‹ Exposition universelle de 1855 beaux-artsChapitre 20 sur 22 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Nous avons essayé de rendre compte de l'Exposition universelle des beaux-arts avec ordre et clarté, car nous n'avons pas voulu seulement faire de notre livre l'écho de nos impressions individuelles, mais celui de lopinion générale du monde artiste. Nous avons voulu aussi ne pas faire une simple revue critique, comme nos confrères, mais un compte-rendu consciencieux, qui puisse servir de documents à l'histoire de l'art. C'était bien de l'ambition peut-être, et nous ne nous flattons pas d'avoir réussi ; cependant nous avons, autant que possible, fait sans passion la part de chaque école, et amené au jour les noms qui appellent une part, petite ou grande, de l'attention publi-

que. Aussi faut-il moins considérer, dans notre travail, l'œuvre de l'écrivain que celle de l'analyste.

Pour résumer, en quelques lignes, l'impression générale que laisse, au monde artistique, l'Exposition universelle des beauxarts de 1855, constatons donc, encore une fois, avec franchise et sans orgueil national, que c'est à la France qu'appartient aujourd'hui le premier rang dans les arts, et qu'après la France, l'Angleterre, la Prusse et la Belgique sont les plus riches écoles.

La sculpture française surtout surpasse en masse la sculpture étrangère ; quant à la peinture, il faut répéter qu'au milieu des noms et des écoles ou divisions d'écoles qui se partagent le succès, c'est à M. Decamps que reste l'honneur des œuvres réexposées, et aux peintres de paysages et d'animaux, celui des plus récents triomphes.

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