EFFET DU SERMENT CHEZ UN PEUPLE VERTUEUX
Il n'y a point eu de peuple, dit Tite-Live *, où la dissolution se soit plus tard introduite que chez les Romains, et où la modération et la pauvreté aient été plus longtemps honorées.
Le sernuMi! eut tant de force chez co peuple, que rioii no l'attacha ])lns aux lois. Il fit bien des fois, pour rol)scrver, ce qu'il n'aurait jamais fait pour la gloire ni pour la patrio'.
Quiutiiis (lincinnatus, consul, ayant voulu lever uiio armée dans la ville contre les Ècpies oi les Volsques, les tribuns s'y opposèrent. « Eh bien! » dit-il, « que tous ceux qui ont fait serinent au consul de l'année précédente marchent sous mes enseignes*. » En vain les
1. Nous donnons ici, on particulier, un très lonj; (h'velojjpe- UHMit sur riiisloiro intérieure et la constitution de Uonie (ici, pa},'es 1()5 <'t suiv.), dévelopixMUcnt qui seinl)l«> liien avoir elô écrit par M(>nt('S(|ui(>u pour coiupléler les Considérations, et qui 1»'S complète en effet. C'est un uion-eau écrit tout d'une suite, entièrrnienl achevé, et (pii narait un peu isolé ihwsV Esprit (1rs Lois, :^. Livre /./ — Préface : ^idla r/mjfia/it rcspiiblUa me major iwc
snnclior nec bonisexemplis tUtutr fuit, nec in quam tamsa'oavaritia inxitrinque immiifraverint^ nec uhi tanins ac tam diit jHiujterlati ac parsimoniae honos fuerit.