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CHAPITRE IV

Des coaiices romains.

Nous n'avons nuls monuments bien assurés des premiers temps de Rome; il y a même grande apparence que la plupart des cboses qu'on en débite sont des fables > ; et en général la partie la plus instructive des annales des peuples , qui est l'histoire de leur établissement, est celle qui nous manque le plua« L'expérience nous apprend tQus les jours de quelles causes naissent les révolutions des empires : mais , comme il ne se forme plus de peuple, nous n'avons guère que des conjectures pour expliquer comment ils se sont formés.

Les usages qu'on trouve établis attestent au moins qu'il y eut une origine à ces usages. Des traditions qui remontent à ces origines , celles qu'appuient les plus grandes autorités, et que de plus fortes raisons confirment, doivent passer pour les plus certaines. Voilà- les maximes que j'ai tâché de suivre en recherchant comment le plus libre et le plus puissant peuple de la terre exerçoit son pouvoir .suprême.

Après la fondation de Rome, la république naissante, c'est-à-dire l'armée du fondateur, composée d'Albains , de Sabins , et d'étrangers , fat divisée en

' Le nom de Borne , qa*on prétend venir de Bomulus, est grec, et signifie /orce; le nom de Numa est grec aussi, et signifie loi. Quelle apparence que les deux premiers rois de cette ville aient porte d'avance des noms si bien relatifs à ce qu'ils ont fait ?

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