‹ Exposition du système du monde (volume 2)Chapitre 9 sur 65 · CHAPITRE in · texte numérisé non relu

CHAPITRE in

X>a Ttimps et de sa it^ure. ' - '■

liB tetnp» «t pow nooif l'iûi^niui qne lalave d««f la mémoire, une «aile .d'évéq^neiM i)6ot nom somawtl ccrtotas qae l'exiitence a é\é •aocsuÎKe.Iie BuaTeivent est propre i loi MrTÎr deinerarebicw «n corps. nm ponrant pa« itre dans pliuîenrt lieux à la fois , il n^ parvient d'un endroit à. un aatre,. qa'en panant. sa$cea- ■iFement par tous les iiwz îatemM'dlaires. Sii.cliaqufS point de la ligue qu'il décrit, il est animé ,de la mdqi^ forcei sm mouvement ert aniforate, etles parties d« cette ligne peuvent mesurer le temps employé k las parcourir. Quand un pendule, à la fin de diaque oscillation , . se retrouve dans des. cà«onstaiices parfiûteaent semblkT bles, les. durées de ses oscillations. sont les. mémot et le . temps peut ce mesurer parleur ne^nbre. Ou peut aussi em|^;er A cette mesuré , les révolotioss. de, la sphère céleste, dans lesquelles. tout paraît égal;. mais on e»t naoimemeut convenu.de, faire usage,, pour cet. objet-, dn'moBTement du soleil dont las retoun au méridien et av même éqniaoxe, on au .n^ânet solstice, loianest les jounet les années. .. t

Dans la vie civile, le, jour est. l'intervalle de terapii qm s'écoule depuis ^e lever jusqu'au conclier dn uJeilt la niuit est le temps pendant lequel le . soleil, rf qte ; aui dessoos de l'horixon» Le. jonr .astronomique embrassa tonte la durée de ia révolution diurne : c'est le temps compris entre deuz.midis ou. entre deUx minpits com sécotiâ. il sorpasse la durée. d'une révblutiion.du cieL, qui ffurme le jour sidéral; car n le soleil tnv.a«e Iq

10 EîtPôsmo»

nàUim «n atAnae iaituit qa'oDe étoile , le jour Maivant, il j revieadra plus fard ea vertu de aod mouvement propre par le^ttel 3 a'avaAce «Incident en orient; et dans i'eipMe d'un* amiéa, il j^ifera une fois de moins que l'ëtoile , an méridien. On trouve ainsi cp'ea preBaNf poar uaHiE, le jour moyen aibrVBomiqnë, Ik àltfée 4n joor «idëral «M de 0,997916957.

Les j«nn asb-ontimi^e* ne sont pM igKt.i t dflvx «a«' Mft, ttlMfgatiCé du idouvement propm du toleil et l'oUiquit^ de T'ëoliptiqae , produisent leurs différeBCta. Vef* fet 4e la pmuiàK cause est évident : ainsi au soUtîce d'^i TCM lequel le mawvenwnt du soleil est le pku lent, 1« Jour wtreil«intqnè aj^rocfae plM du jouraidënd, tpi'flio «ohlice 4%ivOT, tnà ne mouvemnit ert Id ]diunpid«.

Pour eotaeerof^ l'effet de k seconde oauie , il fabt ehtett'êr qoe l'etobs du jour «stroBomiqae sur le jour aidâ^l^ n'est dû qa'av mottremeat pn^re du Aoleil « rapporta à IVqnatevr. Si , par les extnéraitës du petit are lifte lé •oletl drfoHt sar l'éctiptique dsM an jour , et pRf les pAte» dtt eaonde, on imagine deux f^aada oerelea de ta S^Ère odtste, l'arc de l'^quatenry qu'da lbt«NW{fteitt , «M le MOaTetnetU josmalier dn soleA apporté k ï'tfq(tB«e«r, et le tetnps qne cet «ro met à traverser le mdrldien, est l'excès dn jour astronomîqne *ur le }*ttr «dëf^ç of il est visible ^pe dans les é^ibtfxM, l'ère de l'équatenr est pias ^t que l'sn 6w reS|>«*daQt de l'ëeliptiqa* , daaa le nppArt du oeamua de ï'<^lîqiril^ de iVdîptiqne, an rayon : dans les solstâ' «es, UtBstplaAgva'ad diHM lenppott durayoD aucoaidtta de la même obliqnitf; le jour Mtrvaofniqne eil dbwe i&aiwiif dxns le ptenùcr cas, «t «ngnnntrf «Usa te I

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Pour avoir on jonr moyen indépendant de «es cansès, on imagine an lecond soleil mu nniformémeat nir VécMplîrpe, et traversant tonjonn au mémesïn- 0la«s <JBK le vrai acrfeil , le fprand axe de l'oriie «Jaire ^ ce tjni fiiit disparaître lln^alît^ dn moavement propre dn soleil. On fait ensuite dispanâtre l'effet de l'obliqait^ de iMclîptique , en imaginant an troisième soleil passant par les équinoxes , aux mâmes ioatans qne le ■&> cond soleil , et mn sur l'ëqnatear , de manière qae les distances angwlairea de ces deox soleils, i l'<!qainoxe dn printemps, soient coostimment ^les entre cUes. L'intervalle compris entre deux retoars coostfentifs de ce troisième «oleîl , an méridien , forme le jour moyen astronomi^e. Le temps moyen se mesure par le nomlire de ces retoars , et le temps vrai se mesore par le nombre des retonrs dn vrai soleil , an m^îdien. L'are de Wqnatear , intercepta entre deux méridiens menée par les centres dn vrai soleil et dn troisième taUû , et ré^it en temps , & raison de la cireonftfrenoe entière ponrnn jonr, est ce que l'on nomme équation du temps. Le jour se divise en vingt-quatre heures, et l'on fixo i minuit son origine. L'heore est divisée en 60 minutes , la minute en 60 secondes , la seconde en iSo tierces, etc. Mais la divinon da jour en 10 benres, de l'heure en 100 minutes, de la nûnnte en 100 secondes, est beaucoup plus eomaaode ponr les usages aetronotaiqnes , et nous l'adopterons dans cet Ouvrage.

Le second soleil que nous venons d'imaginer , ^éter' mine par ses retours i l'équatenr et aux Iropiqacs , les équinoxes et les solstices moyens. La durée de ses retonrs an mCrae équînoxe «a an même solstice , forme l'aimée tropique , dont la grandear actuelle est de 365î,34*^4i9- L'observation a lait connattrc que le

soleil met plus de temps h revenir aux mêmes étoiles. L'année sidérale est l'intervalle compris entre deux de ces retours consécutifs : elle surpasse l'anijëe tropique, de ol,oi4ii9> Ainsi tes équinoxes ont sur l'ëcliptique, un mouTement re'trograde ou contraire au mouvement propre du soleil, par lequel ils décrivent, chaque aanée, un arc éf/A an moyen mouvement de cet astre dans l'intervalle de o,oi4ii9t et par conséquent, de i54",63. Ce mouvement n'est pas exactement le m£me dans tous les siècles , «e qui rend un peu inégale la longueur de l'année tropique : elle est maintenant de t3" environ pins courte qu'au temps d'Hipparque.

Cest i l'un des équinoxes on à l'un des solstices , qu'il convient de commencer l'année. Son origine placée au solstice d'été ou i l'équinoxe d'automne , partagerait et répartirait sut deux années consécutives, les mêmes opérations et les mêmes travaux : elle aurait ainsi les inconvéniens du jour commençant & midi , suivant l'ancien usage des astronomes. L'équinoxe du printemps , époque de la renaissance de la nature, semble devoir être pareillement celle du renouvellemeot de l'année; mais il est aussi naturel de la &ire commencer au solstice d'hiver , que l'antiquité célébra conmie l'époque de la renaissance du soleil , et qui sous le pâle , est le milieu de la grande nuit de l'année.

Si l'année civile était constamment de 365 jours , son commencement anticiperait sans cesse sur celui de la ' véritable année tropique , et il parcourrait en rétrogradant, les diverses saisons, dans une période d'envîrou t5o8 ans. Mais cette année , qui fut autrefois en usage dans l'Egypte , ôte au calendrier , l'avantage d'attacher les mois et les fêtes aux mêmes saisons, et d'eu faire des époques remarquables pour l'agricultore. On con-

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serveraît cet avantage précieux aux hahitans des campagnes , en considérant l'origine de l'année , comme na pbénomine aotronomîcpe que l'on fixerait par le calcul , «u minuit qui précède le solstice on J'équinoxe ; et c'est ce que l'on a fait en France , à la fin du dernier siècle. Mais alors , les années bissextiles ou de 366 jours, s'intercalant suivant une loi très compliquée , il serait difficile de décomposer en jours, un nombre quelconque d'auuées, ce qui répandrait delà confusion sur l'histoire et sur la chronologie. D'aillemrs l'origine de l'année, que l'on a toujours besoin de- connaître d'avance , deviendrait incertaine et arbitraire , lorsqu'elle approcherait de minuit, d'une quantité moindre que l'erreUT des tables solaires. Enfin , l'ordre des bissextiles changerait avec les méridiens , ce qui formerait un obstacle 1 l'adoption si désirable d'un même calendner par les différens peuples. En voyant eu eflet , chaque peuple compter de son principal observatoire , les longitudes géographiques, peat-ou croire qu'ils s'accorderont tons à faire dépendre, d'un même méridien, le commencement de leur année ? il faut donc abandonner ici la nature , et recourir k un mode d'intercalalion artificiel, mais régulier et commode. Le plus simple de tous , est celui que Jules-César introduisit dans le calendrier romain, et qni consiste à iatercaler une bissextile , tous les quatre ans. Mais si la courte durée de la vie suffit pour écarter sensiblement l'origine des années égyptiennes , du solstice on de l'équinoxe ; il ne &itt qu'un petit nombre de siècles , pour opérer le même déplacement dans l'origine des années juliennes; ce qni rend indispensable , une intercâlation plus composée. Dans l'onsième siècle, les Perses en imaginèrent une. remarquable par son exactitude et par sa simpli-

cit^. Elle ocnùbte à reodre la quatrième ann^e, bissextile Mpt fois Se suite , et à ne fjiire de clitngenteBt la bttitième fois» qa'i la cinquième uinëe. Cela suppose U longnenr de TaiLiiée tropique , de 36S,j ^, pins grande oeolement de ii,oooi833, qne l'année dëternûnée par les obserrations ; en sorte qu'il faudrait no pvnd nombre de siècles , pour déplacer sensiblement l'orifine de l'année cîrile. Le mode d'intercalation dn calendrier grégorien est nn peu moins exact; mais U donne plus de facilité poor réduire en jours , les années et les siècles , ce qui est l'un des fvincipaux ob)ets du calendrier. U consiste è intercaler nue bissextile , tons les quatre an s , ensupjMimant la bissextile de U fin de cbaque siècle, pour la rétablir i la fin du quatrième. La longnenr de l'année qne cela suppose, est de 365i,^, ou de 365i,243Soo, plus grande que la véritable, de oi,ooos5Si. Mais si , en suivant l'anal<^ie de ce mode d'intercalation, on supprime encore nue bissextile, tous les quatre mille ans, ce qui les réduit & 969 dans cet intervalle , U longueur de l'année sera de 365i,^fk, ou de 365i, a43^S<^ I ce qui approcbe tellement de la longueur 365i,a4'a4i9 déterminée par les observations, que l'on peut négliger la différence, vu k petite încertidnde que les observations elles-mêmes laissent sur la vraie longueur de l'année qui , d'ailleurs , n'est pas rigoareusement constante.

La division de l'année en douze mois , est fort ancienne et presque universelle. Quelques peuples ont supposé les mois égaux et de trente jonrs, et ils ont complété Tannée , par l'addition d'un nombre suffisant de jours complémentaires. D'autres peuples ont embrassé Tannée entière dans les douze mois , en les rendant inégaux. Le système des mois de trente jours con-

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dnît natorelleineiit k leor division en trois décades. Cette Période donoe la facilita de retrouver A chaque tnstatit le quantième dumoia. Mais à la fin de Tannée, les joors complémentaires -troublent l'or^v' de choses attaché aux divers jours de la décade , ce qui nécessite alors des mesuMS administratives ettdiatrassantes. On obvie 1 cet inconvéniont par l'usage d'tme petite période indépendante des mois et des années : telle est la semaine qui depuis k phu biivt« MtUqnit^ 4mi« Uçulb an pvA «m «MÎgine, cftrcuie saM «itantuptwB.i tntvcRS les «ii> des, en «e nèlaal «BX çtbttidnn» 4mcoemSa dm difi)Sreos peaplea. 11 M. trJH nmtsrumM» ii|a'«Ue^aa IrMm kteatiqnament k même mr tMde la tonrai sçk ^obtc- ▼eqient à lu dénboioatiau de «es jflKn , réglée fur It pins ancien système d'astronomie « K>il fttr npport à leur eorreapeadanoe au mtoie ÎMtttf pkqrtîqm. C'est pent-Alrc le Baouàmeat le fdua ^MÎan et le pliM iuDODtntable des couMMSiaucet huRwiam: il pimitt iiiiUqu«r une source coBuraue d'o elles mmoI vépMulHas; mùs le qrstènw astrooomiqiM qui lui scet de bwe , «A nue pnuTo d* leur imperlêctioa i oette — 'fpir

De la réunion de oeat années , on a batr^i le liitU , le plus longnc pModa anqdojiéq-iusqu'icî dlM le sac* son du temps; car IHntervalk qui noaqaépana deepln* anciens ^Ténemens connu, u'en exige puaencam. de {dos grandes. • :' 'r . > >r i

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