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Cf.
bande à environ 2 pouces du cadre tout autour ; quand la copffet prendrait sur le portrait, il n'y aurait pas d'inconvénient. Aveçdf la colle légère ou de l'eau gommée, collez sur le revers de ]| glace la bande du portrait séparée du reste, en la serrant et l'uni|p sant bien : alors remplissez l'espace vide en dorant la glace ave$ de l'or ou du cuivre en feuilles ; dorez pareillement le bord intsV rieur du derrière du cadre tout autour, excepté le haut, et étft* blissez une communication entre cette dorure et la dorure du derrière de la glace; remettez la bordure sur la glace, et ce côté sera fini. Retournez la glace, et dorez le devant précisément comme le derrière, et, lorsque la dorure sera sèche, couvres-la §■ collant dessus le milieu de l'estampe dont on avait retranché la bande , observant de rapprocher les parties correspondantes de cette bande et du portrait ; par ce moyen, le portrait paraîtra tout d'une pièce comme auparavant, quoiqu'il y en ait une partie derrière la glace et l'autre devant... Tenez le portrait horizontalement par le haut, et posez sur la tête du roi une petite couronna dorée et mobile. Maintenant, si le portrait est élecliïsé modéré* ment et qu'une personne empoigne le cadre d'une main, de sorte que ses doigts touchent la dorure postérieure et que, de l'autre main, elle tâche d'enlever la couronne, elle recevra une commoion épouvantable et manquera son coup. Si le portrait était for* tement chargé, la conséquence pourrait bien en être aussi fatale (4) que celle du crime de haute trahison, car, lorsqu'on tire une étincelle à travers une main de papier couchée sur le portrait par le moyen d'un fil d'archal de communication, elle fait un trou a travers chaque feuillet, c'est à-dire à travers quarante-huit feuilles (quoique l'on regarde une main de papier comme un bon plastron contre la pointe d'une épéc ou môme contre une balle de mousquet) (i), et le craquement est excessivement fort. Le physicien qui, pour empêcher l'estampe de tomber, la tient par le haut, à l'endroit où l'intérieur du cadre n'est pas doré, ne sent rien du coup et peut toucher le visage du portrait sans aucun danger, ce qu'il donne comme un témoignage de sa fidélité au
(f ) Nous avons trouvé depuis qu'elle est fatale h de petits animaux, mais que son action n'est pas assez violente pour en tuer de grands ; le plus gros que nous ayons tué est une poule.
(2) Avec une glace de 1 200 pouces carrés, élanu'c sur ses deux faces, w Dalibard a souvent percé jusqu'à 160 feuilles de papier à la fois.
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■bvrs personnes en cercle reçoivent le choc, M ■toee, tas conjurée. s
|M lettre de Franklin, où se trouve rapportée, t autres, l'expérience originale qui précède» m jtei suit :
C mortifiés de n'avoir pu jusqu'ici rien produire ts pour l'utilité du genre humain et entrant dans grandes chaleurs pendant lesquelles les expériences i .réussissent pas si bien, nous avons pris la résoluhiner pour cette saison un peu gaiement, par une flr sur les bords du Skuylkill. Nous nous proposons l'esprit-de-vin des deux côtés en même temps, en étincelle de l'un à l'autre rivage à travers la rivière, hducteur que l'eau, expérience que nous avons éxépeu, au grand élonnement de plusieurs speclataerons un dindon pour notre diner par le choc sera rôti à la broche électrique devant un feu allumé ifle électrisée, et nous boirons aux santés de tous les teiens d'Angleterre, de Hollande, de France et d'Als des tasses éleclrisées , au bruit de l'artillerie 5 électrique (1). »
ûilieu de ces sortes de récréations physiques, et sur secours, que Franklin accomplit sou inimorde la bouteille de Levde, dont nous venons de qwsé.
ne le philosophe américain réalisait ses belles dés électriciens d'Europe continuaient de se livrer à xpériences et de tentatives isolées, qu'ils variaient os en tirer le moindre fruit, et sans trouver une usante pour expliquer les nombreux phénomènes e enregistrait chaque jour. Les physiciens les plus
de Franklin, traduites de l'anglais, par M. Barbeu , tome I, pages 35-37.
célèbres de la France, de l'Angleterre et de l'Allemagne, les membres les plus émlnents des académies européennes, ne pouvaient que signaler confusément des faits observés d'une manière empirique, tandis qu'un nouveau venu, un bomme sans notoriété dans les sciences, les lettres ou les arts, composait, à deux mille lieues de l'Europe, la théorie rationnelle des phénomènes électriques , et soumettait à une victorieuse analyse la bouteille de Mussenbroek. Toutefois, ces grandes découvertes n'étaient elles-mêmes qu'un prélude, elles ne marquaient que le premier pas vers un triomphe plus éclatant encore. Il restait au philosophe américain à étonner le monde par une de ces découvertes qui dévoilent toute la puissance et la portée de l'esprit humain , il lui restait & préparer la plus merveilleuse des inventions dont l'histoire des sciences ait gardé la mémoire, c'est-à-dire à démontrer Tidentité de la foudre et de l'électricité, et à appliquer cette idée à la création du paratonnerre.