‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 153 sur 324 · Yovex Arrien, de Expedi- ^io/te Alexandrie iib · texte numérisé non relu

Yovex Arrien, de Expedi- ^io/te Alexandrie iib

3. Montesquieu veut dire i là qu'Alexandre fit cette guci qui était contre des Barba' avec la même tactique puis»

et serrée dont César usa co' la Gaule.

i. Ibidem.] — Chap. vu et « Arrivé d(;vant cette ville, i donna le temps de se repc Mais les Thébains invitaient des proclamations, ceux qui laient concourir à mettre la en liberté, à se ranger dani ligue. Alexandre, dès loi pensa \\\v\s v\\\a\^ \^\ierce.

\ larque, Alexandre.

ALEXAîS'DRE. 153

ils précipitent eux-mêmes leur ruine. Lorsqu'il s'agit de combattre les forces maritimes des Perses*, c'est plutôt Parménion qui a de l'audace, c'est plutôt Alexandre qui a de la sagesse. Son industrie* fut de séparer les Perses des côtes de la mer, et de les réduire à abandonner euxmêmes leur marine, dans laquelle ils étaient supérieurs. Tyr était par principe attachée aux Perses, qui ne pouvaient se passer de son commerce et de sa marine; Alexandre la détruisit. Il prit l'Egypte, que Darius avait laissée dégarnie de troupes pendant qu'il assemblait des armées innombrables dans un autre univers'.

Le passage du Granique fit qu'Alexandre se rendit maître des colonies grecques ; la bataille d'Issus lui donna ' Tyr et l'Egypte; la bataille d'ArbelIes lui donna toute la terre.

Après la bataille d'Issus, il laisse fuir Darius, et ne s'occupe qu'à affermir et à régler ses conquêtes : après la bataille d'ArbelIes, il le suit de si près* qu'il ne lui laisse aucune retraite dans son Empire. Darius n'entre dans ses villes et dans ses provinces que pour en sortir : les marches d'Alexandre sont si rapides, que vous croyez voir l'empire de l'univers plutôt le prix de la course, comme dans les jeux de la Grèce, que le prix de la victoire.

C'est ainsi qu'il fit ses conquêtes : voyons comment il les conserva*.

11 résista à ceux qui voulaient qu'il traitât^ les Grecs

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