‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 140 sur 200 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

est possible , tous distingués par leurs mœurS , par leur probité , par leur bon sens , par leurs lumières , et tous destkiés à des ençlœs , non plus importants ni plus honorables ^ car eela n'est pas possible , tuais moifis pénibles et plus éclatants , lorsqu'au bout d'un certain nombre d'années ils auront bien rempli celui- Jà. 6àrdez*vous surtout de faire un métier de l'état de pédagogue. Tout homoie public en Pologne ne doit avoir d'autre état permanent que celui de citoyen. Tous les postes qu'il remplit, et surtout ceux qui sont importants , comme celui-ci , ne doivent être considérés que comme des places d'épreuve et des degrés pour monter plus hant après l'avoir mérité. J'exhorte les Polonois à fietire attention à cette maxime , sur la* quelle j'insisterai souvent : je la crois la clef d'un grand ressort dans l'état. On verra ci-après comment on peut, à mon avis , la rendre praticable sans excep* tion.

Je n'akne point ces distinctions de collèges et d'académies , qui font que la noblesse riche et la noblesse pauvre sont élevées différemment et séparément. Tous étant ^gaux par la constitution de l'état doivent être élevés ensemble et de la même manière ; et si Ton ne peut établir une édacation pubUque tout-à*fait gratiHte , il faut du moins la mettre à un prix que les pauvres puissent payer. Ne pourroit-on pas fonder dans ehaque collège un certain nombre de places purement gratuites^, c'est-à-dire aux frais de l'état , et qu'on appelle en France des bourses? Ces places, données aux enlants des pauvres gentilshommes qui auroient bien mérité de la patrie, non comme une aumône,, mais

3oO GOUVERNEMENT DE POLOGNE.

comme une récofDpense des bons services des pères , deviendroient à ce titre honorables, et pourroieftt produit» un double avantage *qui ne sei*bit pas à négliger. Il faudroit pour cela <|ue la nomination n^tt' fut pas arbitraire, mais se ât par une espèce de jugement dont je parlerai ci-après. Ceux qui rempliroient ces places seroient appelés enfiin);s de TétâtV et distingués par quelque marque honorable qui donnçroit la préséance sur les autres enfants de leur âge, sans excepter ceux des grands.

Dans tous les tolleges il faut établir un gymnase ou lieu d'exercices corporels pour Icfe calants. Cet aiv. ticle si négligé es^, selon moi, la partie la phi»importante de l'éducation , non seulement pour former des teoipéraments robustes et sains, mais encore plus pour lobjet moral, qu'on néglige ou qu'on ne remplit que par un tas de préce]ites p^dantesques et vains qui sont autant de paroles perdues. Je ne redirai jamais assez que là bonne éducation doit être négative. Empêchez les vices de naitre, vous* aurez assez fait pour la vertu. Le moyen en est de là dernière facilité dans la bonne éducation publique; c'est de tenir toujours les enfants en haleine, non par d'ennuyeuses études où ils n'entendent rien et qu'ilè prennent en haine par cela seul qu'ils sont forcés de rester en-^laœ, mais par des exercices qui leur plaisent, en satis&isant au besoin qu'en croissant a leur corps de s'agi* ter , et dont l'agrément pour eux ne se bornemfias là.

On ne doit point permettre qu'ils jouent séparément à leur fantaisie, mais tous ensemble et en public, de manière qu'il y ait toujours un but commun

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