‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 109 sur 324 · Un objet de convoitises ou d'exploitation, un objeclil · texte numérisé non relu

Un objet de convoitises ou d'exploitation, un objeclil

3. Anarchie dans Home, de 58 à 50 : Clodius, Milon, Pomp<*e. Cras-

>//>', {^taiont desmanwros de petits

tyrans : tyrannie do Ct'^nr depuis

'i'. Jtemarquez comme les cx])res-

sions de Montesqu ieu s'a ppl iq uent , mieux encore qu'aux révolutions «le Home et d'Athènes, à celles de la France de 1 7^3 à 1 799 : les membres de la Convention, les Directeurs, furent autant « de petits tyrans »; puis « un seul tyran »

s'éleva, et le peuple perdit et cequi lui restait de liberté et la licence de sa corruption. « Le tvran ». dit Platon. Hépublique, VIll, p. W>9, « est un lils dénaturé et parricide.

Le peuple qui lui a donné naissance iWvra \e v\o\vtt\v , Uû o.i sa swile ; \>x\\s \e VNtau W <\fô^àat\stfïv%L cl le ïvavv*i^*- »

II est vrai que ceux qui corrompirent les républiques grecques ne devinrent pas toujours tyrans. C'est qu'ils s'étaient plus attachés à l'éloquence qu'à l'art militaire*; outre qu'il y avait dans le cœur de tous les Grecs une haine implacable contre ceux qui renversaient le gouvernement républicain : ce qui fit que l'anarchie dégénéra eu anéantissement, au lieu de se changer en tyrannie.

Mais Syracuse, qui se trouva placée au milieu d'un grand nombre de petites oligarchies changées en tyrannies»; Syracuse, qui avait un sénat' dont il n'est presque jamais fait mention dans l'histoire, essuya des malheurs que la corruption ordinaire ne donne pas. Cette ville, toujours dans la licence* ou dans l'oppression, également travaillée par sa liberté et par sa servitude, recevant toujours l'une et l'autre comme une tempête, et malgré sa puissance au dehors, toujours déterminée à une révolution par la plus petite force étrangère, avait dans son sein un peuple immense, qui n'eut jamais que cette cruelle alternative, de se donner un tyran ou de l'être lui-même^. (Livre YIIl, chap. n.)

DE l'esprit d'égalité EXTREME

Autant que le ciel est éloigné de la terre, autant le véritable esprit d'égalité l'est-il^ de l'esprit d'égalité extrême. Le premier ne consiste point à faire en sorte

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