DORURE CHIMIQUE. SS
févrerie. Par cette nouvelle méthode, la dorure d'un kilogramme de cuivre en lames très minces, ne coûte que de 18 à 20 francs ; par Tancien procédé elle coûtait souvent jusqu'à 120 francs pour les objets estampé^; de plus quand les pièces étaient minces et délicates , elles résistaient difficilement à l'action du mercure.
La dorure au trempé ne peut s'appliquer qu'aux objets de cuivre et à ses alliages et ne donne à leur surface qu'un vernis d'or d'une excessive ténuité. Passons à la dorure par voie galvanique qui permet de dorer tous les métaux et d^obtenir une dorure à toutes les épaisseurs.
La dorure électro-chimique est fondée sur les mêmes principes que la galvanoplastie. La pièce à dorer est attachée au pôle négatif d'une pile d'Archereau, et les deux pôles de la pile plongent dans la dissolution du sel d'or ; celle-ci est réduite sous l'influence du courant, et l'or vient se déposer au pôle négatif, c'est-à-dire sur la pièce à dorer. Au pôle positif de la pile plongeant dans le bain , on attache une lame d'or, c'est-à-dire un anode destiné à remplacer le métal au fur et à mesure de sa précipitation. Le succès de l'opération tient surtout à la nature des dissolutions d'or, employées.) Il ne suffit pas , en effet, d'obtenir un dépôt d'or métallique , il faut qu'il adhère assez fortement sur le métal pour subir l'action du brunissoir. Il faut encore que le dépôt conserve son adhérence , même lorsque la couche d'or a une certaine épaisseur. La variété extrême de composés d'or que M. de Ruolz a essayés et a mis en usage , lui a permis de résoudre complètement ces difficultés. Le cyanure d'or dissous dans le prussiate jaune de potasse
OU le cyanure simple est le composé le plus employé dans la dorure galvanique. Le chlorure d'or et les chloinires doubles dissous dans les mêmes cyanures, ^e sulfure d*or, réussiraient également.
La dorure galvanique présente cet avantage capital, qu'elle s'applique non seulement au cuivre , mais à tous les métaux en usage dans le commerce.
L'argent se dore avec une facilité si remarquable, que le vermeil s'obtient aujourd'hui presque tout entier IKir ce procédé. On peut varier à volonté l'épaisseur de la couche d'or ; sur la même pièce on peut obtenir à la fois de l'or mat et de l'or poli. En faisant des réserves à l'aide d'un vernis, on. peut déposer alternativement sur la même pièce une couche d'or ou d'argent , et l'on obtient ainsi des mélanges extrêmement remarqualjles comme effet d'art.
Le bronze et le laiton se dorent aussi bien que l'argent. Le commerce fabrique aujourd'hui avec ce dernier alliage des objets d'ornement et de décoration qui sont d'une élégance et d'une délicatesse exquises.
L'acier et le fer se dorent par cette méthode avec une grande soUdité. Tout le monde sait qu'une foule d'objets usuels tels que les couteaux de dessert , les instruments de chirurgie, les ustensiles de laboratoire, les armes, les montures de lunettes et une foule d'objets de fer et d'acier, reçoivent avec avantage ce vernis d'or qui est capable d'ailleurs de résister à un long usagCj pourvu que la couche d'or présente une certaine épaisseur.
L'or n'est pas , avons-nous dit , le seul métal que l'on puisse déposer ainsi en couches plus ou moins épaisses par les procédés galvaniques. Par l'emploi de