CHAPITRE m DES VERSIONS INDIGÈNES DE LA SAINTE ÉCRITURE
7. Gomme il est manifeste que si les Bibles en langue vulgaire sont autorisées sans discernement, il en résuhe, à cause de l'imprudence des hommes, plus d'inconvénients que d'avantages, toutes les versions en langue indigène, môme celles qui sont publiées par des catholiques, sont absolument prohibées, si elles n'ont pas été approuvées par le
Siège Apostolique, ou éditées sous la surveillance des Évêques avec des annotations tirées des Pères de l'Église et d'écrivains doctes et catholiques.
8. Sont interdites encore toutes les versions des Saints Livres, composées par des écrivains non catholiques, quels qu'ils soient, en toute langue vulgaire — et notamment celles qui sont publiées par les Sociétés Bibliques que plus d'une fois les Pontifes Romains condamnèrent, car dans l'édition de ces livres, les lois salutaires de l'ÉgHse sur ce point ont été absolument négligées.
Néanmoins Tusage de ces versions est permis à ceux qui s'occupent d'études théologiques et bibliques, pourvu que soient observées les conditions qui ont été établies cidessus (n" S).