‹ Exposition du dogme catholiqueChapitre 51 sur 65 · Heb.,cap. xm · texte numérisé non relu

Heb.,cap. xm

l'histoire humaine me paraît plus digne du Dieu très haut et plus glorieuse à sa chétive créature, lorsque je l'étudié à la lumière du

dogme qui nous révèle le plan divin dans lequel tout se rat lâche au Verbe rédempteur., principe el lin (te toutes choses. Kn réponse à cette révélation, je suis heureux d'entendre sortir de tous les lieux, de tous les temps, de toutes les générations, de tous les peuples, de tous les événements de l'histoire humaine ce ©ri de solennel acquiescement : Cela doit être, qu'il en soit ainsi ! C'est bien ! Amen !

Voilà mon dernier mot, Messieurs. Il ne i de ma bouche qu'après avoir déchiré mon cœur; car, depuis vingt ans que nos âmes sont unies dans la vérité divine, j'ai appris à vous aimer, et me suis attaché à vous par des liens qui ne peuvent se rompre sans douleur. Me suis-je toujours montré digne de vous instruire? — Je l'espère, car je n'ai jamais eu qu'une règle dans mon enseignement : penser avec l'Eglise et comme l'Église, ma très chère et t ces sainte Mère : Sentira cum Ecclesia .La grâce de Dieu, que j'ai toujours demandée d'un cœur

filial, m'a soutenu dans ma longue carrière ; mais aussi quels encouragements j'ai reçus de votre religieuse avidité, de votre bienveillante attention et de tous ces regards amis qui se fixaient sur moi et semblaient me dire : Parleznous de Dieu et de sa sainte vérité. Je voudrais vous parler encore, mais la vieillesse que je sens venir et le déclin de mes forces m'avertissent que je ne puis commencer une nouvelle carrière et qu'il est temps de me taire. Cependant nous nous réunirons encore pendant les jours de la retraite pour méditer ensemble les adieux du Sauveur à ses disciples. Après cela, nous nous séparerons. Mais nous resterons unis, n'est-ce pas? Moi, dans la solitude où je me préparerai au voyage de l'éternité, j'aurai toujours devant les yeux mon grand et cher auditoire de Notre-Dame, et ne pouvant plus toucher son cœur en lui lançant les flèches de ma parole, je lui enverrai de loin les flèches de ma prière. Et vous, Messieurs, quand vous entendrez une autre voix, vous vous souviendrez du pauvre petit moine qui vous a évangélisés, et vous direz à Dieu : Seigneur, bénissez et sauvez celui qui fut l'ami

de nos âmes! et cela jusqu'au jour où nous irons contempler ensemble , dans la pleine lumière du ciel, les vérités que nous n'avons pu qu'entrevoir en ce monde, et chanter d'une commune voix un éternel Amen.

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