‹ Extrait du procès verbal de la conférence tenue dans une des salles du Séminaire de Saint Sulpice, le 15 février 1849 [microforme]Chapitre 3 sur 3 · ADMISSION AUX SACREMENTS · texte numérisé non relu

ADMISSION AUX SACREMENTS

19. Dans l'extrême nécessité, l'on n’admimstrera aux malades, que l’on ne pourra faire sortir des mauvaises maisons, que la Pénitence, l’Extrême-Onction, avec lPIndulgence en articulo mortis; mais l'on exigera auparavant la réparation des scandales. L’on fera les choses aussi simplenient et sccrètement qua possible ; de manière à satisfaire aux Règles de l'Eglise, et à inspirer en même temps de l'horreur pour de pareilles maisons. On excitera toutefois les malades au désir de la communion.

29. Les filles qui sont tombées en faute ne devront être ordinairement admises à la communion quo trois mois après leurs couches.

3°. On ne leur permet pas la communion dans le temps de leur grossesse,

49. Hubituatus est ille qui habitum contrarit inaliquo peccato de quo non ndhuc est confessus. (S. Lig.)

5°. Recidivus est ille qui post confessionem eodem vel quasi eodem modo est relupaus absque emendatiune. Idem.)

La meilleure marque pour s'assurer que l’habitude est rompue, est la générosité avec (inalis le pécheur s’assujétit à des choses pénibles à la nature, v. g. à confesser des péchés cachés, à renoncer à l'amitié de certaines personnes pour lesquelles ils ressent un violent penchant, à restituer le bien mal acquis.

6°, Les bouchers qui tuent, les boulangers qui cuisent, les jardiniers qui cenillent, les gens qui voyagent avec des charges, les dimanches et fêtes, pour le marché du lendemain, ne doivent pas être inquiétés, pourvû qu'ils ne fassent que le strict nécessaire. Même conduite à l'égard des navigateurs qui, par necessité de gagner leur vie, travaillent et perdent la messe, les dimanches et fêtes, qu'ils passent à bord de leurs vaisseaux.

Même conduite envers ceux qui vendent des provisions, pourvû que ce ne soit que pour les besoins du jour. Ii faudrait être plus sévère à l’égard des aubergistes qui vendent des liqueurs enivrantes ces jours-là, excepté quand ils reçoivent de vrais voyageurs.

T°. Ceux qui se présentent au mariage avec des habitudes tout-à-fait indignes de l’absulution, doivent être excités à la contrition parfaite, instruits des devoirs du mariage et laissés à leur bonne foi pour réception de ce sacrement. 11 ne faudrait les engager à différer que lorsqu'il y a espérance de succès et. qu’il n’y a point de s:andale à craindre. Il est à souhaiter que la pratique de ne publier les bans de mariage qu’aprés que les parties se sont coufessées, s’introduise partout.

8°. Tactusinter conjuges sunt mortales quandô intervenit pollutio,vel periculum proximum pollutionis extra vas naturale. Chaque confesseur fera bien de conseiller aux gens mariés de faire quelque prière avant et après l’action du mariage,

9°. Les enfants qui n’ont pas sept ans pourront recevoir l’absolution, l’extrême-onction et PIndulgence et si, vers l’âge de 8 à 9 ans, ils sont suffisamment iustruts, on pourra leur donner la communion et leur faire recevoir la confirmation.

10°. Faire tout au monde pour engager les Odd-Fellous à quitter cette Société ; toutefois ne les y obliger sous peine de refus de l’absolutiou que lorsque le confesseur s'aperçoit qu’il y a dans cette association, machinations contre ln Religion on l'Etat,

11°. Le jeu intésessé peut ètre toléré s’il n’est pas Une occasion prochaine de ruine temporelle ou spirituelle, en exposant les joueurs à des pertes considérables, ou à des emportements furieux, à des blas-

phèmes, etc.

(Signé) PHg@. ÉV. DE MONTREAI.

(Contresigné) A. Pmson#faucr, Ptr. Secrétaire. FA

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