‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 172 sur 324 · Strabon, liv. XV.] — Ch. i · texte numérisé non relu

Strabon, liv. XV.] — Ch. i

6. Hérodote, in Melpomene.] — Hérodote a donné aux neuf livres de son histoire le nom des Muses.

IV, xLiv : « La plus grande partie de l'Asie fut décovvvevte. v'v^^ ^^^ riws ï>, eVc. W ^îl^vV. ^<ii\i^^vi&^'^^

ment les Perses ne l'avaient-ils pas fait auparavant? Que leur servaient des mers qui étaient si proches d*eux, des mers qui baignaient leur Empire? Il est vrai qu*Alexandre conquit les Indes : mais faut-il conquérir un pays pour y négocier? J'examinerai ceci.

L'Ariane*, qui s'étendait depuis le golfe Persique jusqu'à rindus, et de la mer du midi jusqu*aux montagnes des Paropamisades*, dépendait bien en quelque façon de l'Empire des Perses'; mais, dans sa partie méridionale, elle était aride, brûlée, inculte et barbare*. La tradition* portait que les armées de Sémiramis et de Cyrus avaient péri dans ces déserts ; et Alexandre, qui se fît suivre par sa flotte, ne laissa pas d'y perdre une grande partie de son armée. Les Perses laissaient toute la côte au pouvoir des Ichtyophages^, des Orittes, et autres peuples barbares 7. D'ailleurs les Perses n'étaient pas navigateurs, et leur religion même leur ôtait toute idée de commerce maritime 8. La navigation que Darius fit faire sur l'Indus et la mer des Indes fut plutôt une fantaisie d'un prince qui veut montrer sa puissance, que le projet réglé d'un monarque qui veut l'employer. Elle n'eut de suite ni pour le connnercc ni pour la marine, et si l'on sortit de l'ignorance, ce fut pour y retomber'^.

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