CHAPITRE a
De îajîgure de l'anneau de Saturne.
Ju'Amnio de Satvrne est, comme oa l'a va dans le premier livre, tortaé de deaz anneaux coDcentvIqaes, d'une très mince ëpaisseor.
Par quel mëcanisme, ces anneanx se sontiennent-ils autour de cette pluaite F H n'est pas pn^ble qne oe soit par la simple adhérence de leurs lacAécala ; c«r alors, leurs parties voisines de Saturne , sollicita par Tactiou toajotus renaissante de la pesanteur, se seraient à la longue détachées des anneaux qui , par nne d^radation insensible , auraient fini palf se détruire , ainsi que tons les ouvrages de la nature , qui n'ont point en les forces suffisantes pour résister à l'action des causes étrangères. Ces anneaux se maintiennent, donc sans effort , et par les seules lois de l'équilibre : mais il faut pour cela , lenr supposer un rnoorement de rotation autour d'un axe perpendiculaire i lenr jJan , et passant par le centre de Saturne ; afin que leur pesanteur vers la planète , soit balancée par lenr force centrifiige dne à ce mouvemeat.
Imaginons un finide homogène, répandu en tonne d'anneau, autour de Saturne ; et voyons quelle doit être sa figure , pour qu'il soit en équilibre , en verta ' de l'attraction mutuelle de ks molécules , de leur pesanteur vers Saturne , et de leur force centrîfiige. Si par le centre de la planète, on &it passer an |dan perpendiculaire ilasuifece de l'anneau; la section de l'anneau, par ce plan, est ce que je nomme eoiuée
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gpnératrice. L'analyse fait voir que si la largeur de l'anneau est pen considérable par rapport & sa distance au centre de Saturne , Td^iiilibre du fluide est possible , quand la courbe génératrice est nne ellipse dont le grand axe est dirigé vers le centre de la planite. Ia durée de la rotation de l'anneau, est à peu près la même que celle de la révolution d'un satellite mA circulairement à la distance du ceutre de l'ellipse gén^ ratrîce , et cette durée est d'environ quatre heures et un tiers, pour l'anneau intérieur. Herscbell a confirmé par l't^servation , ce résultat auquel j'avais été conduit par la théorie de la pesanteur.
L'équilibre du fluide subsisterait encore, en supposent l'ellipse génératrice , variable de grandeur et de position, dans l'étendue de la circonférence de l'anneau ; pourvu que ces variations ne soient sensibles qu'A des distances beaucoup plus grandes que l'aze de la section génératrice. Ainsi, l'anneau peut être supposé d'une largeur inégale dans ses diverses parties : on peut même, le supposer k double courbure. Ces inégalités sont indiquées par les apparitions et les disparitions de l'anneau de Saturne , dans lesquelles les deux bras de l'anneau ont présenté des phénomèues différens : elles sont m£me nécessaires pour maintenir l'auBeau en équilibre autoor de la planète ; car s'il était parfaitement semblable dans toutes ses parties, son équilibre serait troublé par la force la pins légère, telle que r^attraction d'un satellite, et l'anneau fîtùrait par se précipiter sur la planète.
Les anneaux dont Saturne est environné, sont par conséquent , des solides irréguliers d'une laideur inhale dans, ^s dirers points de leur circonférence , en sorte que leurs centres de gravité ne coïncident pas avec leurs
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centres de figure . Cea centres de grarît^ penvent £tre considères conuae autant de satellites qoi se meuvent autour du centre de Saturne , à des distances dépendantes des inégalités des anneaux, et avec des vitesses angulaires égales anz vitesses de rotation de leurs anneaux respectifs.
On conçoit que ces anneaux sollicités par leur action mutuelle , par celle du soleil etdes satellites de Saturne , doivent osciller autour' du centre de cette jdanète , et produire ainsi des phénomènes de lumière , dont la période embrasse plusiei^s années. On pourrait croire que ces anneaux obéissant i des forces -différentes , ils doivent cesser d'être dans ua même plan : maisSatome ayant nu mouvement rapide de rotation , et le plan de aon équatenr étant te m£me que celui de l'anneau et des ùx premiers satellites ; son action maintient dans ce plan, le système de ces diJ£érens corps. L'action du nIeU et du septième satellite , ne fait que chsngei^ la position du plan de l'équateur de Saturne , qui dans ce mouvement , entraîne les anneaux et les orbes des six premier* satellites.