QU IL NE FAUT PAS TOUT CORRIGER
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comme nous sommes, disait un
gentilhomme d'une nation qui ressemble beaueeup à celle dont nous venons de donner uneJdée. ïti jiatnr rtpnrr
. ^j Qpt. E llft nous a donné une vivî|rifp rapahlA (j^AfTppgpr^
4 et propre à nous faire manquer à tous les égards ; cette f^ même vivacité est corrigée par la P^H t fiy^ g iiVllp nous
procure, en nous inspirant du goût pour le monde. Qu'on nmn Iniiin tnir que nous sommes. Nos qualités ^^ indiscrètes, jointes à notre peu de mali ce, font que les lois •^ qui gêneraient l'humeur sociatle parmi nous ne seraient
point convenables. (Livre XIX, chap. vi.)
au nom des principes. Ici il est plus réservé, il parle en homme expérimenté et prudent. Cette prudence dans la « correction des lois » est la conclusion pratique de l'Esprit des Lois. Et c'est un sentiment cher à Montesquieu ; cf.
Lettres Persanes, LXXIX : « 11 est quelquefois nécessaire de chan^'cr certames lois. Mais le cas est rare ; et lorsqu'il arrive, il n'y faut toucher que d'une main tremblante : on y doit observer tant de solennité, et apporter tant de précautions. que le peuple en conclue naturellement que les lois
sont bien saintes, puisqu'il faut tant de formalités pour les abroger. » On le retrouve dans Arsace et Isménie: « Arsace aimait si fort à conserver les lois et les anciennes coutumes des Bactriens, qu'il tremblait toujoui's au mot de la réformation des abus, parce qu'il avait souvent remarque que chacun appelait loi ce qui était conforme à ses vues, et appelait abus tout ce qui choquait ses intérêts; que, de corrections en corrections d'abus, au lieu de rectifier les choses on parvenait à les anéantir. »