‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 141 sur 200 · CHAPITRE IV. 3<II · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. 3<II

auquel tous Aspirent et qui excite la concurrence ^t Témulation. Les parents qui préféreront Féducation domestique, et fieront élever leujpa enfants sous lanrs yeuï, doivent cependant les envoyer à ces exercices. Leur instruction peut être domestique et particulier^, mais leurs jeux doivent toujours être publics et communs à tous ; car il ne s'agit pas seulement ici de les oficuper , de leur former une constitution robuste; de les rendre agiles et découplés, mais de les accoutumer de bonne heure à la régie , à Tégalité , à la fraternité, aux concurrences, à vivre sous les yeux de leurs dmcitoyens , et à désirer l'approbation publique. Pour cela , il ne faut pas que les prix et récompenses des vainqueurs soient distribués arbitrairement par les maitres des exercices , ni parles chefs des collèges , mais par acclamation et au jugement des spectateurs; et l'on peut compter que ces jugements seront toujours justes , surtout si Ion a soin de rendre ces jeux attirants pour le public , en les ordonnant avec un peu d'appareil, et* de façon qu'ils fassent spectacle. Alors il est à présumer que tous les hponêtes geng et tous les bons patriotes se feront un devoir e| un plaisir d'y assister. * ,

A Beroe, il y a un exercice bien sii^ulier pour les jeunes patriciens qui sortent du collège. C'est ce qu'on appelle Xétat extérieur. C'est une copie en petit de tout ce qui compose le gouvernement de la république. Un aénat, desavoyés, des officiers, des huissiers , des orateurs, des causes; des jugements, des solennités. L^'état extérieur a même un petit gouvernement et quelques rentes; et cette institution , autorisée et pto^

3o2 GOUVERNEMENT DE POLOGNE.

tégée par le souverain , est la pépiiiièi*e des hommes d'état qui dirigeront un jour les afiaires publiques dans les mêmes emplois qu ils n. exercent d'abord que par jeu.

Quelque forme qu on donne à Féducation publique , dont je n'entreprends pas ici le détail , il convieat d'établir mi collège de magistrats du premier rang qui en ait la suprême administration ^ et qui nomme , révoque et change à sa volonté tant les principaux et chefs des ooUéges, lesquels seront eux'^mémes , comme je l'ai déjà dit^ des candidats pdm* les liantes magis- 1;ratures, que les maîtres des exercice, dont on aura soin d'exciter aussi le zèle et la vigilance par des places plus élevées, qui leur seront ouveiles ou fermées se^ Ion la manière dont ijts auront rempli celles-là. Gomme c'est de^es étabUssements que dépend l'espok de 4a république, la gloire et le sort de la 'nation, je les trouve, je l'avbue, d'une importance que je suis bien surpids qu'on n'ait songé à leur donner nulle part, ie suis^fjQigé pour l'humanité que tant d'idées qui me paroissent bonnes et utiles se trouvent ttnijeurs , quoi- ' qu^ très praticables , . si loin-de tout ce qui sev&it.

Au reste, je ne fais ici qu'indiquer; mais c'est àsscfE pour ceux à qui je m'adresse. Ces idée* mal développées montrent de loin les routes inconitues aux modernes par lesquelles les anciens menoient les hom* mes à cette vigueur d'ame, à ce zélé patriotique, à cette estime pour les qualités vraiment personnelles, sans égard à ce qui n'est qu'étranger à l'homme, qui sont parmi nous sans exemple, mais dont les levains difeis les cœurs de tous les hçmmes n'attendent pour

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