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les emplois, pourrait donner de grandes espérances et jamais de craintes, tous ceux qui obtiendraient d'elle seraient portés à se tourner de son côté, et elle pourrait être attaquée par tous ceux qui n*en espéreraient rien*.
Toutes les passions y étant libres, la haine, Tenvie, la jalousie, l'ardeur de s'enrichir et de se distinguer, paraîtraient dans toute leur étendue*; et si cela était autrement, l'État serait comme un homme abattu par la maladie, qui n'a point de passions, parce qu'il n*a point de forces'.
La haine qui serait entre les deux partis* durerait, parce qu'elle serait toujours impuissante.
Ces partis étant composés d'hommes libres, si Tun prenait trop le dessus, l'efFet de la liberté ferait que celui-ci serait abaissé, tandis que les citoyens, comme les mains qui secourent le corps, viendraient relever l'autre*.
Comme chaque particulier, toujours indépendant, suivrait beaucoup ses caprices et ses fantaisies, on changerait souvent de parti; on en abandonnerait un, où l'on laisserait tous ses amis, pour se lier à un autre, dans lequol on trouverait tous ses ennemis; et souvent, dans cette nation, on pourrait oublier les lois de l'amitié et celles de la haine.
Le monarque serait dans le cas des particuliers «; et
1. « Les ministres, ou plutôt le Premier Ministre distribue à ses amis et à ses créatures les offices et les fonctions politiques et administratives. Pilt donne et retire sa |»an>le, attaque et d«'f(Mid Walpoie. propos»' la j,'uerreou la paix, le tout pour devenir ou rester ministre . » Taine.
"L Sûtes sur l' Aiujlelcrre :
« L'arj^ent est ici souverainement eslinu-; l'honneur et la vertu peu. »>
3. Sur la nécessité des divisions dans un pavs lihre, théorie chère à. f/ontosqufeu,cC. Considérations A v^\xi^ wèccs^^xv^^ ^u droit vK)ur
A. Lutte entre les partis en Angleterre, whiys et torys.
5. Aux dernières élections an- ^Maises (1895) le parti libéral, qui était au pouvoir, a subi, contre toute attente, un irrémédiable échec. Et cela rappelle ce qui arriva sous le régne d'Anne (en 1710) : ime proclamation royale cassa le Parlement, composé en
grande majorité de whigs, el la nation envoya autant de torys qu'cUe était Jusque-là représentée par des whigs.