‹ Exposition du dogme catholique (volume 3)Chapitre 14 sur 48 · Son Eminence, le cardinal Guibert, archevêque de Paris · texte numérisé non relu

Son Eminence, le cardinal Guibert, archevêque de Paris

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naissent ici-bas aux signes sacramentels, se reconnaitront éternellement dans un monde où iln y aura pas de sacrements. Quoi que fassent les pécheurs pour s'assurer, par les longs mépris de l’impénitence, l’oubhi de leur passé religieux, ce passé revivra dans le redoutable éclat d’un signe que rien ne peut effacer : ce signe, c'est le caractère sacramentel.

Entre tous les sacremenis, 1l y en a qu'on renouvelle, parce qu'ils ne produisent qu’une gräce qui peut croître ou décroître, resplendir davantage ou entièrement disparaître , selon les fluctuations de notre vie entre le bien et le mal. Mais 1l y en ἃ qu’on ne renouvelle pas, parce qu'ils opèrent plus profondément, et qu'une partie, au moins, de leur efficacité est perpétuellement fixée par un signe qui se grave dans l’âme elle-même, et que l’Église appelle: le carætère.

Ce signe, Messieurs, doit nous faire connaître à fond l’harmonieuse beauté de notre sacramentaire. Étudions-le avec tout le respect et l'attention qu’il mérite.

Qu'est-ce que le caractère sacramentel?

À quoi nous oblige-t-11?

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Π| οϑὲ écrit dans l'Évangile qu’un jour, les Pharisiens et les Hérodiens s’approchèrent de Jésus, afin de le surprendre dans ses paroles : « Maître, lui dirent-1ls, nous savons que vous dites la vérité et que vous ne faites acception de personne. Ce n’est pas à la figure de l’homme que vous regardez; mais, à qui que ce soit, vous enseignez, en toute vérité, la voie de Dieu.

Dites-nous denc, s’il est permis, oui ou non, de rendre le tribut à César. » Et Jésus, qui connaissait leur duplicité et leur malice, leur répondit : « Pourquoi me tentez-vous? Apporiezmoi un denier, que 16 le voie. » Ils le lut apportèrent, et le Sauveur leur montrant cette pièce de monnaie : « De qui est cette image, dit-il, et cette inscription? — De César, répondirent-ils. — Eh bien! rendez-donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Et tous furent dans l’étonnement!.

La duplicité des Pharisiens et des Hérodiens

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