LOIS PHYSIQUES ET LOIS SOCIALES
ces règles, pourrait gouverner le monde, puisque le monde ne subsisterait pas sans elles.
Ces règles sont un rapport constamment établi. Entre un corps mû et un autre corps mû, c'est suivant les rapports de la masse et de la vitesse que tous les mouvements sont reçus, augmentés, dimiiiués, perdus : chaque diversité est uniformité, chaque changement est constance^.
Les êtres particuliers intelligents peuvent avoir des lois qu'ils ont faites : mais ils en ont aussi qu'ils n'ont pas faites. Avant qu'il y eût des êtres iirtelligents ils étaient possibles : ils avaient donc des rapports- possibles, et par conséquent des loi s possibles. Avant qu'il y eût des lois faites, il y avait des rapports^-de-jngtica possibles. Dire qu'il n'y a rien de juste ni d'injuste, ^e ce qu'ordonnent ou défendent les lois positives, c'est dire qu'avant qu'on eût tracé de cercle tous les rayons n'étaient pas égaux*....
Mais il s'en faut bien que le monde intel ligent soi t aussi bien gouverné que le monde physlqïfê. Car, quoique celui-là ait aussi~^es lois qui pisrrHeui^ nature sont invariables, il ne les suit pas constamment comme le monde physique suit les siennes. La raison en est que les être s particuliers intelligents sog t-Jjt u^i é s par leu ]:. 4ialurei et par conséquent sujiUs-àJjerreur; et d'un
de ses contemporains, la doctrine essentielle et caractéristique. (Cf.