DUQUESNE DE MENNEVILLE
R. Il envoya le 28 juin M. de Villiers, frère de Jumonville, avec 600 ‘'inadiens et 100 Sauvages, venger la mort de son frère, et repousser l'ennemi.
D. Comment M. de Villiers se conduisit-il ?
R. Il attaqua si vigoureusement le fort Nécessité, qui était défendu par 500 Anglais et neuf pièces de canon, qu'au bout de dix heures de combat, Washington capitula. Le: Français n’eurent que deux hommes de tués et soixante-dix de blessés, |
D. Que firent les sonvernements français et anglais, au printemps de 1154, pour soutenir leurs colonies respectives ?
R. Ils mirent chacun une escadre en mer, lesquelles arrivèrent presque en même temps sur les bancs de Terreneuve.
D. Qu'arriva-t-il aux vaisseaux l’Alcide et le Lys que les brouillards séparèrent de l’escadre française ?
R. Ils furent pris par l’escadre anglaise, après une vive résistance.
D. Quel plan arrêtèrent les Anglais, en 1754, à l'arrivée du général Braddock, en Virginie ?
R. Ils résolurent d'attaquer le Canada par quatre endroits à la fois.
Le premier corps expéditionnaire devait être commandé par Braddock, qui marcherait contre le fort Duquesne ; le deuxième, par Shirley, contre Niagara; le troisième, par Johnson, contre le fort Saint-Frédéric; enfin, le quatrième, par Monkton, contre l'Acadie,
D. Quels furent les succès de Monkton, qui commandait 3000 hommes ?
R. Ii s'empara en 1755, de tous les établissements français en Acadie.
D. Quelle fut la conduite des Anglo-Américains dans cette campagne ?
R. Elle fut indigne de nations civilisées.
D, Comment cela ?
R. Les généraux Anglo-Américains, ayant attiré les malheureux Acadiens dans ur. piége à Grand-Pré, les y firent prisonniers, embarquèrent pèle-mêèle hommes, femmes et enfants, et les dispersèrent dans leurs dif-
férentes colonies, de Boston à la Caroline du Sud, les abandonnant ainsi, sans pain et sans protection, dans une terre étrangère.
T1s voulaient, par un si indigne traitement, punir les Acadiens, et de leur attachement à la France, leur mère-patrie, et de leur fidélité inviolable à la rekigion catholique.
D. Que fit le général Braddock ?
R. 11 partit de la Virginie, à la tête de 2200 hommes, pour aller reprendre le fort Nécessité,
D. Que lui arriva-t-il ?
R. S'étant témérairement engagé dans un défilé où l’attendait M. de Beaujeu, à la tête de 146 miliciens canadiens, 72 soldats de marine et 650 Sauvages, ii y fut blessé mortellement, Plus de 1300 hommes de son armée restèrent sur le champ de bataille ou furont noyés dans la Monongahéla. M. de Beaujeu, tué au commencement de la bataille, fut remplacé par M. Dumas, qui deploya une grande valeur.
D. Quelle fut l'issue de la campagne du général Johnson, qui avait reçu la mission d'attaquer le Canada au centre ?
R. Elle fut assez heureuse; car le baron Dieskau, ayant attaqué le camp de Johnson près du fort Lydius, fut repoussé avec perte de 800 hommes, et lui-même fut blessé et fait prisonnier.
D. Que fit Shirley, chargé de l'expédition contre Niagara ?
R. Il se rendit à Chouaguen (Oswégo), et remit à la campagne suivanto l'attaque du fort Niagara,