Il se priva de la moitié do la
riuissance royale, dit Denys d'IIaicarnasse, liv. IV, p. 22*J.] — Chap.
XXV. Montesquieu semble opposer ici le j)enple au corps des patriciens : en réalité ces deux choses furent longtemps identiques, et ce ne fut que plus tard que le mot peuple comprit également la plèbe. Cf. p. 179, n. 3.
•i. Sur les plus riches, dit Denys, IV, ix.
5. On croyait que, s'il n'avait pas été prévenu par Tarquin, il aurait établi le gouvernement populaire (Denys d'IIalicarnasse, liv.
IV, p. 243).] — Chap. xi,. La tradition voulait même que la nomination des premiers con.suls.eii .*i(l*.>, eût été faite d'après les règlements laissés |)ar Servius (ex rommentarii& Sev. 'ïullu.,T\\vi.-\XNVi, A^
168 LESPRIT DES LOIS.
puissance augmenta ; mais ce qu'il y avait d*odicux dans cette puissance devint plus odieux encore,: il usurpa le pouvoir du peuple: il fit des lois sans lui; il en fît même contre lui*. 11 aurait réuni les trois pouvoirs dans sa persoinie : mais le peuple se souvint un moment qu*ii était législateur, et Tarquin ne fut plus^.
U. — RÉFLEXIONS GÉNÉRALES SCR L*ÉTAT DE RONE APRÈS l'expulsion DES ROIS
On ne peut jamais quitter les Romains: c*est ainsi qu'encore aujourd'hui, dans leur capitale, on laisse les , nouveaux palais pour aller chercher des ruines; c*esl ainsi que l'œil, qui s'est reposé sur l'émail des prairies, aime à voir les rochers et les montagnes'.
Los familles patriciennes avaient eu, de tout temps, de grandes prérogatives. Ces distinctions, grandes sous les rois, devinrent bien plus importantes après leur expulsion. Cela causa la jalousie des plébéiens, qui voulurent les abaisser. Les contestations frappaient sur la constitution sans affaiblir le gouvernement : car, pourvu que les magistratures conservassent leur autorité, il était assez indifférent do quelle famille étaient les magistrats*.