‹ Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques modernes (volume 2)Chapitre 17 sur 45 · LE PA1AT0NNIIII · texte numérisé non relu

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bleuâtre, gros comme le poing », dit Solokow, s'élança acteur, et vint frapper au front l'infortuné Richmann, qui roîde mort La chambre se remplit en même tenijw apeur sulfureuse ; Solokow lui-même fut renversé par nce du coup de foudre, mais il ne tarda |>as à reprendre g, sans pouvoir toutefois se rappeler avoir entendu le e l'explosion.

>etit conducteur métallique qui servait à transmettre le b l'électromètre fut brisé en mille pièces ; on eu trouva rceaux dispersés sur les habits de Solokow. Le vase de jui faisait partie de l'électromètre ne fut brisé qu'à moila limaille de cuivre dispersée dans tout l'appartement, rte était brisée et jetée dans l'intérieur ; le chambranle :e porte était fendu.

ind la femme du professeur, accourant à cette détona sntra dans le cabinet, elle vit le malheureux martyr de ricité renversé sur une caisse qui se trouvait là, et tenant e à la main les débris de l'appareil avec lequel il avait cru lir estimer la force du météore électrique. Terrible et ma- •use ironie de la nature, qui frappait d'un coup mortel le t qui s'était flatté de mesurer sa puissance ! cadavre ayant été examiné par les gens de l'art, on trouva ont les traces d'une profonde brûlure ; deux autres appalient au côté droit de la poitrine. Plusieurs taches, rouges eues, se montraient au côté gauche, comme si la peau eût prillée. L'un des souliers présentait un large trou, ce qui liait indiquer que le coup de foudre, entré par la tête, était . par les pieds. Le cœur était en bon état ; mais la partie érieure du poumon était noirâtre et gorgée de sang ; le duoun, l'intestin grêle et le pancréas étaient également le siège le forte congestion sanguine. Quant à Solokow, il se remit nptement, et ne conserva pas de trace de cet accident terb; seulement on remarquait sur le dos de son habit de Ion-

gues raies étroites, comme si des fils de fer rouges en eussent grillé l'étoffe (1).

L'événement funeste dont Richmann fut victime s'explique par les dispositions mêmes de son appareil. Ce physicien fat foudroyé, parce qu'au lieu d'établir une communication entre son conducteur et la terre, de manière à disséminer dans la masse du sol l'électricité tirée des nuages, il chercha, au contraire, à l'isoler avec tout le soin possible. Dès lors, la matière de la foudre, accumulée dans la partie du conducteur qu'il avait introduite dans son cabinet, ne trouvant aucune issue pour s'échapper, s'élança vers sa tête, qui ne se trouvait qu'à un pied de distance de l'appareil. Si, au contraire, il avait eu soin de ménager au conducteur une communication avec la terre, Ja matière de la foudre eût suivi inoffensivemen t cette route.

Il importe cependant de faire remarquer que l'appareil de Richmann n'était qu'une reproduction de celui que Dalibard avait employé à Marly, conformément aux indications de Franklin, et le mêmeque tous les autres physiciens de l'Europe avaient fait construire pour recueillir l'électricité des nuages orageux. Il ne présentait d'autre différence que dans la manière plus efficace d'assurer l'isolement du conducteur. Il faut conclure de là que Franklin n'avait pas suffisamment raisonna l'expérience qu'il proposait aux physiciens, et qu'en construisant un appareil sur le plan qu'il avait donné, il exposait les expérimentateurs à de graves dangers.

La mort de Richmann éclairant les observateurs surles périk attachés à ces expériences, les rendit plus circonspects dans ces tentatives audacieuses où l'on osait braver le plus terrible des météores. Hais elle n'arrêta pas l'élan des physiciens, qui continuèrent de suivre avec ardeur cette voie intéressante de

(1) Histoire de V Académie des sciences pour 1753, p. 78,

1* rAA&TOCTJg- 1$|

hpnidence.

lue et le père Gordon tarai la premiers à répéter ea ABene l'expérience de Mariy. Loanoomr. ea 1753. » Km, Russie, aux mêmes essais 1.

jb physiciens de lltane « dàUngatient par lear ardcar ndier l'électricité atmosphérique. Zanotti répéta le premier s ce pays l'expérience de la barre isolée, rerrat fit plusieurs recherches à l'observatoire de Bole, avec une très longue barre de fer posée snr une mas» moire; il obtint des signesélecoiques par tous les temps '2\ Marin, de la même ville, se Ihra à des expériences sir ce st an moven dune barre élevée sur le toit de sa maison. Il iva de rechercher des relations entre la ploie et l'électricité tosphérique (3).

i Florence, divers physiciens élevèrent, dans les derrs mois de l'année 1752. des barres de fer isolées pour ueillir l'électricité aérienne. En tirant des étincelles d'une re de fer électrisée par le tonnerre, on essuya des coups Lents. L'un de ces physiciens, M. de la Garde, écrivait Florence à l'abbé Nollet : « qu'un jour, voulant attacher une etite chaîne, garnie par un bout d'une boule de cuivre, à me grande chaîne qui communiquait avec une barre placée a haut d'un bâtiment afin d'en tirer des étincelles par le ûoyen des oscillations de cette boule, il y vint une traînée e feu qu'il ne vit pas, mais qui fit sur la chaîne un bruit emblable à celui d'un feu follet. Dans cet instant, l'électriité se communiqua à la chaîne qui portait la boule de cuivre, t donna à l'observateur une commotion si violente, que la x>ule lui tomba des mains et qu'il fut repoussé de quatre on

(1) Transactions philosophiques, t. XLYIII, part. 2, p. 272.

[2) Cours de physique de Mussenbroek, t. I, p. 397. ;3) Ibidem, t. I, p. 397.

* cinq pas en arrière. Il n'avait jamais été frappé si fort par » l'expérience de Leyde (1). »

Le père Beccaria surpassa de beaucoup tous les expérimentateurs de l'Italie dans ses recherches sur l'électricité atmosphérique. C'est grâce aux expériences de cet observateur éminent, que l'étude de l'électricité atmosphérique pot s'élever plus tard sur des bases solides, et former une brandie importante de la physique. Un grand nombre d'observations faites de nos jours, et qui ont beaucoup servi pour les études de la météorologie actuelle, ne sont que la reproduction des faits observés antérieurement par le physicien de Turin,

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