La Constitution « Sollicita » de Benoît XIV
81. — Dans cette remarquable constitution, le docte Pontife prescrit la méthode à suivre dans l'examen et la proscription des livres ; il y précise et complète les règles déjà existantes sur ces points déhcats.
Il la termine en appelant l'attention des Inquisiteurs et des Révisew\s des livres sur les auteurs qui, dans leurs écrits, manquent gravement à la charité chrétienne à l'égard des écrivains qui ne pensent pas comme eux.
Il propose, comme exemple, le Docteur angéhque qui, dans ses nombreux écrits, sut toujours réfuter ses adversaires avec l'urbanité et la courtoisie qui conviennent à des disciples de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Ce paragraphe 24 devrait être médité par tous les écri-
vains catholiques : philosophes, théologiens, littérateurs, journalistes. La douceur n'exclut pas la fermeté. Ne trouva-t-on pas dans la gueule du lion tué par Sam son un rayon du miel le plus doux? « De forti egressa est dulcedo. » — Lib. Judic, cap. xiv, v. 14.