Cf. Pensées (Laboulave, t. MI
p. 166) : « Les plus méchants citoyens de France furent Richelieu et Louvois, » parce au'ils combat- WTfexv\,\ft%^t\N\V<^^<is des Ordres. Cf.
Les destinées de l'Esprit des Lois.
^S. E. M. LE MARQUIS DE STAINVILLEj MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE
DE l'empereur d'Allemagne a paris
Paris, le 27 mai 1750.
Les bontés dont Votre Excellence m'a toujours honoré fout que je prends la liberté de m'ouvrir à Elle sur une chose qui m'intéresse beaucoup. Je viens d'apprendre que les jésuites sont parvenus à faire défendre, à Vienne, le débit du livre de YEsprit des Lois, Votre Excellence sait que j'ai déjà ici des querelles à soutenir, tant contre les jansénistes que contre les jésuites; voici ce qui y a donné lieu. Au chapitre sixième du livre quatrième de mon livre, j'ai parlé de l'étabUssement des jésuites au Paraguay, et j'ai dit que, quelques mauvaises couleurs qu'on ait voulu y donner, leur conduite à cet égard était très louable*; et
1. On a publie une centaine et demie de lettres de Montesquieu (Lettre» familières , parues en 1767, par les soins de l'abbé de Guasco ; d'autres en 1854, données
r»ar Ravcnel ; d'autres en divers icux , réunies par Laboulaye, Œuvres^ t. Vil). Il en reste à La Krèdc un bon nombre d'inédites.
Di«*n peu offrent un intérêt général : Montesquieu n'est point, ('(unme Voltaire, bavard dans ses lettres; aucune dissertation litt»'Taire, aucun développement pliilosophigue. JJ n'écrit que par besoin : c'est une affaire à termi-
M» — £sp. 0B8 Lois.
ner, un renseignement à demander, une commission à faire Taire.
Tout, d'ailleurs, dit avec précision et brièveté. « Elles sont écrites simplement, facilement, sans aucune prétention littéraire. On y trouve au plus haut dogn* la bonne humeur et la gai<'l«'' {r.tsconnes; rien do prdanl : un o^prif facile, un cœur ouvtTl: on nror.
naît là l'homme ({iii m' si-nt.iit heureux de vivre. » Lahoulave.
VII, p. 207.