‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 167 sur 324 · Tite-Live, livre 111.] — Ch.w · texte numérisé non relu

Tite-Live, livre 111.] — Ch.w

« C'est <iu'à celte époque», ajoute l'historien latin, « Rome n était pas négligente d(? ses serments, ce qui est la maladie de notiv >iccle : chacun n'accommodaiî |Kisà ses \jesoVivà\<is\Q\% ^\.\<is stwattnts \VAV Civis \\iVwvv<iVaX\Q\!»s» v^X'ï'Qmr

LE PEUPLE ROMAIN

tribuns s'écriérent-ils qu'on n'était plus lié par ce serment, que, quand on l'avait fait, Quintius était un homme privé. Le peuple fut plus religieux que ceux qui se mêlaient de le conduire ; il n'écouta ni les distinctions ni les interprétations des tribuns.

Lorsque le même peuple voulut se retirer sur le Mont- Sacré, il se sentit retenir par le serment qu'il avait fait aux consuls de les suivre à la guerre*. Il forma le dessein de les tuer : on lui fit entendre que le serinent n'en sul)sisterait pas moins. On peut juger de l'idée qu'il avait de la violation du serment, par le crime qu'il voulait commettre.

Après la bataille de Cannes, le peuple, effrayé, voulut se retirer en Sicile; Scipion lui fit jurer qu'il resterait à Rome : la crainte de violer leur serment surmonta toute autre crainte*. Rome était un vaisseau tenu par deux ancres dans la tempête : la religion et les mœurs '.

(Livre VIII, chap. xin.)

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