‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 100 sur 200 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Que la volonté générale est indestructible.

Tant ique plusieurs hommes réunis se considèrent comme un seul corps, ils n'ont qu'une ^eule volonté qui se rapporte à la commune conservation et au bienêtre général. Alors tous les ressorts de letat sont vigoureux et simples, ses maximes sont claires et lumineuses; il na point d'intérêts embrouillés, contradictoires; le bien commun, se montre partout avec évidence, et ne demande que du bon sens pour être aperçu. La paix , runion , régalité, sont ennemies des subtilités politiques. Les hommeà droits et simples sont difficiles à tromper à cause de leur simplicité : les leurres , les prétextes raffinés ne leur en imposent point; ils ne sont pas même assez fins pour être du^ pes. Quand on voit chez le plus heureux peuple du monde des trpupes de paysans régler les afFaires de Fétat sous un chêne , et se conduire toujours sagement, peut-on s'empêcher de mépriser les raffinements des autres nations , qui se rendent illustres «t misérables avec tant d'art et de mystères?

Un état ainsi gouverné a besoin dé très peu de lois ; et, à mesure qu'il devient nécessaire d'en promulguer de nouvelles, cette ïiécessité se voit universellement. Le premier qui les propose ne fait que dire ce

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