On dislingue trois sortes de consistoire
1° Le consistoire ^ji^ô/z'c. — Il est ainsi, appelé, non point parce que tout le monde y aurait accès, mais parce que, outre les cardinaux, on y convoque quelquefois des prélats d'un ordre inférieur, voire même de grands personnages de Rome et des orateurs qui viennent y parler au nom des princes.
On l'appelle encore conshioiYG public, tant à cause de sa solennité particulière qu'à cause de l'importance majeure des affaires que l'on y traite.
2° Le consistoire semi-jntblic. — C'est celui dans lequel on admet le vole non seulement des cardinaux, mais aussi des
archevêques et des évoques qui se trouveraient accidentellement à la Cour Romaine.
3° Le consistoire p?'ivé — c'est celui où l'on traite le« affaires dans l'intimité, et comme à huis clos.
85. — Quelles sont les affaires .dont s'occupe le consistoire ?
Les voici : — La création des nouveaux cardinaux et des légats — l'élection des archevêques et des évoques — la translation des évoques — la création, la division, l'union des diocèses -:- les causes majeures touchant l'EgUse et les princes...
Jadis, on traitait, en consistoire, les affaires môme contentieuses, et on y admettait, pour les discuter, des aA'^ocats co?isistoriaux. Mais, aujourd'hui, la discussion de ces affaires n'y est plus en usage, par respect pour la dignité du Souverain Pontife et de son sénat. Elle a lieu devant la congrégation Gonsislorialc, qui a pour mission d'élaborer et de préparer toutes les questions qui relèvent du consistoire.
86. — Quelle est la composition de la congrégation Gonsistoriale ?
Elle se compose de plusieurs cardinaux, de quelques autres prélats inférieurs, et d'un secrétaire.