COMMERCE ET RICHESSE
Ion* : il polit et adoucit les mœurs barbares, comme nous le voyons tous les jours. (Livre XX, chap. i.)
DE l'esprit du commerce
L'effet naturel du commerce est de porter à la paix Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes : si Tune a intérêt d'acheter, l'autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels.
Mais si l'esprit de commerce unit les nations, il n'unit pas de même les particuliers. Nous voyons que, dans les pays» où l'on n'est affecté que de l'esprit de commerce, on trafique de toutes les actions humaines et de toutes les vertus morales : les plus petites choses, celles que l'humanité demande, s'y ïont ou s'y donnent pour de l'argent.
L'esprit de commerce produit dans les hommes un certain sentiment de justice exacte, opposé d'un côté au brigandage, et de l'autre à ces vertus morales qui font qu'on ne discute pas toujours ses intérêts avec rigidité, et qu'on peut les négliger pour ceux des autres.
La privation totale du commerce produit au contraire le brigandage, qu'Arislote met au nombre des manières d'acquérir'. L'esprit n'en est point opposé à de certaines
arrange sa pensée : Gallis autem provincianim propinquitas et iransmarinarum rerttm notitia multa ad copiant et nsuslargitur; paulaiim adsuefacti superari muliisque victi proeliis^ ne se quidem ipsi cum illis (les Germains) virtute comparant.