‹ Extrait de l'abrégé d'histoire du Canada [microforme]Chapitre 32 sur 73 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

De l'administration ae M. Rigaud de Vaudreuil, à la capitulation de Montréal (1755-1760),

D. Quel fut le successeur du marquis Duquesne, dans le gouvernement général du Canada ?

R. Ce fut lo marquis Rigaud de Vaudreuil, gouvernour de la Louisiane,

D, Qruo fit M. de Vaudreuil, en mars 1756 ?

Ca

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R. II envoya le sieur de Léry avec 166 Canadiens,

93 soldats de marine et 82 Sauvages pour s'emparer du fort Bull, qui fut en effet enlevé en moins d’une heure et demie.

D. Quels secours la colonie recut-elle de France, au printemps de 1756?

R. En 1756, arrivèrent de France avec le marquis de Montcalm, qui venait remplacer le baron Dieskau au commandement de l’armée, plusieurs officiers de mérite :t deux bataillons de vieilles troupes.

D. Quels étaient, entre autres, ces officiers ?

R. C’étaient le chevalier de Lévis, depuis duc de Lévis et maréchal de France, de Bougaiïnville et de Bourlamaque.

D. Quelle victoire les Français, commandés par Montcalm, remportèrent-ils le 15 août 1756 ?

R. Ils s'emparèrent des forts Ontario et Chouaguen; 1600 prisonniers, 113 bouches à feu, 5 bâtiments de guerre, 200 bâteaux, avec d'immenses approvisionnements d'armes et de vivres, tombèrent en leur pouvoir.

D. Quels succès los Français remportèrent-ils dans la campagne de 1757 ?

R. Ils s'emparèrent, sous la conduite de Montcalm, du fort George ou William-Henry, établi à la tête du lac St. Sacrement.

D. Quelles forces Montcalm pouvait-il opposer aux Anglo-Américains, au printemps de 1758?

R. Montcalm n'avait que 6000 hommes à opposer aux 40000 que les Anglo-Américains venaient de mettre à la disposition du général Abercromby, qui, de plus, pouvait compter sur un corps de réserve de 20000 miliciens.

D. Quelles pertes les Français éprouvèrent-ils en 1758?

R. Ils perdirent Louisbourg et toute l'ile du Cap- Breton, l'ile de St, Jean, les forts Frontenac et Duquesne. :

D. Quelle fut la conduite de Louisbourg ?

R. Pendant près de deux mois, la garnison de cette

place, qui ne comptait que 5600 hommes, tant soldats que miliciens et Sauvages, avait lutté avec une incroyable énergie contre plus de 12000 soldats et marins, sous les ordres du général Amherst et de l'amiral Boscawen.

D. Par quelles forces était gardé le fort Frontenac, quand les Anglais s’en emparèrent ?

R. Ce fort n’était gardé que par 70 hommes sous les ordres de M. de Noyan; aussi dut-il se rendre au Lout de deux jours au colonel Bradstrect, qui l’attaquait avec 3000 hommes.

D. Comment les Français perdirent-ils le fort Duquesne ?

R. M. de Ligneris, qui y commandait, se voyant

.inénacé par une armée de 6000 hommes sous les ordres

du général Forbes et du colonel Washington, brüla le fort, et se retira avec sa garnison dans celui de Machault.

D, Les Français furent-ils un peu dédommagés des pertes qu'ils venaient de faire ?

R. Oui; car, avec 3600 hommes, Montcalm défit à Carillon,le 8 juillet de cette même année, 16000 Anglais commandés par Abercromby.

D. Quel fut le plan de campagne de l'Angleterre, pour l’année 1759?

R. Informée de la détresse du Canada, l'Angleterre résolut de l’attaquer de nouveau par trois points différents.

D. Quelle force pouvait opposer le Canada aux 40000 hommes, soutenus par 20000 de réserve dont disposaient alors les Anglo-Américains ?

R. Le Canada n'avait à leur opposer que 5500 soldats, les milices et quelques bandes Sauvages.

D. Quand parut la flotte de Wolfe devant Québec ?

R. Elle y parut le 27 juin.

D. Qu'avait-on fait pour la défense de Québec, en apprenant l'approche de cette flotte ?

R. On avait couvert la place par une suite de retranchements, sur toute la côte de Beauport, depuis

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la ville j:squ'au saut de Montmorency. L'armée y prit position.

D. Quelle était la force de l’armée française ?

R. Elle était d'environ 12000 hommes dont 3500 réguliers. Le reste se composait de milices et de Sauvages. La garnison de la ville, formée de ses habitants, ne dépassait pas 650 hommes.

D. Où Wolfe débarqua-t-il une partie de ses troupes ?

R. Il les débarqua au bout de l’île d'Orléans ; puis il envoya un détachement sur les hauteurs de la pointe Lévis pour bombarder la ville, et un autre à la côte du nord.

D. Que fit Wolfe pendant le bombardement de la ville ?

R. Ilenvoya des détachements çà et là pour ravager les campagnes; mais ces dévastations n’avançaient pas cependant le but de la guerre.

D. Quel parti prit Wolfe, voyant qu’il ne pouvait réussir à faire sortir les Français de leurs retranchements et qu'Amherst, qui devait le rejoindre par la voie du lac Champlain, ne paraissait pas ?

R. I] résolut de commencer l'attaque.

D. Quel fut le résultat de l'attaque dite de Montmorency ?

R. Le général Wolfe fut repoussé avec une perte de 600 hommes.

D. Que se passait-il dans le même temps du côté du lac Champlain et des grands lacs ?

R. Les Français y perdaient successi ment les forts Carillon, Saint-Frédéric et Niagara.

D. Voyant la saison avancée, et désespérant de nouvoir forcer les Français, quelle résolution prit le général Wolfe ?

R. Il résolut d'essayer de combattre le marquis de Montcalm dans une position moins avantageuse,

D. Quel mouvement opéra-t-il ?

R. Il remonta le fleuve jusqu’au Cap-Rouge. Dans la nuit du 12 septembre, il débarqua ses troupes à l'improviste dans l’anse du Foulon, gravit les falaises,

ct, le 13 au matin, les rangea en bataille sur les plaines d'Abraham.

D. Que fit Montcalm, en apprenant cette nouvelle ?

R. Il accourut aussitôt de Beauport avec 4500 hommes, Emporté par une précipitation funeste, il résolut, malgré tous les avis contraires, d'attaquer les Anglais qui étaient deux contre un; ceux-ci restèrent maîtres du champ de bataille et s’y fortifièrent,. Wolfe et Montcalm tombèrent blessés mortellement durant l’action.

D, Où l’armée vaincue se retira-t-elle, après la bataille des plaines d'Abraham ?

R. Elle traversa la ville de Québec et la rivière Saint-Charles, et rentra, en grande partie, dans le camp de Beauport.

D. Quelle conduite tint M. de Vaudreuil, après cette désastreuse journée ?

R. Il assembla un conseil de guerre, pour aviser aux moyens qu'il convenait de prendre dans les circonstances où l’on se trouvait, et il y fut décidé qu’on se retirerait à la rivière Jacques-Cartier.

D. Que fit le chevalier de Lévis, en apprenant le résultat de la bataille des plaines d'Abraham ?

R. Il partit en toute hâte pour la rivière Jacques- Cartier, où il arriva le 17 septembre, et prit le commandement de l’armée.

D. Quelle représentation fit-il au gouverneur ?

R. Il lui représenta qu’il fallait ou brüler la ville, ou, par une victoire prompte, l'empêcher de tomber au pouvoir de l'ennemi,

D. Quelle douloureuse nouvelle apprit-il, comme son avant-garde allait traverser la rivière St, Charles ?

R. Il recut la nouvelle de la reddition de Québec.

M. de Ramezay, qui y commandait, avait capitulé la veille, malgré les espérances certaines d’un secours prochain, et, avant même qu'il y eût une seule batterie de dressée contre la place, M.de Lévis ne put contenir son indignation.

D. Que fut-il stipulé par la capitulation ?

R. II fut stipulé que la garnison sortirait avec les hommes de la guerre et serait embarquée aussi conve-

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