CLASSE
. — ACCESSOIRES DE VÈlIlMENT
TU
La forêt tropical'
EXPOSITION DE LIÈGE
base à la pluparl des Iransactions qui se l'ont sur l’article, dans le monde entier.
I^e marché du (iaire, a])rôs une interruption de '20 ans (de 18S0 à 1900), reprend, dejuiis quelques années, une partie de son ancienne importance ; il reçoit les plumes de la Haute-Egypte, du Darfour, du Kordofan, et même du Waday.
Le marché de Tripoli, qui rivalisait autrefois d’importance avec celui du Cap de Donne-Espérance, ne reçoit plus qu’une quantité relativement insignifiante de plumes provenant du Waday, du Bornou et de la région de Ivano, dans la Nigérie.
Ces deux dernières provenances sont presque exclusivement dirigées sur Paris.
L attention dn gouvernement français a été appelée sur le grand intérêt qu’il y aurait à favoriser l’élevage de rautruche en Tunisie, en Algérie, et particulièrement dans nos possessions de l’Afrique occidentale.
Il a confié l’étude et la mise en pratique de cette question à un jeune et savant ex[)lorafeur qui a déjà donné des preuves d’abnégation, de sagacité et d’intelligence. Le docteur Decorse accomplit, en ce moment, sa mission sur les bords du Niger, où il doit rester encore deux années. Souhaitons qu’il réussisse à implanter dans cette nouvelle dépendance française, qui donne tant d’espérances, une industrie qui, en si peu d’années, s’est si merveilleusement dévelopjiée dans la colonie anglaise de l’Afrique du sud.
Avant d’aborder la description du Salon de la plume, il nous faut adresser nos remerciements bien sincères, au nom du Comité de la Classe 86, à
M.M. Sciama et C‘"‘,
Salaman et CÀ,
.Mantou et C'*',
Maïer et Pfeitïer,
Masson et Desprez,
.lavey et C'%
Charles Mayer,
Petit aîné,
<pii, en confiant, avec le plus gi'and désinléressemeid aux organisateurs du diorama, les oiseaux et matières premières qui y figuraient, aidèrent puissamment au grand succès remjiortV* à Liège par
CLASSE 86. — ACCESSOIRES DU VETEiMENT
les industries parisiennes des plumes pour parures et contribuèrent à assurer celui de la Classe tout entière.
Un pavsa^fe de l'Afrique du sud
Salon de la plume
Dans le Salon de la plume, fort bien éclairé à la lumière é.ectrique, et qui précédait immédiatement le diorama, était groupée une sélection des princi[)aux fabricants de l’industrie de la plume, <iui tous s’étaient efforcés, chacun dans son genre et sa spécialité, de montrer ce que peut faire et produire cette industrie si parisienne.
L’as[)ect de toutes ces belles vitrines était d’autant plus séduisant, (pi’aucune séparation n’existait entre chacune des Ex{)ositions, toutes individuelles. Cette ingénieuse disposition permettait d’admirer dans son entier ce merveilleux ensemble. Tous les exposants avaient apporté le plus grand soin et le meilleur goût dans
EXPOSITION DE LIEGE
la préseiilalioii tic leurs arliclcs. (Juiiize maisons avaient réiioiuln à l’appel (In ( loinilé :
Deux élaienl hors conconrs,
Uiu' ohlint lin (ïrand jirix,
'l'rois (les diplômes d’iionnenr.
et le Jury récompensa h's antres mi leur atlrihnanl :
Onaln' médailles d’or,
(liinj médailles d’argeid.
Les prodnils lahriipiés (‘xjiosés par les pluinassiers parisiens, donnaient aux visilmirs allenlil's l’iinprt'ssion d’nne vérilahh* Im/on de choses.
A côlé des dindons, remarqués dans la ferme française, on pouvait voir des éloles, (h's manchons, des fourrures diverses, fabriqués avec la plnine de ei's oiseaux; à côlé du co(|, dn canard, de l’oie, dn pigeon, on ponvail admirer de charmantes fanlaisies pour chajieanx, composées des dé|)onilles de ces modestes animaux de hassc-conr.
Les plumes des oisiunix des Iropiipies, utilisées d(‘ façons diverses, donnaient d(‘s produits de couleurs plus vives, de Ions plus chauds. Enlin la [dnme d’anlrnchc, ipn occupai! le pins grand nombre de vilrines, moidrail le merveilleux (hAeloppemenl d’nne grande et liellc indnsirie. Amazones el panaches de couleurs si belles el si variées (la leiulure des plumes est devenm^ une science el nn art), boas, étoh's, cravales, écharpes, manchons, faidaisic's do tontes tonnes, disaieni à tons quelle place importanle la plume d’aulrnche a compiise.
Les fabricants parisiens de ])lumes jionr parures n’onl pas renconlré, à Liège, de rivaux élrangers. Il en a été à peu près de même, du rt‘sle,dans les Expositions Univei'selles précédentes, (telle ahstenlion s’expliipie facilemeid : si la concurrence grandit cinupie jour à Londres, à Iferlin, à \’ienne, à Aew-York, Pai'is (hnnenre l’inilialenr exclusif de louU's nonvcanlés.
L’esl Paris (|ni crée la mode.
Les aulres villes s(' bornent à la copier. Elles y réussissent, il tant le reconnaître, de mieux en mieux.
(t’est par nu renouveau incessant de leurs prodnils, c’est jiar la perfection de leur fabrication, ([ne les [ilnmassiers parisiens jionrroiit se mainlenir an premier rang.
Salon de la plume
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Les elVorls (jirils oui déployés, dans ces dernières années, n'ont tin resie, pas élé vains. Ils onl ramené, sur leur marché, une activité d’atTaires inconnue dejmis longtemps.
L'industrie de la plume d’autruche occupe, à Paris, 10.000 ouvriers et ouvrières répartis dans plus de 200 établissements dont tpiehpies uns sont de véritables usines industrielles.