La pit'bo
o. Liv. VI, p. 410 et 411
(!li. Lxxxn. 0. Liv. IX, p. (MKi.J — Cil. xlix.
Malgré le témoignage de Denys, on peut hésiter à admettre que la plèbe se soit réunie séparément
Sar curies, ce qui était la vieille ivision de la cité patricienne. Il est probable que dès l'origine ses assemblées particulières ont été les assemblées par tribus. C'est ce qu'il faut retenir de ce développement de Montesquieu : les comices par centuries, où patriciens et plébéiens étaient mêlés, déplaisaient cependant à la plèbe, à cause des formalités qui en entravaient la tenue et ae la prépondérance qui v était faite à la richesse. Elle préfère i'asseiuhU'*»
par Irlbvis, vèwuvow Vv^wv^. ^f5^^^sKt^pVi\q\\c eV. i\ VètavV »i.vi V4.v\j\siVvft ^^ \ tenait \c xv''J^Vv\v:;vïi\..
17 i L'ESPRIT DES LOIS
dos résistances, le sénat y acquiesça. Pour composer ces lois, on nomma des décemvirs. On crut qu*on devait leur accorder un grand pouvoir, parce qu*ils avaient à donner dos lois à des partis qui étaient presque incompatibles. On suspendit la nomination de tous les magistrats; et. dans les comices, ils furent élus seuls administrateurs de la république. Ils se trouvèrent revètiis de la puissance consulaire et de la puissance tribunitienne*. L'une lour donnait \e droit d'assembler le sénat; l'autre, celui d'assembler le peuple : mais ils ne convoquèrent ni le sénat ni le peuple. Dix hommes dans la république eurent seuls toute la puissance législative, toute la puissance oxéoutrico, toute la puissance des jugements. Rome se vit soumise à une tyrannie aussi cruelle que celle «le Tarquin. Quand Tarquin exerçait ses vexations, Rome était indignée du pouvoir qu'il avait usurpé; quand les (h'couiviis exorcèrent les leurs, elle fut étonnée du pouvoir (ju'ollo avait donne*.
Mais quoi était co système de tyrannie, produit par (1»"^ <4(Mis qui n'ayaienl obtenu le pouvoir politique et niilitairo que par laromiaissanc^ des affaires civiles', et qui. dans les oiroouslancos de ces temps-là, avaient besoin au (l(Mlans (le la làchoté des citoyens pour qu'ils se laissasson I fçouvcrner, et de leur courage au dehors pour les dolendro?
Le sj)octaolo do la mort do Virginie, immolée par sou pôro à la pudour ot à la liberté, fit évanouir la puissance dos (léconivirs. Chacun se trouva libre, parce que chacun fut olï'onsé; tout lo monde devint citoyen, parce que tout
1. Ou ulutôt on supiÂ;ima pcn- (laiil la (liiiTo (lo leur fiiagistra- Im»' «'onsiils o[ tribuns.
2. 1)(' i.'Jl à IH). Los (l«''i.'onivii> s .'i|i|)*'laioiit Xviri Icfjibns scrihitn lis. (Volait d'aillours l'usajio.
dans r;Hili<|uil<'>, do o«)idV'ror los pouvoirs absoiiiî) ,'in,v iiiajïislrats
o/i aux citoyens chargés de vu- \ Vvou cvwW.
dijîor des lois. La lex dr pn»vocatione (cf. p. 164, n. 1/ fui suspendue.
7i. D('»olaniation puro. Mi»nl«'«- (juiou ouldio (juo les déciMnvu"^.
oouiuie tous les niaf^istrat» n»niains, unissaient uécc^ssaiit'nM'nt \»» \^ov\naV\y \\\\\\Va\vft tV V^\undio-
LE PEUPLE ROMAIN
le monde se trouva père*. Le sénat et le peuple rentrèrent dans une liberté qui avait été confiée à des tyrans ridicules.
Le peuple romain, plus qu'un autre, s'émouvait par les spectacles : celui du corps sanglant de Lucrèce fit finir la royauté; le débiteur qui parut sur la place couvert de plaies fit changer la forme de la république*; la vue de Virginie fit chasser les décemvirs; pour faire condamner Manlius, il fallut ôter au peuple la vue du Gapitole; la robe sanglante de César remit Rome dans la servitude.