‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 192 sur 324 · Comme celles qui permettaient d'appeler au peuple des or · texte numérisé non relu

Comme celles qui permettaient d'appeler au peuple des or

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donnances de tous les magistrats.] — Le dictateur est un magistrat sine provocationey « dont on ne peut appeler ». En réalité, le dictateur, n'étant nommé que pour une affaire déterminée, n avait aucune action sur l'assemblée du peuple, et d'ailleurs, après la 2* guerre punique, il n'y eut vUi% de diclaleuv, eV V^^s^vc^A^'ê ^«e^

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puissance exécutrice, parce qu'il était jaloux de sa gloire.

La part que le sénat prenait à la puissance exécutrice était si grande, que Polybe dit que les étrangers pensaient tous que Rome était une aristocratie'. Le siénat disposait des deniers publics et donnait les revenus à ferme; il était l'arbitre des affaires des alliés; il décidait de la guerre et de la paix, et dirigeait à cet égard les consuls; il fixait le nombre des troupes romaines et des troupes alliées, distribuait les provinces et les armées aux consuls ou aux préteurs ; et l'an du commandement expiré, il pouvait leur donner un successeur; il décernait les triomphes ; il recevait des ambassades et en envoyait ; il nommait les rois', les récompensait, les punissait, les jugeait, leur donnait ou leur faisait perdre le titre d'alliés du peuple romain.

Les consuls faisaient la levée des troupes qu*ils devaient mener à la guerre; ils commandaient les armées de terre ou de mer, disposaient des alliés ; ils avaient dans les provinces toute la puissance de la république; ils donnaient la paix aux peuples vaincus, leur en imposaient les conditions, ou les renvoyaient au sénat'.

Dans les premiers temps, lorsque le peuple prenait quelque part aux affaires de la guerre et de la paix, il exerçait plutôt sa puissance législative que sa puissance exécutrice. Il ne faisait guère que confirmer ce que les rois, et après eux les consuls ou le sénat, avaient fait. Bien loin que le peuple fût l'arbitre de la guerre, nous voyons que les consuls ou le sénat la faisaient souvent malgré l'opposition de ses tribuns*. Mais, dans l'ivresse des prospérités, il augmenta sa puissance exécutrice*.

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