Ibidem, lib. III
5. M. Radet {Annales des Universités du Midi, 1895, p. 138) a très bien marqué le double caractère de l'œuvre d'Alexandre :
« Jusqu'en 330, il reste le champion de l'Eurone et le stratè{ir<' autocrate de rilellade : son expé dition est
guerres
Darius, tout change. L'Empire des Achéménides n'ayant plus de maître légitime, Alexandre s'en proclame l'héritier; il pense et agit en successeur de Cyrus; il prétend à la domination universelle, et pour assurer l'unité du monde, il veut en être le dieu. Dans la première période, Alexandre conquiert l'Asie ; dans la seconde, 1 Asie conquiert Alexandre. * 6. Ç:éVa\V\vi tCk^sv-W «5î\vvAçx\^
est une revanche des \ iP\v\\.avc\v\o,,QL\\\ves\\\*à^^\*i\-A«f ^*^ médiques. A la mort de \ Fortune d'Alexandre .^—\>»^^- ^'
ALEXANDRE
Il ne partit qu*après avoir assuré la Macédoine contre les peuples barbares qui en étaient voisins et achevé (l'accabler les Grecs; il ne se servit de cet accablement que pour l'exécution de son entreprise ; il rendit impuissante la jalousie des Lacédémoniens ; il attaqua les provinces maritimes ; il fit suivre à son armée de terre les côtes de la mer, pour n*être point séparé de sa flotte; il se servit admirablement bien de la discipline contre le nombre; il ne manqua point de subsistances; et s'il est vrai que la victoire lui donna tout, il fit aussi tout pour se procurer la victoire.
Dans le commencement de son entreprise, c'est-à-dire dans un temps où un échec pouvait le renverser, il mit peu de chose au hasard : quand la fortune le mit audessus des événements, la témérité fut quelquefois un de ses moyens. Lorsque avant son départ il marche contre les Triballions et les Illyrions*, vous voyez une guerrf comme celle que César fit depuis dans les Gaules'. Lors qu'il est de retour dans la Grèce*, c'est comme malgr lui qu'il prend et détruit Thèbes : campé auprès de leu ville, il attend que les Thébains veuillent faire la pai?
1. Texte primitir du début de ce chapitre : « Alexandre fit une grande conquête. Voyons comment il se conduisit. On a assez parlé de sa valeur, parlons de sa prudence.
« Les mesures qu'il prit furent justes. Il ne partit qu'après avoir achevé, etc.... entreprise; il ne laissa rien derrière lui contre lui.
11 attaqua, etc.... victoire.
« Voici comme il lit ses conquêtes; il faut voir comme il les cimserva . » Tout ce développement a beaucoup nB^nv, en ampleur.