‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 46 sur 324 · Cf. page 56, noie · texte numérisé non relu

Cf. page 56, noie

2. Ite même llousseau {Le Contrai social^ H, vil) regarde la loi comme le produit «le « cette raison sublime qui sVIève au-dessus de la portée des hommes vulgaires ». Qu'on se rappelle l'œuvre des Constituants, disciplesù la fois de Montesquieu et de Rousseau :

ils voulurent une constitution qui fiU le triomphe de la raison humaine. Il ne serait pas impossible de voir dans ce passage une n»miniscencede Clarke {Religion^ III) :

* La loi naturelle a son ruaderaent

dans la raison «éternelle des choses. » Clarke, comme Montesquieu, combat Hobbes, qui faisait dériver les lois de l'autorité des hommes.

3. Notez bien ce passage : c'est la réponse anticipée à ceux (comme Crevier, Observations^ etc., 17G4) nui reprocheront à Montesquieu (le garder toute sa sympathie pour les lois anglaises etde les vouloir prendre nour modèles.

4. Sur \a àvW(it<iUÇ,<i ^xvVççi \a uattire cl le principe ^\\ ^ÇN\v;vi\^NSb,-

-TvSÔ , L'ESPRIT DES LOIS.

^ti^es, soit qu'elles le maintiennent, comme font les lois ci^*. '

"EÏles doivent être relatives au <'pfiygîc[ug^ du pays; au '^jnat, glacé, brûlant ou tempéré; à la qualité du t^ain, sa situation, à sa grandeur; au genre d^ vie des peu- )les, laboureurs, chasseurs ou pas teurs/ Elles' doivent Isé'rappofter au degré de libertéjqueja çonslitutioji^ peut souffrir ; à la religion d es habitants, à leurs inclin ations , à leurs richesse s, a leur nombre/ à' Téîîr "com mer ce, à leurs mœurs, à leur s manijr es. Enfin, elles onCSes rap- 4)oilse ntre elles; elles en ont avec leuf origine, avec Tobjel du législateur, avec l'ordre des ^choses sur lesquelles îlles sont établies. C'est dans tnnfps cps vppsjm^faut le*

C'est ce que j'entreprends de faire dans cet ouvrage L!r>YaminArni *^iT^ ^^f rnpp:^H'^=^ : ils forment tous ensemble ce que l'on appelle I'esprit des lois.

(Livre I, chap. ni, fragment.)

1. Montesquieu entend par lois politiques celles qui règlent l'organisation de l'Etat, les rapports des citoyens avec l'Etat, et des différents pouvoirs de l'Etat en— ^ tre eux, ce q^ue nous appellerions.

la constitution. Les lois civiles sont pour lui les lois qui règlent les rapports des citoyens entre eux, ce que nous anpellerions plus proprement le aroit. civil ou criminel. Les lois politicuies sont du ressort du gouvernemenfî" les lois civiles, des tribimaux.

2. Analyse du volume. Voyez, p. 41 et s., les titres des livros.i

3. On voit bien ici quel est le but que se propose Montesquieu :

il fait moins œuvre d'historien Qu'œuvre de lép^islateur . Il ne rechercliera pas comment les lois sont nées de telle ou tello- forme

de gouvernement, de telle ou telh condition soctatev-de tel ou te événement historique, mfiiVdfin quel rappo rt elles se trouven gveg U mi Ht'U [lO l" l|li ' ' v jout liith. 11 les é iu(^ie dans leur r èTïïtions plus que .danaJL<|u^ori gmes. n eft'^ recherche I^^^7 e norPpâs la cffuse. MonteSlftîieu i très nettement indiqué, en deu:

endroits, qu'il a voulu faire ui livre de droit : « Au sortir du col

fne

T'I^i^.' Ail llTé mit dans les main des livres de droit; j'en cherciiai l'esprit ; j'ai travaillé, je ne faisai rien qui vaille. Il y a vingt ansqu* je découvris mes principes.

(Lettre à Solar. 7 mars 1749.) « I n'est point de l'intérêt de la con (le Home de flétrir un livre d droit. » (Lettre du 8 octobre 173C au duc de ^iivernois.)

Les gouvernements : leur nature et leur principe ^

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