‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 113 sur 200 · LIVRE IV, GHAPItAE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV, GHAPItAE IV

core , uniquement parceque ses lois ne conviennent qu'à de méchants homiÈies.

On distribua donOôux-cito^Kèns des tablettes par lesquelles chacun pouvoit voter sans qu on sût quel étoit son avis : on établit aussi de nouvelles formalités pour le recueillement des tablettes , le compte des voix, la comparaison des nombres, etc. ; ce qui n'empêcha pas que la. fidélité des officiers chargés de ces iPonctions ' né fût souvent suspectée. On fit enfin , pour empêcher la brigue et le trafic des suffrages, desédits dont la multitude montre Tinutilité.

Vers les derniers temps on étoit souvent contraint de recourir à des expédients extraordinaires pour suppléer à Tinsuffisancedes lois : tantôt on supposoit des prodiges ; mais ce moyen , qui pouvoiten imposer au peuple , n en imposoit pas à ceux qui le gouvernoient : tantôt on conw)quoit brusquement une assemblée avant que les candidats eussent eu le temps de faire leurs brigues :'^ts#tôt on consumoit toute une séance à parler quand on voyoit le peuple gagné prêt à prendre un mèixvais parti. Mais enfin Tambition éluda tout; et ce qu'il y a d'incroyable , c'est qu'au milieu de tant d'abus ce peuple immense, à la faveur de ses anciens règlements, ne laissoit pas d'éUre les magistrats , de passer les lois , de juger les causés , d'expédier les affaires particuhères et publiques , presque avec autant de &cilité qu'eût pu faire le saiat luimême.

* Custodes, diribitoreSf rogatores suffragiorum.

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