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Le roi est généralissime des troupes de terre et de mer

3. De minoribus rébus principes consultant, de majoribus ont nés; ita tamen ut ea quoique, quorum pênes plebem arbttrium est, apud principes ver Iractentur.] — Germanie de Tacite, XI.

4. Montesquieu veut dire par là que c'est de la Germanie ou'est sorti le système des assemolées populaires, des libertés publiques et de la monarchie tempérée.

Beaucoup l'ont pensé après lui.

Guizot écrit de même, mais avec plus de ménagements {Civilisation en France, Vil* leçon) : « Los Germains nous ont donné l'esprit de liberté, de la liberté telle que nous la concevons et la connaissons aujourd'hui, comme le droit et le bien de chaque individu, maitre de lui-même et de ses ac- Uons et de son sort, taat qu'il ne

nuit à aucun autre. L'idée fondamentale de la liberté, dans l'Europe moderne, lui vient de ses conquérants. ■ Ainsi présentée, cette idée n'est pas inacceplahle.

Elle l'est sous la forme plaisante que lui donne Montesquieu. « Ceït faire le goguenard ». disait Voltaire, € dans un livre de jurisprudence universelle. » La constitution anglaise, à des habitudes de liberté douze fois séculaires, joignait un rouage compliqué, formé insensiblement du travail de vingt générations.

5. 11 n'est pas douteux que Montesquieu croyait ce moment proche, en voyant reffroyable corruption qui s(' vissa il de son temps en Angleterre (cf. p. 1Ô3, n. 2). Rien ne se faisait, au Parlement, qu'à prix d'or : «« l.;i coiniptiou était si bien dans le> nupurs publi({ues et dans It'l.il politique qu'après la chute de Walpole, lord Bute, (pii l'aviiil dénoncée, tuV oVA\\j,<i ^vi \^ v^^aKxquer et de V3iç.ç.vo\.V,vvi. *^v>w çvA-

Ce n'est point à moi à examiner si les Anglais jouissent actuellement de cette liberté, ou non. Il me suffit de dire qu'elle est établie par leurs lois, et je n'en cherche pas davantage*.

Je ne prétends point par là ravaler les autres gouvernements, ni dire que cette liberté politique extrême doive mortifier ceux qui n'en ont qu'une modérée. Comment dirais-je cela, moi qui crois que l'excès même de la raison n'est pas toujours désirable, et que les hommes s'accommodent presque toujours mieux des milieux que des extrémités*?

Ilarrington, dans son Oceana^f a aussi examiné quel était le plus haut point de liberté où la constitution d'un État peut être portée. Mais on peut dire de lui qu'il n'a cherché cette liberté qu'après l'avoir méconnue, et qu'il a bâti Chalcédoine ayant le rivage de Byzance devant les yeux. (Livre XI, chap. vi.)

Trésor en marché, débattit son

1)rix avec des centaines de mem- )res, déboursa en une matinée 25000 livres sterling,'. La chute des Stuarts a mis le gouvernement aux mains de quelques jurandes familles qui, au moyen de bourjîs pourris, de députés achetés et de discours sonores, oppriment le roi, manient les passions populaires, intriguent, montent, se chamaillent, et tâchent de s'escroquer le pouvoir. » Taine, Littérature aîu/taisc, t. IV, p. 200.

1. Montesquieu, Notrs sur l'Au- (fleterre : « L'An<^h'tt'rre est ;"• fM'ésent le plus libre pays q«ii soit au monde, je n'en excepte aucune républi(|ue. Mais si la ('hanibre Basse devenait maîtresse, 'on pouvoir serait illimité et dangereux, parce qu'elle aurait en m»*'nie temps la puissance executive : au lieu qu à présent le pou-

voir illimité est dans le Parlement et le roi, et la puissance executive dans le roi, dont le pouvoir est borné. 11 faut donc qu'un bon Anglais cherche à défendre sa liberté également contre les attentats de la couronne et ceux de la Chambre. »

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