CRAVATES
FRANCE
Une des grandes satisfactions de l’homme élégant, car c’est dans les petits détails de la toilette que se manifeste la vraie élégance, est de pouvoir porter une cravate choisie à son goût, nouvelle de forme, de nuance ou d’étoffe et conforme aux exigences de la mode.
Aussi, pour satisfaire de tels besoins, les fabricants de cravates s’ingénient-ils à innover sans cesse, à créer constamment, avec les tissus les plus divers, des modèles nouveaux de coupe, de confection, et de coloris.
La mode a fait abandonner les plastrons, régates et nœuds tout faits, qui, comportant des fermoirs, des attaches et des coulants en métal, étaient lourds et généralement peu seyants.
Les cravates nouées, les écharpes chiffonnées que l’on porte actuellement, dont les formes, variant à l’infini, se prêtent à toutes les fantaisies, permettent l’emploi de beaux tissus; aussi utilise-t-on pour les articles riches tout ce que l’industrie de la Croix-Rousse produit de {)lus achevé et de mieux fini.
EXPOSITION DE LIÈGE
Si la mode, pour les robes, a lait délaisser les belles soieries pour leur subsliluer les étoffes fabriquées aux métiers mécaniques, l’iiiduslrie de la cravate est restée tidèle au travail soigné des artisans lyonnais.
C’étaient des spécimens merveilleux de ces articles de haute nouveauté ([uc nous présentaient, dans de ravissantes vitrines, deux de nos meilleures maisons parisiennes.
La iiremière, la plus importante et la plus ancienne mérite une mention toute spéciale.
L’un de ses chefs était le premier vice-président de notre Classe et en fut le véritable organisateur. Dirigeant d’abord les travaux du Comité avec une méthode incomparable et une compétence exceptionnelle, répartissant ensuite les emplacements avec une impartialité inattaquable et une réussite parfaite, faisant enfin terminer, avec une ténacité inlassable et une énergie infatigable, les installations des vitrines, il sut obtenir, par son labeur incessant et sa grande expérience des hommes et des choses, ce résultat merveilleux que fut la Classe SG.
Aussi, au moment de désigner le président du Jury international l’accord se fit-il prompt et unanime entre les jurés français et leurs collègues étrangers, pour porter à la présidence l’homme distingué qui avait déjà donné, et qui, pendant les opérations du Jury, devait donner tant de preuves de son activité si ordonnée, de sa compétence si étendue, de son élo(juence si concise et si juste.
Cette maison était jiar ce fait hors concours. Il convient de mentionner particulièrement sa remarquable Exposition. Il faut en louer et l’arrangement élégant et riiarmonieuse combinaison des coloris. C’était une vitrine parisienne par excellence et du goût le meilleur.
L’autre maison, quoiipie de fondation plus récente, a su, par ses créations constantes et le fini de sa fabrication conquérir une place inqiortante dans son industrie. Elle présentait d’ailleurs dans une vitrine, dont les gradins en bois naturel, disposés en amphithéâtre, étaient du plus gracieux effet, des modèles d’un goût ex(|uis, aussi remar([ual)les par la hardiesse de leur dessin que })ar l’imprévu de certaines nuances d’une réussite parfaite.
ALLEMAGNE
Dans la Section allemande des accessoires du vêlement, le Jury n’eut à examiner qu’une fabrique de cravates de Berlin, qui produit surtout l’article ordinaire.
Cette maison, qui emploie [tour sa fabrication principalemenl des ouvriers à façon, exposait [lour la première fois el obtint une médaille d’argent.
EXPOSITION DE LIÈGE
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JAPON
Enfin, une médaille de bronze liit aecortlée à l’Exposition d’un fabricant de cravates de Kyoto.