‹ Extrait de l'abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 19 sur 73 · DE MÉSY—DE TRACY · texte numérisé non relu

DE MÉSY—DE TRACY

justice et de régler le commerce local, ainsi Que toutes

les affaires de police.

D, Comment le conseil devait-il être composé ?

à Du gouverneur général, de l’évèque, de l’intendant, qui en était le président d'office, d'un procureurgenéral, d’un greflier en chef et de quatre conseillers, nommés per le gouverneur, l’évèque et l’intendant.

D, Combien de cours de justice furent alrs établies ?

R. Trois; une à Québec, une à Montréal et l’autre aux Trois-Rivières.

D. Par qui M. d'Avaugour fut-il remplacé ?

R. Par M. de Mésy, qui arriva à Québec vers la mi-septembre 1663, avec Mgr. de Laval, plusieurs officiers de guerre et de justice, des troupes et une centaine de familles.

D. Que fit la compagnie de Montréal, cette même année ?

R. Elle céda la propriété de l’île de Montréal aux MA. du Séminaire de Saint-Sulpice; ces Messiours y ctaient établis depuis six ans.

D. Quelle fut la conduite de M. de Mésy ?

R. Bien que proposé au roi par Mgr. de Laval luimême pour gouverneur de la Nouvelle-France, il no fut pas plutôt en place que, prêtant l'oreille à ceux qui avaient abusé du faible de son prédécesseur, il parut un tout autre homme,

D. Comment se comporta-t-il envers Mgr. de Laval et le Conseil Supérieur ?

R. Il s’opposa à l’évêque en permettant la vente de l’eau de vie aux sauvages, comme l'avait fait son prédécesseur ; et, quelques conseillers lui ayant fait une légitime opposition, il les fit reconduire en France. On allait lui faire son procès, mais la mort fut plus prompte que la justice humaine.

D. Quelle fut la fin de M. de Mésy ?

R. M. de Mésy mourut à Québec le 5 mai 1665, après s'être réconcilié avec tous, et avoir reçu les sacrements de Pénitence et d’'Eucharistie dans de grands sentiments de piété. d |

D. Quel personnage fut, vers ce temps, envoyé dans la Nouvelle-France en qualité de vice-roi ?

R. Ce fut le marquis de Tracy, lieutenant-général des armées du roi,

D. Quelle était sa mission ?

R. Sa mission était celle d'établir l'ordre dans la Nouvelle-France, et de réduire les Iroquois,

D. Quand arriva-t-il à Québec ?

R. Le 30 juin 1665, avec quelques compagnies du régiment de Carignan.

D. Comment le marquis d Tracy fut-il reçu à Québec ?

R. Il fut reçu au milieu des acclamations et des cris de joie de la population entière, qui l’accompagna, au son des cloches, jusqu’à la cathédrale, où Mgr. de Laval, revêtu de ses ornements pontificaux, l’attendait au milieu de son clergé.

D. Quel secours la colonie recut-elle de France, peu après l’arrivée du marquis de Tracy ?

R. Elle reçut le reste du régiment de Carignan, avec

M. de Salières, qui en était colonel.

D. Que portait en outre l’escadre ?

R. À bord de l’escadre se trouvaient M. de Courcelles, nommé gouverneur général du pays, M. Talon, intendant, avec un grand nombre de familles et d’artisans,

D. Quels furent les premiers soins du vice-roi, dès qu'il eut reçu les secours qu’il attendait ?

R. Ce fut de garantir la colonie des incursions des Iroquois.

D. Quels moyens prit-il ?

R. Il fit immédiatement construire trois forts : le premier à Sorel, le deuxième à Chambly, et Le troisième à Sainte-Thérèse.

D. Que fit, au printemps, le vice-roi, bien résolu de montrer aux Iroquois qu'on était en état de les punir de leurs insultes et de leur pertidie ?

R. Il marcha contre eux à la tête de 600 soldats du régiment de Carignan, d’ur nareilnombre de Canadiens et d’une centaine de sauvages. |

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1668] DE COUROELLES. 39

D, Que firent les Troquois à l'approche des Français ?

R. Effrayés, ils abandonnèrent leurs villages, et allèrent se mettre à couvert dans des lieux où il ne fut pas possible de les atteindre,

D. Quel fut le dernier acte d'autorité du marquis de Tracy, avant de repasser en France ?

R. Ce fut d'établir la compagnie des Indes Occidentalcs dans tous les droits de celle des Cent-As- “OCICS,

D, Quel arrèt le Conseil Supérieur rendit-il en septembre 1667 ? -

R. Le Conseil Supérieur arrêta que les dimes ne seraient levées qu’au vingt-sixième, et qu’elles seraient payées en grains.

D. Quel obstacle rencontrait-on à la conversion de la plupart des Sauvages ?

KR. Ta traite de l’eau-de-vie fut toujours le principal obstacle à la conversion des Sauvages : elle paralysait partout les travaux des missions; et les Troquois pouvaient la faire librement avec les Anglais et les Hollandais,

D. Qu'est devenu le régiment de Carignan ?

R. Quelques compagnies retournèrent en France; mais la meilleure partie du régiment se fixa dans le pays, principalement sur les bords do la rivière Richelieu ou des Iroquois.

On accorda aux officiers de grandes seigneuries que les soldats occupèrent en qualité de censitaires,.

D. Quel établissement fonda Mgr. de Laval en 1668 ?

R. Un petit séminaire à Québec; il y avait déjà établi le grand séminaire, cinq ans auparavant.

D. Quelle conduite tint M. de Courcelles, à l’égard de trois soldats français qui avaient enivré et ensuite tué un chef iroquois ?

R. Il fit casser la tête aux assassins, en présence dos Iroquois qui étaient venus se plaindre au gouycrneur.

D. Quelle maladie vint alors ravager le nord du Canada ?

R. La petite vérole, appelée aussi picotte, qui acheva de dépeupler ces vastes contrées,

D. En quelle année Québec fut-il érigé en évèché ?

R. En l’année 1670.

D. Quel en fut le premier évèque ?

R. Mgr. de Laval qui, jusqu'alors, n’était qu'évèque in partlibus do Pétrée, et vicaire apostolique du Canada.

Mgr. de Laval ne reçut ses bulles qu’en 1674,

D. Quels religieux arrivèrent à Québec au mois d'août 1670 ?

R. Quatre Pères Récollets,

D. De quel personnage étaient-ils accompagnés ?

R. De M. Perrot, qui venait au Canada comme gouverneur de Montréal, en remplacement de M. de Maisonneuve, qui avait demandé à se retirer.

D. Quelle était la conduite de la population de Montréal vers le même temps ?

R. “Toute l'ile de Montréal, ditle Père Charlevoix, ressemblait à une communauté religieuse, parce que, dès le commencement, on avait eu un soin particulier de n’y recevoir que des habitants d'une conduite exemplaire, ” |

D. Quel dessein conçut M. de Courcelles, pour opposer une nouvelle barrière aux Troquois ?

R. 11 conçut le dessein de bâtir un fort à un endroit nommé Cataracoui. C’est aujourd’hui Kingston.

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