INSTITUT ROYAL DE FRANCE
ACADÉMIE DES SCItKCES.
Le7 mtn I8S7, ont en lieu 1» fuDi<r«lIei de M. lemar^uii Db
LiPLiOE , meiobrc de l'Académie rojale des Scieuces. Mcsuwn
PoisiOB Cl BioT ont pronoucé les discours siÛTaD* sur la lombt
de leur illustre confrère.
Fallut-il doue que la ecutoDiire de la mort de Hewlon fiit ntrqa^e par la Gn d'un de mi plai illiutrei (uecciieuri , de cului que I'Idelclcrrc et U France ont ■! ■ouvcut nommé le Kciutoii frunraii , comiDc pour eipriincr à la foii la gloire dct A-iu\ ii^tioni. Sun doute , ce n'est pas 1« moment de chercher k diminuer notre profonde douleur i mais ri noua omitemplon* le riiclc entier qui aipare cci deux grandi cvfnemeni, quel spectacle admirable nous préaenleut le progrès des sciences , leur tendance Tcrs l'esprit iiiatli^inalique qui en est lu vraie philosophie, et surtout la hauteur où s'est Mevte r Astronomie physique , par le concours de la plus sublime analyse et des observations les plus exactes j Quand une main habile aura trac£ cet immense tableau, on ne verra pas sans étonnemenl que toutes Ici partiel en laieot ictairdes par le génie d'un taimt homme , liMas I dont nous pleurons la perte. Ami de Lavoisicr , il a fuit avec lui des expériences qui suEGraieut Ix la réputation d'un phj'sicien dn premier ordre i Ii£ intimement avec Bertholet, il existait entre eux une communauté d'Idées qui a porté sci fruits , et dans la Statiipt» e\imiqiu , et dimi FErpaiitian da igMlime du mende. Il a servi toute* tcsicicDCes, et toutes lui ont rendu hommage : parmi leurs plus célèbres interprètes e:\ laus genres, Ilii&y , Bcrthuict, Cuvicr , Biot , Uumboldt, ont tenu i l'honneur de lui dédier leur» ouvrages.
Mcwlon a renfermé dam une seule pensée les lois constantes qui régissent la matière; et, ce qui uN^st pai moins digne d'admiration , il a indiqué la plupart des conaéijuciices de son principe , que le lempt et une observatioa assidue devaient nom dévoiler. Mais qu'il y avait encore loin , de cette rue anticipée d'un génie qui a paru s'élever aU'dcssus de l'humanité, à l'appréciation entière des phénomène* , ii leur comparaison parfaite avec reipériencc, qui caii*t!tuent l'astrono- ' mie de notre époque. Il -a Mlu , pour atteindre ce but, les travaux d'Eulor, de Clairaut, de d'Alemherl, de tograugc cl de Laplace ; el «ujaurd'liiù, la JUicanijut C!UtU est le ttéreloppcnient complet da
CISCOUU DE M. POISMR. T
lÎTK de 1» PtilcMphU IfatitrcUa ; onvnRe» qui n> pwIcDt )« nom qae d'un leul auteur, mai* qui «ont le fruit do méditations profonde* de pluaicuri ginération».
Je n'ai pa« pu nommer Lagrange lanj que voui tous lojcz rappelé, Hesiieurs, combica ce nom et celui de Laplacc ont ait souvent prononcés ensemble, et comment ils éraieat iinii dana l'opinion du monde, pour qui ils désignai tut les sommités de l'intelligence. Pendant long-temps , l'Europe savante ■ yu, sur un nié^e sujet, un Hémoir« de l'un (Uccéder 1 un ouvrage de l'autre ; et )c Bureau des longtitudes , au nom duquel je pacte en ec moment, cousen-era toujours le sonvC' nir de cette *éance, en eSct mémorable, oii ils vinrent, l'un et l'autre, lui communiquer un travail sur la ra^roe théorie. Tune dei plu* împortuitca de l'astronomie ph}rsique. Hais telle était la vaste étendue de* questions qui occupaient ces hommes supérieurs , qu'elle* pouvaient tXit envisagées par eux sous des points de vue entièrement dîETérens , quelquefois même sans épuiser la matière. Il j aVatt d'ailleurs entre leurs génies , une différence qui aura été remarquée par tout ceux qui ont étudié leurs ouvrages : que ce fût la libration de la lune , ou un problème lur les nombres , Lagrange semblait te plus soia- Tcnt ne voir dans les questions qu'il traitait, que les mathématique* dont elles étaient l'occasion , et de là vient le haut prix qu'il mettait ■ l'élégance des formules et k la généralité des méthodes : pourLaplace, au contraire , l'analyse mathématique était un instrnmcnt qu'il pliaît aux applications les plus variéci , mais toujours en subordonnant b méthode spéciale au fonds même de cbaque question. Pciit-éire la postérité jugera't-elle que l'un fut un grand géomètre , et Tauirc un grand philosophe, qui cbcrchait à connaître la sature en y faisant aervir la plus haute géométrie. C'est ainsi que Laplacc nous a donné la tbéorie de l'action capillaire; qu'il a déterminé les degrés de proba> habilité des difFérensprocédés de calcul appliqués V an grand nombre d'observations; que les lois du flui et reflux, niilgré le nombre coniidérable d'élémens arbitraires dont elles dépendent, ont été exprimées par »es formules qui représentent avec une exactitude singulière des observations *éparées par un intervalle de plus de cent années ; qu'il a découvert la cause et la mesure de Véqualion séculaire de la lune , et de* inégalités à longue période de Saturne et de Jupiter , deux de* problèmes dont les géomètres s'étaient le plus occupés jusque-lh , que rancîeune Académie des *cienecs leur proposa plusieurs fois, et qui avaient toujours résisté à leurs eflorts ; que , parmi les nombreuses inégalités péiiodiques delà lune, il a distingué celle qui dépend de k parallaxe solaire, et qu'il a fait connaître les inégalités dont la came est l'applalissement de la terre , de telle sorte qae , sans sortir de son «bservatoire, un astronome peut aetuellement déterminer par Tobser- Tatîon du mouvement de la lune , la fomc de notre planète et aa distance en soleil; et euQn, pour abréger cette éonmératioti de résultat*
n DIKOCM SE If. rOtSMHT.
■dmînbk* ob j'ti compria ceox qui plaiiaient la pini b aon Imaginition. Ccit encore la direction particulière de «on etprit qui lui a fait démêler lei loia ù compliquée* dei aatcUitea de Jupiter , queition dont la dilBcultâ provenait d'une circonatuicc unique diina le tyatèmc du monde, ^uc préaentcnt Ici mouvcmcuta des troii premiera latcltitea, et qu'il a taisic avec une heureuac perspicacild.
Cet travaux ont rempli «un* interruption pré» de ioiiante auDJ ea do Mvie. Od aurait lieu cependant d'dlre surpria de leur nombre et de lear variété, ai l'on ne aavait qu'en toutca cbcK* la fécondité cat un attribut eaaenliel du génie. Il fygt ausai dire que lea calnuU numéiî' quel qui auraient abaorbj une parUe conaidérablc d'un terap* ri précieux , ont m faits par ion ami BouTard. Set formulea lont la bâte dea tablea astronomiquea de Dclambrc , qui fut également ion ami , et dont le nom devait, ace double titre, élre prononcé aur aa tombe. Ce fut d'Alcmbert qui dirigea aea premier! pas dans la carriire dea acicncea , et qui ne tarda pas à reconnaître en lui un géomètre qu'il aurait bien- Idt pour émule. Quoiqu'il aoit entré 1 l'Académie il vingt-quatre ans, il avait bit auparavant une découverte capitale , celle de Tinvariabilité des distances moyennes dea ptanétei an soleil, et pubKé en «utre pluiieurs Uémotre* importants. Le Bureau dea longtiludea ■ entendn la lecture de son denier travail , et, pour ainsi dire, se* dernier* •c> cent '• encota cette année , quinze joura k peine avant ta maladie , 0 nous a communiqué un Mémoire sur les o*ci1lationt do Tatmosphére, dont rimpMssîon dani la eenaoûsance d»t temps est achcvfe; il préparait on premier supplément an rînquiime volume de la Kita»ig<»» ciUit*.,ttvm%t%At set dernière* annde»; et le tome tcptilme Ak» llimoires de l'Académie dea sciences quî paraîtra incessamment, renferme eaoure un Mémoire de lui, digne de terminer b longue aérie d'ouvragei dont il a enrichi tontaa nos collcctiou, et dont l'origiDe remonte k 1773.
Cetardent autour qn'itavait pour les adencei, était iavie,etlln« •'est éteint qu'avec elle. Qui leur donnem maintenant Timpahion qu'elles recevaient de l'activité de son esprit et de la chaleur de son ime ? 0& donc ceux qui les cultivent trouveront-ils on suffrage aussi flatteur et fauati nobles eneonragemens ? En songeant k l'aocDcil q;a'il Gt k ma jenneiM , •os marques d'une vive amitié qu'il m'a*! souvent prodignéea, ■ox oommnnicaliont de aa pensée qui éclairaient ma raison sur tant d'objet* divcn , je aens trop l'impoistance oii je sni* d'exprimer, dan* cea dernier* «dieu , tont rimonr que je loi portait et toute U tcconnûisaca que je hii doi*.
Bneotm »■ m. luor.
Oo voit , dan* Il iDOMisian du égn , nm petit ncmbra dlianiro» Su gile, dont l'ciîttcnca ■ itty'i l'intclIi^cDce buiuiia* , non- 1 rut en eut parle*
pbéoaminis nouvianx «t lea lais inconDuca qu
Btj>tir«*<la ift nalure i niaU «naore t al auiii dei »ppQru uicu |nuB «uuiuHVBf par raccroûiemcat qn'Ui ont dooné an pouvoir d« 1* peuice, tu lui loumeltaDl ici abjeu jui^u'alori iuaccfitiblti 1 •» calculi, ou luéiue i ici ïimplci mtditalioni. Parmi ce» giandi rét^Uteurs it l'caprit buBiaîn, au* von n'asTi créé antonr de lui UD BiDDTeinent plui taatc ijoe l'iiunime célèbre 4*Bt BMU icesmpafnoni ici la* imIm iot I> berd da tonbaan. Nawun 4eBiMUt CDCMC le premier, pcul-ëtie , pat l'incoBcaTabla nouTtiuU de« cujeti ri rimnicniita iucipjréa dcicanii^ïDCti ; uiiii eelui-ci , après iToii
S' «lenura le ciel de Naffloo , et y aroir inicrit lou nom i côW de ion ptééceaieor, t eïrrchj, pour ie( pen>é» , dei régiani :
!( COrp* malériala couuua autant d'i .. j- l,in<ica-- —
nèrale. Sortei d< tjiltmei udq nioini iiierreilleux qoe le luoadï pUnélalre, mail d'une complicitlaa infiniment anpérieuia, où dea njriades de parU' cakt ■guuol et réa^sanl lia foii lei nne* inr l(i autre* 1 de* dialineaa ûaperceplibla*, olTraul au ealculdei JilEcultéi incomparableoicnt plu* pandaa ^He lei moaremenli légulieri el liniple* qui l'opirent d*ni la lolilude de* eiini. L'introduelioa g<)n^rale de* eDn*id<r*tion) nialbéiualiquei dan* cet •rdre de pbéoomjnei , leri, pour la phyiicrne el la chimie, le flimbean qui . teUirek* trtMrade) nioa* prolndei, et l'irréii*libl* pniiiaace qui en DUira 1m filoa* la* ploa oacbéa. Elle fera pin* encora, puii^ne le odoul, en decoa- Trant Ici ripporLi rdels si n^coiiairei des fait* entre eux , peut *cul élerer leur conniitianoe partieulirre à l'état d'une icienoe gcuéiate el t a de la méca
■ taali «OD «lUaiion Galaie , Mr oalni (ma noni kToml ■•nm. l'au laa pM
^E le faatirili pourri bire déiormaii dan* celte carrière laoi borne, ae-
dtr i eei Irariax auiii bien, aniii noblement, auiii iineèremeni qai Ini- M<Mi P D'antra* {^andi konane* furent *diuira* dani lew* mëdilatïoH «g«Dia daiH Uai|ltirt : oalui-ci te plol k répandre aataiir de lai la himiire , à l'excker , i la faire jûlUr da ce oonconri dea eipriU dont il ■'entourait , et ^'il enllaniiuail de son actiriti^. Son suffrage n'a manqua t anenaa iiemtttrte : jamaii il n'a refasé i personne le secanri de *e* eou- Mili et de ion génie. Mdo* paaion* bien le (ëmoigner, nous tartont ^m •Mneawioiw tei soo nrauaik, epria aroi* )oiii si lom^temps de tes entietitai; noua qui , dejJi rieox , fûmes copendaot se* ëlirc* , et comme les enfanU ■doptili de la pensée, aussi tong-Icmpi qu'elle fui actiie. Et tous pourrUi Ucora raltealei , à Tou* que uent retrouvons aujourd'hui arec fui dan* «Ml* deimièn dcwanra , L^mge, Haiiy , Henge, Colomb, Maltif , Delamhn , Berlhalet 1 Que ds pertes doBlonreaset l'Aïadaiaie de* «oiencet a Csiles ea bien peu d'anaée* [ niait telle eit la rie. Et il ne faut pt* trop la plaindre , lonque, après aroir ilé conitanuaent irréprocbable par la probité, lihuTT^e parle ^fnie, elle s'éteint, eonime celle-ci , aanlbUe de jours, dans «MM «Mit paltyile et *ant tMdEtaaoa* , «a teia d'uu famille <pi foui
<A.-U\.UW>A IMtXWMV\«nXVVVtl\.'\M\AANtnn.'\.VV<NVViMtIV\IWtN
CBAnanjUL DE l'jcjdéhib frarçuie , moaoacÉ (d l* tokbe nu lUKQvis Dë L&PIACE.
MUSIIDI* ,
C'ail dano ici , an niticn d« laut e« ifui alteila 1c nénX da rhumtQtlâ , gna nooi rmaa* déposer dti ccndras inîméu hier par l'aa de cai beanx gâniei qna la naluca produit , de lois en Idïd , ])onr consoler Ici hommei , ta laur nioalraal toala la labliiuil^ de rinlelligance. Il a'tpparlieut qu'aux ëigaca «pprëciatcnn des liavaux de M. de Laplaoe de noua dira *aa dniita « radmiiitton de la [wal^rile'. Mais eeiu ï ^ui U n'a paa tU dannd da )• auUre daai la Tute carrière, lui daÏTent ploi paille uliiceiu eut d« la recon- Daiaiance ,poiu avcii tendu pluiaccciiible la icience de cel uiùreTi dontU • •Xplii]iMi leanoUTaneiii, ai où il a lai>se,dil-aa, peude probliniei i r^oudia. Dans cet homme qui fat on des Bambeani du liècle où noof aiom Técn , il a ili periuii aux jeux lei nioioi habilei de remorque): ca lile qui donnait l'iiupuliioa au piogrsi da l'eiprits huiuaiu. Depuis ceai qui forent lei conlidoli da lei kanlei pesiéei , juiqu'à la ieuDCMC ftudieuia , pour qui nna ai belle gloire ne dail étra qu'an eBoauragament , lotii peuTent nom dir* areo quelle «iia BoUicilude il dirigeait lenra efForti. Inillé il toulei le* acicnce* , iuaii irop lage pour no pas cboïiir , et tiop éclaira pour que ion choix tût nna excliuioa ) les auibiaiiant toute] d'un regard , aaitiaiant lenra rapports , jugeant lenri beioins , levri itioyeDi, lenr porMe , la pbilotopti* niarcbait en avant de son lièele pour indiquer à lei conteuiporaiiu le* pointa où il j aialt dei phirea i. placer , des décourerte* k (aira.
Gb g^nia li Itaada, qui avait eonaacré ii tie aux T^tilèi aiuceptilila* de dëmoBStralion et à la eonteapUlioa dai ph^uaMiae* célaaloi , arait aenli que le* lettres lont auisi pour l'espèce humaine un niojen de perreotioonament et da bonheur. Conirae il aimaitla vérité , il aimait le beau : il arait cnafD que l'aue et l'autre ont le méuie prinoipe. C'était un i^ctaele pmpit A reaserrcr U noble allianee des leieBce* et de* lettre* , que celui d'an graad géoinèlre , le pasiionnint pour leabeanté* da l'ëloqaeace ou de la pod- ■ie ; el eu admirant la finesae de aon goûl , nout 3 trouTiou une preuve da plus de la justeasa da son esprit.
Aillenri, de pltu dignet hommage* lui leront offetu; •illenn on no«t paileri dca dignités dout il futrerétu, el que noua n'atona pas le temps d'ëniuuërer en pièicnce de Unt de gloire. Ce jour est un jour de deuil pour )■ nioada tarant. Dans toute l'Europe, on gémira de la perte que aon* area* laite. Mais nous, si sourent admis aux [ojcrt de cet homme illustra, wmt qni noni honorons de nos regrets , à quel souTenir eoniolani ponrona-nous nous attacher ?iila pensée qu'il trouva le bonheur dans uae rie studieuse, daoauue famille, a& (Ont ca qu'il 7 a de bon, d'aimable, d'affectuaoi, sa pressait autoui da lui , que ses ouTcagei ont rérélé dei vérités impé[iBsablei,a(qne*oa nom uaieoeralasiitolet avec étude* d'Alembeit, deaLagraagaet des Ne«to>.
DD
M* rêri primaiu dulc«J 4DU odiiû Hub , Qunu ucn bro iagoili ptrenlnu uar* , Acàfûat i csliqna n» at lidan nOBilnat. TiM-.lib. ii.GMig.
iJs tontes les aciences naturelles « l'Astronomie est celle qni présente le plus long enchaînement de déconTertes: n y a extrêmement loin de la première rne du ciel, k la Ttie générale par laquelle on embrasse aujôuiJ^tii les états passés et (atata Su système du monde. Pbnr'^ parvenir , it a fallu bbseïver les astres pendant nn grand nombre de siècles; reconnaître dans leurs appareUces, les mouTemens réels de la terre ; s'élever aux lois des nurafemens planétaires, et de ces lois, tin principe de la pesanteur unirerSélle ; redescendre enfin de ce principei k l'esplication complète de tons les phénomènes célestes, jusque dans leurs moindres détails. Voilà ce qne l'esprit hnmaiu'à fait dans l'AstrOnoniïe. L'iéxposî' tion de ces découvertes et de la manière lapina simple dont eHes ont pd naître et se succéder , aura le double avantage d'offrir uû grand ensemble de vérités impoi'' tantes , et la vraie méthode qa'il Ëiut suivre dans la recherche des lois de la nature. Cest l'objet que je me suis proposé dans cet Ouvrage.