenta novi testamenti dant salutem, sacramenta veteris testamenti promiserunt salvatorem.... Mutata sunt sacramenta, facta sunt faciliora, pauciora, salubriora, feliciora. (5. Aug., in Psalm. LXXIIL.)
Diviniora et priora sunt sacramenta christianorum quam judæorum. (5. Amb., Lib. 1. De sacramentis. cap. 4.)
Judaïca expiatio nequaquam a peccatis liberabat sed a corporis sordibus tantum : nostra vero talis non est sed multo major, ac multa gratia referta, nam et a peccatis liberat, et animam emundat, et spiritus gratiam largitur.
Τὸ μὲν οὖν ἰουδαϊκὸν καθάρσιον ἁμαρτημάτων μὲν oùx ἀπήλλατε, ῥύπων δὲ σωματικῶν μόνον" τὸ δὲ ἡμέτερον οὐ τοιοῦτον, ἀλλὰ πολλῷ μεῖδον καὶ πσολλῆς γέμον χάριτοΞ' καὶ γὰρ ἁμαρτημάτων ἀπαλλάτΊει, καὶ ψυχὴν ἀποσμήκει, καὶ πνεύματος δίδωσι χορηγὶαν. (ὃ. Chrysost., Æomil. De Baptismo Christi. n° 5.)
1. Status novæ legis medius est inter statum veteris legis, cujus figuræ implentur in nova lege, et inter statum gloriæ, in qua omnis nude, et perfecte
.-......... ...ὄ... --΄ Re -..-ὲ...ὕ.---ο.....ὕ....»....ὕὸ.ὄ.........-...-- - ------.----.-..-.-.
Merveilleusement encadrés dans le plan divin, les sacrements de la loi nouvelle, si l'on considère leur efficacité, sont aussi merveilleusement adaptés aux évolutions de notre nature, aux diverses phases et aux divers accidents de notre vie. |
Vous connaissez, Messieurs, ce principe théologique dont nous nous sommes déjà servis plus d’une fois : « La grâce ne détruit pas la nature, mais elle la perfectionne : Gratia non destruit naturam, sed illam perficit. » La na-
ture, en effet, est, si je puis m'exprimer ainsi, le support des opérations divines et comme la matière des formes surnaturelles qui nous perfectionnent. On ne conçoit pas qu’elle puisse être troublée par un mouvement supérieur en désaccord avec ses évolutions originales. Aussi, la sagesse divine, dans l'ordre de notre perfectionnement surnaturel, s’est-elle appliquée à faire marcher la nature et la grâce selon le
manifestabitur veritas : et ideo tunc nulla erunt sacramenta; nunc autem, quamdiu per speculum, et in ænigmate cognosecimus, (ut dicitur 1 ad Cer; χα. oportet nos per aliqua sensibilia signa in spiritualia devenire ; quod pertinet ad rationem sacramentorum, Summ. Theol., III P., quæst. 61, a. 4. ad.)
mms ms αν.
--- - --ὦ..............ὄὄ...ς-.... .. --.- DE SONO CO .ὕ.. --
même rhythme,et à établir entre elles un parallélisme harmonieux. Personne n’a déerit et expliqué ce parallélisme mieux que saint Fhomas. Permettez-moi, Messieurs, d’être son interprète.
ΠΠ ya, dit le saint docteur, entre la vie spirituelle et la vie corporelle, une certaine conformité dont 1] faut tenir compte, pour bien comprendre la haute convenance du sacré septenaire qui, d’un côté, nous perfectionne en ce qui regarde le culte de Dieu; de l'autre côté, applique au mal suprême, le péché, toute l'efficacité de la Rédemption. La première phase de la vie corporelle, c’est la génération. Dans l'ombre mystérieuse où 1] a été conçu, l’homme commence à être et à vivre. Il paraît, salué par un cri de Joie et comblé de caresses, dans lesquelles se mêlent l’amour et l'espérance.
Mais ce n’est encore qu'un tout petit être qui doit prendre ses accroissements. La quantité et la force s’augmentent en lui, obéissant aux poussées d’une vie toute neuve. Cependant, cette vie n'aurait de vertu que pour un instant, si elle n’était entretenue par un aliment qui la renouvelle à mesure qu'elle se
ΡΣ PR RM M SRE RE
dépense. Génération, accroissement, nutrition, c'est assez pour une nature impassible. Malheureusement, l’homme est sujet à des infirmités qu'il faut guérir par des remèdes qui assurent le triomphe de la santé sur la maladie, par un régime qui fait disparaître jusqu'aux derniers restes du mal et rend au patient la plénitude de ses forces.
Tels sont les évolutions, phases et accidents de notre vie physique. Or, tout cela se reproduit dans notre vie spirituelle, où les sacrements se succèdent harmonieusement.
Un sacrement nous engendre: C’est le Baptême, dont la force génératrice, plus vive.
plus pénétrante, plus féconde que celles qui, dans la nature, vivifient les germes, saisit notre être et nos puissances, les transforme et leur donne une vie de justice et de sainteté que ne pouvait plus nous transmettre la génération naturelle, appauvrie par la prévarication de notre premier père. Nous étigns morts surnaturellement , nous voilà vivants; nous
n'étions que les fils de l’homme, nous voilà les fils de Dieu, entés sur l'humanité sainte de celui en qui se régénère toute nature déchue.
À cet être nouveau, il fant une puissance d’accroissement qui le fasse passer de l'enfance à l'adolescence, de l'adolescence à la virilité chrétienne. — Un sacrement donne cette puissance : C’est la Confirmation, nouvelle infusion de l'Esprit de Dieu, déjà sanctificateur dans notre baptême, dont le propre est d'ajouter, aux habitudes surnaturelles que nous avons reçues de notre génération spirituelle, une onction qui les affermit, des dons qui les complètent : l'intelligence, la sagesse et la science, pour notre esprit ; le conseil, la force et la crainte de Dieu, pour notre volonté; la piété, pour notre cœur : tout ce qu'il faut pour exalter notre âme et ses facultés sanctifiées, et les promouvoir à la perfection de la vie chrétienne.
Cette vie chrétienne ἃ besoin, comme la vie physique, d’être conservée. — Un sacrement la nourrit : C’est l'Eucharistie, chair et sang du Sauveur, cachés sous les apparences des éléments réparateurs que s’assimile notre corps; Panis vivus, vrai pain de la vie promis par le Christ à ceux que le travail fatigue, que la lutte a rompus, que le péché alanguit; pain super-
a κι FTP PR ας
eee τος
substantiel, qui peut devenir, si nous le voulons, notre pain quotidien. |
Engendrés surnaturellement, confirmés par l'Esprit de Dieu, nourris de sa substance, nous ne sommes cependant pas fixés dans le bien. Le mal nous sollicite et nous travaille : et 1] arrive, parfois, que notre âme, épuisée et mourante, se traîne sur le chemin d’iniquités où elle s’est égarée. Il lui faut plus que la lumière, pour la ramener sur l’âpre et unique sentier qui conduit à la bienheureuse éternité. La lumière ne ferait qu'éclairer son impuissance et rendre plus profond son désespoir.
Cette âme malade a besoin d’un remède. — Un sacrement la guérit: C’est la Pénitence .
où elle reçoit, en échange de ses humiliations, de ses aveux et de son repentir, le pardon de ses fautes, scellé par un embrassement mysrérieux du Christ qui lui communique, à nouveau, la vertu de son sang, et oppose, au mortel courant du péché, le contre-courant vivificateur de la grâce.
Mais le péché est tenace, et, comrae ces longues et cruelles maladies que la médecine a vaincues, 1] laisse encore en nous les {races
de son passage. Traces facilement oubliées dans les agitations de la vie, mais dont le souvenir se réveille à l'heure de la mort etengendre, dans l’âme chrétienne, obligée de soutenir le dernier assaut de l'esprit du mal, une profonde tristesse et d'inexprimables terreurs. — Un sacrement nous guérit de ces tristesses et de ces terreurs : C’est l’Extrème-Onction, dont la vertu entre dans nos âmes par toutes les portes de nos sens profanés, détruit les restes du péché, et provoque une crise suprême de convalescence qui se termine par l'indéfectible santé de l'éternelle vie, dont la mort nous ouvre les portes.
Ainsi donc, toute la vie humaine, du berceau au lit de mort, est entreprise par les sacrements. L'efficacité de ces signes sacrés fait marcher la grâce du même pas que la nature.
Rhythmées par Dieu, elles se tiennent étroitement embrassées dans l'harmonie de leurs périodes f.
1. Sacramenta Ecclesiæ ordinantur ad duo, scilicet ad perficiendum hominem in his quæ pertinent ad cultum Dei secundum religionem christianæ vitæ, et etiam in remedium contra defectum peccati. Utroque
-.-.-.-........-....-ἰτ ὠὠ Ὀὀοὀ-ἐ -ὀἑ -- — SEM ς-- - Ye ne
Voilà pour la vie individuelle. Mais n'oublions pas que nous sommes une société, un
autem modo convenienter ponuntur septem sacramenta. Vita enim spiritualis conformitatem aliquam habet ad vitam corporalem, sicut et cætera corporalia sonformitatem quamdam spiritualium habent. In vita autem corporali dupliciter aliquis perficitur : uno modo quantum ad personam propriam; allo modo per respectum ad totam commünitatem societatis, in qua vivit : quia homo naturaliter est animal sociale. Respectu autem sulipsius perficitur homo in vita corporali dupliciter : uno modo per se, acquirendo scilicet aliquam vitæ perfectionem ; alio modo per accidens, scilicet removendo impedimenta vitæ, puta ægritudines, vel aliquid hujusmodi. Per se autem perficitur corporalis vita tripliciter. Primo quidem per generationem, per quam homo incipit esse, et vivere, et loco hujus in spirituali vita est baptismus, qui est spiritualis regeneratio, secundum illud ad Tit. IIT, 5. Per ἰασα-erum regenerationts, ete. Secundo per augmentum, quo aliquis perducitur ad perfectam quantitatem, et virtutem : et loco hujus in spirituali vita est confirmatro, in qua datur Spiritus Sanctus ad robur. Unde dicitur discipulis jam baptizatis. (Luc., ult. 49.) Sedetein civitate, quoadusque induamint vtriute ex allo. Tertio per nutritionem, qua conservatur in homine vita, et virtus : et loco hujus in vita spirituali est Eu- Charistia. Unde dicitur Joan. VI, 54. Nist manaucaverilis carnem Filit hominis, et biberitis ejus sanguinem non habebitis vitam in vobis. Ethoc quidem suff- ceret homini, si haberet et corporaliter, et spiritualiter impassibilem vitam. Sed quia homo incurrit interdum et corporalem infirmitatem, et spiritualem, scilicet
corps religieux : Multi unum corpus sumus. Or, le corps religieux, nature multiple et complexe, doit avoir, comme les individus, ses sacrements.
Il lui faut un gouvernement qui contienne dans l'unité les éléments dont il se compose, les protégeant contre les tendances naturelles de tout composé à la dispersion. Il Ii faut une représentation, pour tous les actes publics qui doivent être faits au nom de la multitude. — Ce gouvernement, cette représentation, un sacrement les constitue : C’est l'Ordre, source divine du sacerdoce. Placé à la tête du corps religieux pour régir et faire, entre le ciel et la terre, les échanges sacrés de la prière et de la grâce, le prêtre usurperait, s’il n'attendait d’être appelé à un si grand honneur : Mec quis-
peccatum, ideo necessaria est homini curatio ab infirmitate;, quæ quidem est duplex. Una quidem est sanatio, quæ sanitatem restituit; et loco hujus in spirituali vita est pœnitentia, secundum illud. Psal. x. Sana animam meam, quia peceaut tibr. Alia autem est restitutio valetudinis pristinæ per convenientem diætam, et exercitium : et loco hujus in spirituali vita est extrema unctio, quæ removet peccatorum reliquias, et hominem paratum reddit ad finalem gloriam. Unde dicitur Jacob. V, 5. Et si in peccatis sit dimittentur ei. (Summ. Theol., III P., quæst. 65, ἃ. 1.)
ee
quam sumit sibi honorem sed quivocatur Deo tanquam Aaron. Le peuple ἃ besom de voir plus qu’un homme vulgaire en celui qui règle sa vie religieuse et en résume, dans sa personne, les actes les plus solennels. ἃ ce roi spirituel, il faut une consécration qui le recommande au respect de la multitude et le rende digne de traiter les choses sacrées. C’est pour cela qu’il se prosterne sous les mains fécondes d'un pontife, investi, avant lui, de la dignité à laquelle il aspire, et c’est grâce au sacrement qu'il reçoit que la vieille monarchie, dont il devient le ministre couronné, se tient debout depuis dix-huit siècles, quand l'huile des sacres sèche et perd son prestige sur le front des rois de la terre; c'est grace à l’inépuisable vertu de ce sacrement que le mouvement des choses sacrées va de la terre au ciel, du ciel à la terre, sans jamais s'arrêter.
La société chrétienne, gouvernée et religieusement représentée par un homme consacré, possède donc, dans le sacrement de l'Ordre, une garantie de stabilité. Mais la mort y fait tous les jours des moissons qui la dépeuplent, et lasréduiraient bientôt à néant, si ces pertes
n'étaient réparées. — Un sacrement la renouvelle : C’est le Mariage, qui s'empare d’un office de la nature, sanctifie les sources de la vie, et prépare une lignée d'enfants de Dieu, d'êtres sacrés, là où des générateurs vulgaires n'auraient engendré que des profanes !.
Vie individuelle, vie collective, tout est harmonieusement ennobli, transformé, sanctifié par les sacrements. Et c’est bien, ajoute l’angélique docteur, la vertu de la rédemption, poursuivant partout le péché, qui opère ces merveilles. C’est à la mort du péché que le Baptême substitue la vie de la grâce; c’est contre l’infirmité dérivée du péché que la Confirmation accroît nos forces; c’est pour obvier aux conséquences de notre fragilité et de nos tendances
1. Perficitur autem homo in ordine ad totam communitatem dupliciter. Uno modo per hoc quod accipit potestatem regendi multitudinem, et exercendi actus publicos : et loco hujus in spirituali vita est sacramentum ordinis, secundum illud Hebr. VII : Quod sacerdotes hostias offerunt non solum pro se, sed etiam pro populo. Secundo quantum ad naturalem propagationem : quod fit per matrimonium tam in corporali, quam in spirituali vita, eo quod est non solum sacramentum, sed naturæ officium. (Summ. Theol., ΠῚ P., quæst. 65, ἃ. 1.) ᾿ ς |
au péché que l’Eucharistie nous nourrit de la vie divine; ce sont les péchés commis que la Pénitence efface; ce sont les restes du péché que l’Extrême-onction détruit; c'est la dissolution du corps religieux, préparée par le péché, que l'Ordre prévient; c’est à l’apaisement de la concupiscence, à la réparation des ravages de la mort, fruits du péché, que les effets du Mariage sont ordonnés'. « Donc, il est juste, 1l est sage, il est digne de Dieu, il convient à l’homme, qu'il y ait sept sacrements : Ergo dcendum est... quod convenienter po= nuntur seplem sacramenta. »
Ils sont sept! Aussi parfaitement rhythmés
1. Ex his etiam patet sacramentorum numerus, secundum quod ordinatur contra defectum peccati. Nam baptismus ordinatur contra carentiam vitæ spiritualis; confirmatio contra infirmitatem animi, quæ in nuper natis invenitur ; eucharistia contra labilitatem arima ad peccandum; pœnitentia contra actuale peccatum post baptismum commissum; extrema unctio contra reliquias peccatorum, quæ scilicet non sunt sufficienter per pœænitentiam sublatæ, autex negligentia, autex ignorantia; ordo contra dissolutionem multitudinis : matrimonium in remedium contra concupiscentiam personalem, et contra defectum multitudinis, qui jrermortem accidit. (Summ. Theol., 111 P., quæst. 65.
entre eux qu'ils sont rhythmés avec notre nature; groupés, comme des astres, autour d’un astre central qui règle leur gravitation : le sacrement le plus divin par ce qu’il contient, l’'Eucharistie, appelant à lui tous les autres : l'Ordre, qui le consacre, le Baptème, la Confirmation, la Pémitence, l'Extrême-Onction, qui préparent les âmes à le recevoir, le Mariage, qui figure les noces sacrées de l’âme avec son Dieu *. |
1. Sacramentum eucharistiæ est potissimum inter alia sacramenta. Quod quidem tripliciter apparet. Primo quidem ex eo quod in eo continetur ; nam in sacramento eucharistiæ continetur ipse Christus substantialiter; in aliis autem sacramentis continetur quædam virtus instrumentalis participata a Christo, ut ex supradictis patet (quæst. XIT, art. 1, ad. 3) semper autem quod est per essentiam, potius est eo quod est per participationem. Secundo hoc apparet ex ordine sacramenorum ad invicem : nam omnia alia sacramenta ordinari videntur ad hoc sacramentum sicut ad finem. Manifestum est enim quod sacramentum ordinis ordinatur ad eucharistiæ confectionem ; sacramentum vero baptismi ordiuatur ad eucharistiæ receptionem : in quo etiam perficitur aliquis per confirmationem, ut non vereatur se subtrahere à tall sacramento: per pœnitentiam etiam, et extremam unctionem yræjparatur homo ad digne sumendum corpus Christi: mattrimonium etiam saltem sua significatione attingit
L'HARMUNIE DÉS SACREMENTS 103
Ils sont sept! Nombre de Dieu et de l’homme:
de Dieu, en trois personnes : Père, Fils, Esprit- Saint; de l’homme, aux quatre vies : vie végélative, vie animale, vie intellectuelle, vie surnaturelle; de Dieu, objet et principe des trois erandes vertus: de foi, d'espérance, de charité ; de l’homme, orné, par la nature, des quatre vertus : de prudence, de justice, de force et de tempérance. :
Ils sont sept! Nombre mystérieux et vénéré des anciens : sept, comme les âges qui mesurent la vie du monde; sept, comme Îles jours à travers lesquels se meut notre existence ; sept, comme les grandes solennités du Judaïsme ; sept, comme les bras du chandelier symbolique qui veillait à la porte du saint des saints; sept, comme les sceaux du livre de vie et de
hoc sacramentum, inquantum significat conjonctionem Christi et Ecclesiæ, cujus unitas per sacramentum eucharistiæ figuratur. Unde et Apostolus dicit Ephes, V. 31. Sacramentum hoc magnum est ; ego autem dico in Christo et in ÆFeclesia. Tertio hoc apparet ex ritu sacramentorum. Nam fere omnia sacramenta in eucharistia consummantur, ut Dionysius dieit, cap. nr, ecel. Hier. sicut patet quod ordinati communicant, et etiam baptizati, si sint adulti. Summ. Theol., I P., quæst. 65, ἃ. 3.)
mort que doit ouvrir l’Agneau ; sept, comme les couleurs concentrées et fondues dans l’éclatante blancheur du rayon solaire ; sept, comme les notes de la musique, dont les mélodieuses cadences et les harmonieux mouvements réjouissent notre oreille. Ils sont sept, dans notre vie encore imparfaite ; et l’octave, dit un grand mystique, c’est la perfection : Octava per fectio est. Oui, la perfection consommée, la gloire, la béatitude, le ciel, où toutes les harmonies de la vie humaine seront fixées dans un éternel concert.
En attendant que vous soyez admis à ce concert, rentrez en vous-même, Messieurs, écoutez votre vie, comme un artiste écoute la harpe qu'il accorde. N'en sort-il que des sons harmonieux? N'y manque-t-il pas une corde sacrée, en l'absence de laquelle les autres ne rendent plus que des sons sans ordre et sans beauté? Il faut remettre à votre vie cette corde sacrée, ce sacrement qui n’y est pas; et, alors, vous pourrez dire, avec le Psalmiste : « Mon âme ! bémis [6 Seigneur , et que tout ce qui est en moi chante son saint nom : Benedic anima mea Domino, et omnia quæ intra me sunt nomint sancto ejus'.»