II
des grandes découvertes ; il arrive dès lors un moment où la même idée se présente à la fois à un grand nombre d’esprits, parce quelle est la conséquence d’une foule de travaux antérieurement accomplis. On a attribué, tantôt à Wall, tantôt à Franklin, tantôt à l’abbé Nollet, la gloire d’avoir démontré les premiers l’analogie physique de la foudre et de l’électricité. Ce n’est à aucun de ces savants en particulier que revient le mérite de cette pensée; elle était l’expression et le résultat de l’ensemble des travaux des physiciens du dernier siècle. C’est à la science collective, à la réunion de tous les efforts, et non à l’unique inspiration d’un bomme de génie, que l’humanité est redevable de la plupart des grandes conquêtes ^scieutilitiues qui font sou bonheur ou sa gloire.