F LA MXJTBILLI DE LEYDE
|tr cet arc conducteur, elles s'élancent à la rencontre [autre, et se recombinent à l'état de fluide neutre, en t une vive étincelle, ainsi qu'il arrhe toutes les fois net en présence deux corps différemment et fortetrisés.
lieu d'établir la communication entre les deux cleci moyen d'un arc métallique isolé par deux manches on établit cette communication a\ccles deux mains, le qui fait cette expérience reçoit une profonde seirce que la recomposition des deux fluides et l'ébranlysique considérable qui en est la conséquence se fait eur de son corps et dans l'intimité de ses organes. ]ui arriva à Mussenbroek lorsque, pour la première nt à toucher fortuitement, d'une main, le conducteur ;hine électrique en activité pendant qu'il tenait, de ain, la bouteille de verre pleine d'eau électrisée. st l'analyse, telle est l'explication que Franklin donna [tiens de son temps des effets de la lxmteillc de l/'yde. ment le philosophe américain parvint-il à démontrer de l'explication qui précède? f.'cst ce qu'il importe • avec soin.
me première expérience, Franklin présente à une bou- Leyde chargée, une boule de liège attachée à l'extré- 1 fil de soie, et il voit sans surprise que la boule est ir l'enveloppe extérieure de la bouteille, tandis que le ique communiquant avec l'intérieur, la repousse.
ee, dit Franklin, une bouteille de Leydo électrisée sur î, matière isolante ; tenez ù la main un û\ de soie bien el est suspendue une petite boule de liège ; approchez te boule du fil de fer qui sort de l'intérieur de la boue sera d'abord attirée et ensuite repoussée. Lorsqu'elle cet état de répulsion, baissez la main de manière que la trouve vis-à-vis du bas delà bouteille; elle sera prompte-
ment et fortement attirée. Si le verre, à l'extérieur de la bonteille, avait été électrisé positivement, comme le fil «le fer qui communique avec sa partie intérieure, le liège aurait été repoussé également par le fil de fer et par le bas de la bouteille (4 ). »
Donc, la partie externe et la partie interne de la bouteille se trouvaient à un état électrique opposé : l'une était électrisée positivement, l'autre négativement.
Pour établir le même fait par une autre expérience, Franklin suspend un fil de lin au voisinage de l'enveloppe d'une bouteille chargée, et il observe que, chaque fois qu'il présente son doigt au crochet de la bouteille, le fil de lin est attiré par l'enveloppe, de manière qu'à mesure qu'il soutire le fluide de la surface intérieure, l'enveloppe en reçoit la même quantité par le moyen du fil de lin.
a D'un fil de fer courbé et attaché sur une table, faites pendre un fil de lin à la distance d'un demi-pouce de la fiole électrisée ; touchez avec le doigt le fil d'archal de la fiole à plusieurs reprises, et ù chaque attouchement vous verrez le fil de lin attiré dans l'instant par la bouteille (cette expérience réussira encore mieux avec un vinaigrier ou tel autre vase bombé qu'on voudra). Dés que vous lirez du feu de la partie supérieure, en touchant le fil d'archal, la partie inférieure de la bouteille en attire une égale quantité par le fil. »
Franklin montra d'une manière plus manifeste encore que, dans la bouteille de Le y de, les surfaces interne et externe se trouvent à un état électrique opposé, au moyen de plusieurs expériences très ingénieuses, très élégantes, et qui ont été conservées jusqu'à nos jours sans aucune modification. Kilos avaient pour but de prouver que l'on peut parvenir à dépouiller peu à
(I) Œuvres de Franklin, traduite rie l'anglais par M. Rnrlwit- DultourK, I. Il, p. 10, I.Htn» ."I.
ateillo de Leyde de» toute son électricité en présentant îment un même corps léger à la garniture intérieure jrniturc extérieure. Ce corps étranger opère lentesilencieusement sa décharge, parce qu'il soutire ù 3is une petite quantité de fluide sur Tune des garle la bouteille, et la neutralise aussitôt par une antité de fluide contraire emprunté;* à l'autre garni-
es tenir, dit Franklin, un (il de fer dans une feuille de Dnt le bas de la bouteille est garni, de sorte qu'en i coude pour se relever perpendiculairement, l'anneau mine se trouve de niveau avec le haut ou l'anneau du fil qui enire dans le liège, et qu'il en soit à 3 ou 4 pouces ce. Alors électrisez la bouteille, et posez -la sur de la jn morceau de liège suspendu par un fil de soie dese les deux fils d'archal, il jouera continuellement de l'un jusqu'à ce que la bouteille ne soit plus électriséc : la raist qu'il tire et apporte le feu du haut en bas de la bonsqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. »
la même expérience que Franklin avait déjà faite avec ignée artificielle, et qu'il décrit très sommairement en tes dans une lettre précédente :
is suspendons par un fil de soie une araignée artificielle
m petit morceau de liège brûlé avec les pattes de fil de lin,
a d'un ou deux grains de plomb pour lui donner plus de
îur la table où elle est suspendue, nous attachons un fil
I perpendiculairement à la hauteur du fil d'archal de la
è la distance de 2 ou 3 pouces de l'araignée ; alors nous
8 cette araignée en metlant la fiole à la même distance,
j l'autre côté; elle vole aussitôt au (il d'archal de la fiole,
les pattes en le touchant, s'élance de là et revole au fil
il de la table, de là encore au fil d'archal de la fiole, jouant
s pattes contre l'un et l'autre d'une manière tout à fait
ite, et paraît parfaitement animée aux personnes qui ne
nr. 9.
I1)? btcorTEms seiisnnQCis.
sont pa-* îriâiruifâ. Elle continue ce inouienu-n! une heure et plut dans un temps sec. >
On ne inaniiiio jamais aujourd'hui, clans 1rs cours <lc pliysique, «In répéter celle curieuse expérience de Varaignêp dt Franklin (lift 13).
dn mriitm électrique osl nne autre expérience du physiciei de Philadelphie, qui n'est qu'une variante de la précédente. En., tutiniitsiuil de. deux timbres métalliques très sonores, C, A (li«. l 'i), lu crochet exlérieur de la bouteille de Leydo et nue lige métallique en communication avec sa garniture? extérieure, ou obtient, par le choc répélé d'une Italie métallique légère B isolée pur le (il do soie auquel elle est suspendue et qui est Itliléo successivement de l'un a l'autre timbre, une série continue de nous, ou un carillon électrique. Au bout de quelque* heures, par ces diVliarges parlielles et successives la boutetlle a perdu lonleson éleciririié.
Franklin montra ensuite qu'en mettant en contact les deux
LA Bu'JTJHU.E DE LSTDE. . 10*
interne et euerne dp la bouteille île l.eyde élertrisee, fluides se recomposent, et tout elTet électrique dispa-
!z, dit Franklin, une bouteille de Leyde électrisée sur î pour l'isoler; prenei un 111 de fer qui ail la forme
Fin. u.
de telle longueur qu'après lui avoir donné sa courbure on faire toucher le fil d'arcbal de la bouteille par un île «es il le bas de la bouteille par l'autre. Atlacbes-en la partie b ù un bâton de cire d'Espagne qui lui servira comme de ; ; appliquez alors son bout d'en bas au fond de la «ouït approchez par degrés son bout d'en baut du fil d'arcbal
dans le liège : vous y verrez les étincelles se suivre île isqu'à ce que l'équilibre soit rétabli. Faites toucher d'abord
en approchant l'autre extrémité du fond, vous aurez un it de feu continuel provenant du fil d'arcbal qui enlile la lie ; touchez le haut et le bas en même temps, et l'équilibre icontinenl rétabli, le fil d'arcbal courbé formant ta commuai. «
uklin mit le même résultat en évidence à l'aide d'une expérience assez élégante pour être rapportée ici. Vile,
avait pour résultai de montrer aux yeux le passage de l'étincelle; électrique entre les deux surfaces différemment électrisées de la bouteille de Leyde mise en communication au moyen d'un mince fdet d'or bordant la couverture d'un livre :
« Voici, dit Franklin, une jolie expérience qui rend extrêmement sensible le passage du feu électrique de la partie supérieure à la partie inférieure de la bouteille pour rétablir l'équilibre. Prenez un livre dont la couverture soit bordée de filets d'or ; courba un fd d'archal de 8 ou 4 0 pouces de long dans la forme m, posez-le à l'extrémité de la couverture du livre sur le filet d'or, de façon que le coude de ce fil d'archal porte sur une extrémité du filet d'or et que l'anneau soit en haut, incliné vers l'extrémité du livre ; couchez ce livre sur du verre ou sur de la cire, et posex la bouteille électrisée sur l'autre extrémité des filets d'or; alors courbez la partie saillante du fil d'archal en la pressant avec ni bâton de cire d'Espagne jusqu'à ce que son anneau soit proche de l'anneau du fil d'archal de la bouteille, et à l'instant vous apercevez une forte étincelle et un choc, et tout le filet d'or qui complète la communication entre le haut et le bas de la bouteille parait une flamme vive comme un éclair très brillant. L'expérience réussira d'autant mieux que le contact sera plus immédiat entre le coude du fil d'archal et l'or à une extrémité du filet, et entre le cul de la bouteille et l'or à l'autre extrémité. 11 faut faire cette expérience dans une chambre obscure. Si vous voulez que tout le contour des filets d'or sur la couverture paraisse en feu tout à la fois, faites en sorte que la bouteille et le fil d'archal touchent l'or dans les coins diagonalement opposés. »
Toutes ces expériences, d'une frappante simplicité, suffisaient sans aucun doute pour établir la justesse de l'explication donnée par Franklin de l'état physique de la bouteille de Mussenbroeck; mais, ne trouvant pas sans doute ces moyens de démonstration assez complets, il se livre à de nouvelles recherches pour vérifier sa conjecture. Il décharge sa bouteille à travers le coqw d'un homme isolé, et l'homme ne conserve après la décharge aucune trace d'électricité. Il isole le frottoir après
LA BOUTEILUt DE LÈYDK. 40j
bouteille au conducteur, el il ne peut réusr, quoique la tienne constamment a\ec la main, charge facilement lorsqu'à l'aide d'un fil métal lunlquer sa surface extérieure a\ec le frottoir icharge la bouteille avec la même facilité, soit qu'il ?, soit qu'il présente le rrocheî au conducteur, de l'Europe avaient observé qu'on ne peut à charger une bouteille de Leyde quand on la >port isolant. La théorie de Franklin explique» fait : pour que le fluide naturel de la bouteille jtur l'électricité positive arrivant de la machine, il fade négatif, repoussé, puisse s'écouler dans le sol : Ique l'on électrise est isolée, la route étant fermée Étif, ce dernier ne peut s'écouler dans le sol, par lâectrisation de la bouteille est impossible. ï des expériences les plus élégantes par lesquelles ferma toute la vérité de sa théorie est celle que jkoos le nom de charge par cascade.
é l'admettait Franklin, il y a, par la garniture exil bouteille de Musscnbroek, un écoulement contricité de nom contraire à celle qui arrive par la ftrique, cette électricité doit pouvoir se manifester ir ses effets. Franklin imagina de rendre sensible la cette électricité par un moyen bien démonstratif rue expérimental. Il lit servir l'électricité négative it de la garniture extérieure d'une bouteille de irger de nouvelles bouteilles. Voici comment il faut pour répéter l'expérience de la charge par eaul'esprit ingénieux du physicien de Philadelphie. ire bouteille de Leyde communique comme à l'orle crochet de sa garniture intérieure, avec le confie machine électrique. Un crochet métallique, fixé B extérieure de cette première bouteille, sert à sup-
porter une seconde bouteille de Leyde, qui communiqtLt par sa garniture intérieure, avec la garniture extérieur première, et peut ainsi recevoir le fluide qui s'en écou peut placer une troisième bouteille de Leyde au-dessou seconde, en la suspendant de la môme manière au croche précédente.
Fig. 15.
Maintenant, si l'on met en action la machine électrû] Taisant tourner son plateau de verre, le fluide positif
U BOUTEILLE DK LEYDE. 107
ducîcur de celte machine s'accumulera dans la garêrieure de la première bouteille ; les deux fluides qui la garniture extérieure à l'état neutre, seront désunis, négatif sera attiré, le fluide positif* repoussé. Ce fluide Kmssé passera, par les deux crochets entrelacés, de la extérieure de la première bouteille dans la garniture ; de la seconde. Cette seconde bouteille sera donc, art à la troisième, dans la même position que la prer rapport à la seconde. Il en sera de même de la troitc. Toutes les garnitures intérieures posséderont le ritif, toutes les garnitures extérieures le fluide négatif, ot toutes les bouteilles seront chargées comme la preaussi facilement qu'une seule. Cette manière de charbouteilles de Leyde est une preuve sans réplique de nent du fluide repoussé.
tUn expliqua sans plus de difficulté l'augmentât ion des
métriques que l'on produit au moyeu des batteri's, nom
i donnait depuis Bévis et W atsou, sans toutefois que
eût trouvé l'explication théorique. Cette explication
ite simple, d'après co qui précède.
batterie électrique se compose de la réunion d'un ccr-
mbre de bouteilles de Leyde, dont les garnitures inté-
comniuniquent toutes ensemble au moyen d'une tige
que partant de l'intérieur de chacune d'elles pour abou-
ette tige commune. Les garnitures extérieures cominu-
it également entre elles au moyen d'une lame d etain qui
e fond de la boîte où tout cet ensemble est placé. Cette
communique elle-même avec le sol par une chaîne mé-
e qui pend au dehors jusqu'à terre, et met en rommu-
in avec le sol toutes les garnitures extérieures.
premières batteries électriques employées par Franklin
composaient pas de bouteilles de Leyde proprement dites :
XMisistaient dans la réunion d'un certain nombre de car-
reaux fulminants, c'est-à-dire do grands carreaux de ni munis de chaque coté d'une mince lame de plomb et supf par des cordons desoie (1). Dans la suite de ses expérience^ Franklin se servit d'une batterie électrique telle que la reprfnj sente la ligure suivante (lig. 16). *ï
Ajoutons, pour terminer cet exposé des Ira* aux de FraiiMiu, que, dans le cours des recherches «pie nous venons d'analyser,
(1) • D'après cela nuus avons lait ce que nous appelons mie toilerie n électrique, consistant en onze grands carreaux Je vitre armés de lames » minces de plomb appliquées sur chaque cùté, placés verticalement et » soutenus û deux pouces de dislance sur des cordons de soie, avec des » crochets épais de Hl de plomb, un de chaque coté, placés tout droit, ■ ■ une certaine distance ; avec des communications convenables de Ul
l'arcl'.al cl une chaîne depuis le cfltc donnant d'un carreau, jusqu'au
Là »nrTEïI/F m :.tttiil *<r
t atee V? swinin* ri« Lium'is"* v* :fr.«'i#- — osieurs #,x|n»rH,n»,<ji •■u,i,'uh» ■•»•' »# •• ••-*.»••- Ire iênioiii> amollît- 'nu »*• au'!'-'-»" *•• -'#••• * intre autres «•xiM?n«*ir*' «»• • • ;'»*i«* *- — «**
nt été *,v'"*uM*,"> |Miir *• \n •—.»»•' ». >#■ • •«;.. .-
hctriqu* . ii<»n* i i •*»• »!»#•• •» i»-.. :^» .,
'r? d*- K'hw's « ■/. — «?,«••■ • •' •• ,*
Nous- IM'IK' |rui» ridi* * <• . •••■ «•«•>.-•- *s, qui ut r«>iHiiiU"ii u« • ••• relit oent tin* a*-; »ii*"-^ •• * ns aui'iurc'iiu. ** u«jn ». • >•»»•. -- #•
OrigÏDf UIKlli"Klli«. 'il !••/'. ,•--..»-
plaisait tau* c ' ilnw* if«-i»**»»»' •■•••• •*» ..#.»* du f'jtbizc.b mowrt» f
It M. k iLX**,"ïj»**- **:
Te: -i '.-.as*» *• .ni* :*
bit »-. :*• „i iii'.'îi»- .-.-• «w
î/.rj"' * *•• i" in .•!*"• ai*4*". V '-.*:■ -• •■*
-tu ■:•»•:■■ *n: «■*-• •-.-•- ;;•* . ■: ■ -uf -% *.■■■■ * ie mai'.uun» . • 'a::»»- • - • ' r«*..i"./'*iïJ'::: » " - **