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de plus à la poésie de Corot et fait bénéficier la peinture du maitre des infinies ressources de l’eau-forte, de son mystère, de son éclat, il consacra les dernières années de son aclivité d'artiste à reproduire les œuvres des paysagistes anglais contemporains. Et c’est ici que le charme devient sensible pour tous, que la magie de la gravure apparaît : à cette école incertaine et peu personnelle, à ces conventions laborieuses d’esthéticiens mal préparés à l’art de peindre et gâtés par la vogue, à cette molle manière, il prête les qualités qui leur manquent
et que l’eau-forte seule peut donner. Non, ces arbres
n'ont pas été copiés avec indifférence sur les rives d’une Severn par un artiste plus soucieux d’arrangements littéraires que du dessin et de la forme des choses, ils sont jaillis du terroir robuste de Fontainebleau, ils ont été vus, construits, mis en valeur par un Rousseau, par un Dupré, — par Chauvel, poète et savant, peintre à l’eauforte, créateur original d’une beauté nouvelle, dont ces œuvres parfois ingrates, sont magnifiquement parées par ses mains.
J’arrête ici cette brève étude. Je regarde l’image de lhomme qui a pensé, qui a voulu ce bel art, Sur le masque expressif d'Armand Bloch, sur le portrait de Jules Laurens comme sur le croquis à l’eau-forte qui précède le catalogue de l'exposition ouverte en 1898 dans les galeries Tooth, on peut constaler les mêmes qualités d'homme et d'artiste. Sûrement, ce visage attentif, fin et volontaire n’est pas celui d’un hésitant ni d’un dispersé. Son activité est la fonction d’une pensée claire, elle n’est pas le résultat d’une émotion toute seule, elle existe, elle s’atteste à nos yeux en vertu d’un savoir et d’une méthode. La dure matière où elle s’est écrite la conserve pour toujours. La fuite des nuages au ciel, le tremblement de l’air sur les feuilles, l’eau qui court ou qui som-