‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 55 sur 324 · Tout cela osl très bien dit · texte numérisé non relu

Tout cela osl très bien dit

La dictature était établie lors d'un danger immédiat et déterminé, pour faire face soit à une guerre, helli gerendi causa, soit à une sédition, seditionis sedandae cotisa.

L'affaire terminée, la dictature cesse, et « la liberté » , c'est-à-dire le régime aristocratique est rétabli. Il n'v eut plus de dictateurs après 20^, c'est-à-dire du jour où la déuiocraiie Iriomitha. Les die-

f>ar le nom aux anciennes : elles urent à longue durée ou perpétuelles, et une simple forme de la tyrannie.

2. C'est le conseil donné par Aristote aux aristocraties (VIII, vu, -4), si ce n'est qu'il préfère la durée de six mois.

3. Voilages de Tournefort.l — Ce renvoi j>arait faux, Tournefort n'est pas alU' îvRaç\\sç .\^.'!^^J^vàs^ Vs\-

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iatnres cxceptionneUes de Sylla \ bl\c\\Ae arXsVoç.YîiVXwv^ v\\\\ ^J^.,^^: et de César ne ressemblaient que \ rcu\ersèei\v\^\VAV^TaiV'2^^^^^^^^

blique* environnée de puissances formidables, qui corrompraient aisément de petits magistrats.

La meilleure aristocratie est celle où la partie du peuple qui n*a point de part à la puissance est si petite et si pauvre, que la partie dominante n'a aucun intérêt à l'opprimer*. Ainsi, quand Antipater établit à Athènes' que ceux qui n'auraient pas deux mille drachmes seraient exclus du droit de suffrage, il forma la meilleure aristocratie qui fût possible : parce que ce cens était si petit, qu'il n'excluait que peu de gens, et personne qui eût quelque considération dans la cité*.

Les familles aristocratiques doivent donc être peuple autant qu'il est possible. Plus une aristocratie approchera de la démocratie, plus elle sera parfaite**; et elle le deviendra moins, à mesure qu'elle approchera de la monarchie.

La plus imparfaite de toutes est celle où la partie du peuple qui obéit est dans l'esclavage civil de celle qui

1. A Lucques, les magistrats ne sont établis que pour deux mois.] — Lucques formaitalors une petite république. Montesquieu la visita en nov. 1728 : « Il y a i ou 500 familles de la ville «pii ont la noblesse, c'est-à-dire part au pouvernenienl. Le gonCalonier a neuf anciens ou conseillers qui sont cliangés tous les deux mois. »

Yoifages,\,\i. 119-151. Et pour plus de' précaution, dit Montesquieu, «l'un et les autres ne peuvent sortir du palais où ils logent, qui est l'endroit destiné à leur résidence, ni même aller cbez eux. Ils sortent pourtant quelquefois le soir, en cacliette. Le gonfalonier est également changé tous les deux mois.

2. C'est, dit Aristole, le nu>yen d'éviter l'oligarchie. Cf. Amelot de La lloussaie décrivant (p. 52) l'aris-

tocralic de Tenise ; « Le corps (les nobles étant fort grand, les parties principales le doivent être ''proportion; ainsi j le nombre des

nobles montant bien à 2500, ce n'est point trop d'en admettre ôOO dans le sénat..., pour éviter le défautderoligarcliie, par où l'aristocratie commence à se corrompre. )♦

3. Diodore, livre XMII, p. 001, édit. de Rhodoman.] — Ed. de 1604.

XVIII, 4. Antipater renvoya 220(K) Athéniens en Thrace; il en resta 9000 ayant le cens, et ceux du bas peuplequi ne voulurent pas partir. Cf. Défense de l'Esprit des Lois, p. 206, où ce texte est discuté.

i. Révolution semblable à Rome, lorsque (après 400?) on abaissa à 4(K)0 as le cens exigible dos citoyens pour leur valoir le droit de s<»rvir et de voter.

5. « C'est », dit 51. Janet, « ce qui a fait la grandeur de l'aristocratie anglaise, qui, en s'élargissant sans cesse dans le sens populaire, a su conserver \a cotvWîvxvç^o. H U» re»- V>ocl v\\\ veupXe, » V!X. Kv\>s\,»i\ft.»\sÀ^

LES GOUNEUNEMENTS.

commande^ comme raristocratie de Pologne, où les paysans sont esclaves de la noblesse*.

(Livre II, chap. m.)

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