‹ Exposition du système du monde (volume 2)Chapitre 7 sur 65 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Du mouvement diurne du ciel.

Si penclaat one belle nmt, et dans un lieu âo^t l'horizon sQÎt i cUfconTert, ca suit arec attention te «pectacLe idif ciel , on le Toit chvn^r k çltaipie insUot. I^es étoUea s'4Ureqt on a'abaUaent ; ^elfjuea-uoes commefi- (Cfot i s^ montre^ T«ra l'grieat, d'autre« âitpQrAÏsKçt vert ^'pccident; pln^ieurs, telles ^^ l'iétflile poUirp et )e« étoUi^ de la grande Ourse , □'alt,eign«it jfun^ia llioriua dana nos çliioAtf- Daiu pes mouveiqeDs diver*, la position reipeoMve de tous ces astres reste la loiéme 1 il> d^ci^veot des percl^* d'autant plus petits, qu'ils spot piva pr^ d'i^Q poiot <]o« l'on conçpîlt immobilç. ^insi )# ciel p^raU tonroeir sur deux points Q^ep qoo»m^s p^ cette ntison , pôlfs du monde f et dans ce moifyemen^, il ewpprje le sji^èjpe entier des astre*. Le pôle élfiyf «HT notre h^rispn. S* Ip pôl* boréifl on ««t^nfrÙrM^ •* le pèlp .opposé (])19 l'on imagine an-de?toiH ^ l'horiïop* K nomwe p^l^ austral ou «ç/7-

. P^i pluiiew» (pf«stioqs int^r^ss^ptef te pr^itcntei^t à résoudre. Que deviennent pendit 1^ i^iv, U4 li^trcs que noni voyons durant la nuit? D'où Tiennent ceux qui commencent i paraître ? Où vont ceux qui disparaissent f L'examen attentif des phénomènes , foornit des

EXPOSITION DU SrSTÈHE DU MOKDE. l

HpoDMfl simples i ces qnestioiu. Le Dutià , U losïère des étoiles s'aflaijblit 1 me^oc que l'aarore augmente : Je soir, elles denennent plus brillantes i mentre que le cr^pnaonle ditiiMw ; œ n'est donc peint parce qu'elles MBsent de luire ; mais parce qu'elles stuot effacëts par U rire Inmiire des crëpuscnles et du soleil, qae non* cessons de les apercevoir, L'henreiue inrention du télescope nous a mis à portée de Térifier cette explication, en nons faisant voir les étoiles, an moment mime «à le soleil est le {dus élevé. Cettea qui sont assez prie da pAle , posur ne jamais atteindre l'horintii , sont constasment Ttsîbtes. Quant anr étoiles qui comweweent à se aMnlreF & Tment , ponr disparaître i l'occident , il Mt naturel de penser ^'dles continuent de décrire sons l'horizon le cercle qu'elles ont commencé à paroonrir an dessus, et dont l'horiaou nous cadie la par> tie infibienre. Cette vérité devient sensible , quand on s'avance vers le nord : les cercles des étoiles situées vers cette partiedn monde, se déga^nt de plus eu plus de dessous l'horixon : ces étoiles cessent enfin de disparattre , tandis que d'autres étoiles , situées an midi , deviennent pour toujours invisibles. On <^Merve le coDtraire ea avançant vers le midi : des étoiles qui demeuraient constamment sur l'horisou , se lèvent et se couchent altematïvenient ; et de «ouvelln étoiles , auparavant in< visibles , commencent & paratbre. La snrfitce de la terre n'est donc pas ce qu'elle nous semble, un plan sur leqael la voûte céleste est appuyée. Cest une illusû» que les premiers observateurs ne tardèrent pas & rectifier par des considérations analogues aux précédentes : ils reconnurent bientàt que le ciel enveloppe de tons c6tiis la terre, et que les étoiles j brillent sans cesse, en d&rivant duqoe jonr , leurs dîfférens cercles. On

Terrs dans, la suite , l'Astronomie soavent oecop^ à corriger de semblables illusions, et 4 reconnaître les objets rëels dam lenrs trompeuses apparences.

Pour se former une id^e pre'cise du mouTement des astres, ou conçoit par le centre de la terre et par les deux p61es du monde, un axe autour duquel tonme la sphère céleste. Le grand cercle perpendiculaire à cet axe , s'appelle èifuateur : les petits cercles que les e'toiles décrivent parallèlement à l'équateuF , en rertn de leur mouvement diurne , se nonmient paraiièUs. Le zénith d'un observateur est le point du ciel que sa verticale va rencontrer : le ntuHr est le point directement opposé. LeiRerùJceA est le grand cercle qui passe par le zénith et. par les pôles : il partage en deux «'gaiement , l'arc décrit par les étoiles sur.l'borîzon; et lorsqu'elles l'atteignent, elles sont i leur plus grande ou à leur plus petite hauteur. Enfin l'horizon est le grand cercde perpendiculaire à la verticale , ou parallèle à la surface de l'eau stagnante dans le lieu de Tobservateur.

La hauteur du p6Ie tient le milieu entre la plus pe-* tite et la plus grande hauteur des étoiles qui ne se CCQcbeut jamais , ce qui donne un moyen facile de U détermiaer ; or , en s'avançant directement vers le p4^le , on le voit s'élever à fort peu près proportionnellement à l'espace parcoium; la surface de la terre est donc convexe , et sa iîgiure est peu différente d'une sphère. La courbure dn globe terrestre est sensible i la sur&ce des mers : le navigateur, en approchant des cAtes, aperçoit d'abord leurs points les plus élevés , et découvre ensuite successivement les parties inférieures que lui dérobait la convexité de la terre. C'est encore i raiso n de celte . courbure que le aoleil , i son lever , dore le sommet des montagnes avant que d'éclairer les plaines.

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