‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 285 sur 324 · Au VII* et au vui* siècle · texte numérisé non relu

Au VII* et au vui* siècle

L'émigration des sectateurs de Zoroastre est un des événements les

califes. Cf. Diibeux, la Pene,\t. 337.

4. Tout cela est très vrai pour les Guèbres comme pour les Arméniens. Remarquez oien encore ici le procédé de Montcsauieu.

Rien de ce qu'il nous dit de l'Orient n'est inventé et tout s'applique merveilleusement à la persécution dirigée par Louis XIV

Plus remarquables de l'histoire de I et conUtvw^ ^Y^*^'*^'^ ^ys^iNx^Nss» erse sous le gouvernement des \ PT0\e&\»3Q\&.

11 ne restait à la dévotion qu*un second coup à faire : c'était de ruiner l'industrie ; moyennant quoi l'Empire tombait de lui-même, et avec lui, par une suite nécessaire, cette même religion qu'on voulait rendre si florissante.

S'il faut raisonner sans prévention, je ne sais, Mirza, s'il n'est pas bon que dans un État il y ait plusieurs religions.

On remarque que ceux qui vivent dans des religions tolérées se rendent ordinairement plus utiles à leur patrie que ceux qui vivent dans la religion dominante, parce que, éloignés des honneurs, ne pouvant se distinguer que par leur opulence et leurs richesses, ils sont portés à en acquérir par leur travail et à embrasser les emplois de la société les plus pénibles*.

D'ailleurs, comme toutes les rehgions contiennent des préceptes utiles à la société, il est bon qu'elles soient observées avec zèle. Or, qu'y a-t-il de plus capable d'animer ce zèle que leur multiplicité*?

Ce sont des rivales qui ne se pardonnent rien. La jalousie descend jusqu'aux particuliers : chacun se tient sur ses gardes, et craint de faire des choses qui déshonoreraient son parti, et l'exposeraient aux mépris et aux censures impardonnables du parti contraire.

Aussi a-t-on toujours remarqué qu'une secte nouvelKs introduite dans un État, était le moyen le plus sûr pour corriger tous les abus de l'ancienne'.

On a beau dire qu'il n'est pas de l'intérêt du prince do souffrir plusieurs religions dans son État* : quand toutes les sectes du monde viendraient s'y rassembler, cela ne lui porterait aucun préjudice, parce qu'il n'y en a aucune qui ne prescrive l'obéissance et ne prêche la soumission.

Page 1