LIVRE IV, GlTAPITRÊ Illd 22i
par les maximes et par la fortune , le choix deviendroit presque indifFérent. Mais j'ai déjà dit qu'il n'y avoit point de véritable démocratie.
Quand le choix et le sort se trouven|ipiôlés , le premier doit rempliivles placés qui demandent des talents propres y telles que les emplois militaires : lautre con^ vient à cdles où suffisent le bon sens , la justice, Hntégrité , telles que les charges de judicature ; parceque „ dans un* état bien constitué, ces qualités sont com- Baunes à tous les citoyens.
Le sort ni les suffrages n ont aucun lieu dans le gouvernement monarfthique. Le monarque étant de droit seul prince et magistrat unique , le choix de ses lieutenants n'appartient qu'à lui. Quand l'abbé de Saint-Pierre proposoit de multiplier les conseils du roi dé France et d'en élire les membres par scrutin , il ne voyoit pas qu'il proposoit de changer la foime du gouvernement.
Il me resteroit à parler de la manière de donner et de recueillir les voix dans l'assemblée du. peuple; mais peut-être l'historique de là police romaine à cet égard expliquera-t-il plus sensiblement toutes les maximes que je pourrois établir. Il n'est pas indigne d'un lecteur judicieux de voir un pea.en détail corn? ment se trfîteient les afi&ires publiques et particulières dans un conseil de deux cent mille hommes.
aSo pu CONTRAT SOCIAL.