Cf. Locke, WW^'i
i. Monlesqw\euTeN\eTvV ç.çnx\-=\^x^ment sur cette \dèe d^aLivs \ V.spvvt.
des Lois. Cî. p. GO*
lierai si celui qu'il choisit est plus éclairé que la plupart des autres.
Le corps représentant ne doit pas être choisi non plus poiir prendre quelque résolution active, chose qu'il ne ferait pas bien, mais pour faire des lois, ou pour voir si Ton a bien exécuté celles qu'il a faites, chose qu*il peut très bien faire, et qu'il n'y a même que lui qui puisse bien faire.
P II y a toujours dans un État des gens distingués par la \ naissance, les richesses ouïes honneurs ; mais s*ils étaient ' confondus parmi le peuple, et s'ils n'y avaient qu'une voix comme les autres, la liberté commune serait leur esclavage, et ils n'auraient aucun intérêt à la défendre, parce que la plupart des résolutions seraient contre eux. La part qu'ils ont à la législation doit donc être proportionnée aux autres avantages qu'ils ont dans l'État : ce qui arrivera s'ils forment un corps qui ait droit d'arrêter les entreprises du peuple, comme le peuple a droit d'arrêter les leurs*.
* Ainsi, la puissance législative sera confiée, et au corps des nobles, et au corps qui sera choisi pour représenter le peuple, qui auront chacun leurs assemblées et leurs délibérations à part, et des vues et des intérêts séparés*.
Des trois puissances dont nous avons parlé, celle de juger est en quelque façon nulle. Il n'en reste que deux; et comme elles ont besoin d'une puissance réglante pour les tempérer, la partie du corps législatif qui est composée de nobles est très propre à produire cet effet'.
Le corps des nobles doit être héréditaire. Il l'est premièrement par sa nature ; et d'ailleurs il faut qu'il ait un très grand intérêt à conserver ses prérogatives,
1. La Chambre des Lords ou j 2. Le ParlemonI, formé de la Chambre Haute (llpper ifoHsi'V 1 m\iv\ou des deux Chambres. Théorie très importante et dont \a \ "h. La ^Xx^tol^tc )\^\3>\fe v»^^ tno- Constituante s'est écartée îi tort , en \ AWXct ov\ T%v«>^và%ftt \«.Viv%^<Afc» ne créant qu'une seule Chambre. \ pav Ws Ç.o\\\\\\vmvv».
LE PEUPLE ANGUÏS.
odieuses par elles-mêmes, et qui, dans un État libre, doivent toujours être en danger*....
La puissance exécutrice doit être entre les mains d'un monarque, parce que cette partie du gouvernement, qui a presque toujours besoin d'une action momentanée, es( mieux administrée par un que par plusieurs; au lieu que ce qui dépend de la puissance législative est souvent mieux ordonné par plusieurs que par un seul.
Que s'il n'y avait point de monarque, et que la puissance exécutrice fût confiée à un certain nombre de personnes tirées du corps législatif, il n'y aurait plus de liberté, parce que les deux puissances seraient unies, les mêmes personnes ayant quelquefois et pouvant toujours avoir part à l'une et à l'autre.
Si le corps législatif était un temps considérable sans être assemblé, il n'y aurait plus de liberté. Car il arriverait de deux choses l'une : ou qu'il n'y aurait plus de résolution législative, et l'État tomberait dans l'anarchie; ou que ces résolutions seraient prises par la puissance exécutrice, et elle deviendrait absolue.
Il serait inutile que le corps législatif fût toujours assemblé. Cela serait incommode pour les représentants, et d'ailleurs occuperait trop la puissance exécutrice, qui ne penserait point à exécuter, mais à défendre ses prérogatives et le droit qu'elle a d'exécuter^.
De plus : si le corps législatif était continuellement assemblé, il pourrait arriver que l'on ne ferait que suppléer de nouveaux députés à la place de ceux qui mourraient ; et dans ce cas, si le corps législatif était une fois corrompu, le