‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 66 sur 324 · Cf. p. lOfi, n. 1. bien prni'ral; fort pou des vertus · texte numérisé non relu

Cf. p. lOfi, n. 1. bien prni'ral; fort pou des vertus

2. P.iree (jnc tout citoyen est morales \»avlvcuUvvvs\Ç'\.\k<S\wV"\vs. une iMPtie du souverain. Vowl Ac ceWc nctVw v\\\\ ^ ^vv v^v-

3. Je parJv ici de la vertu pw- \ porl awx N^tWv'S \iiNv\vvis. v^vw M/que, If ni est la vertu morale \ verra \V\euccç\w\\\Nvv-\^o.vA>èAV.\

dans le sens gii eiie se dirige au \ — Cî. v>av;*i*\W» <tV\VS\.

L'ESPIUT DES LOIS.

Qu*on lise ce que les historiens de tous les temps ont dit sur la cour des monarques; qu'on se rappelle les conversations des hommes de tous les pays sur le misérable caractère des courtisans : ce ne sont point des choses de spéculation, mais d'une triste expérience.

L'ambition dans l'oisiveté, la bassesse dans l'orgueil, le désir de s'enrichir sans travail, l'aversion pour la vérité, la flatterie, la trahison, la perfidie, l'abandon de tous ses engagements, le mépris des devoirs du citoyen, la crainte de la vertu du prince, l'espérance de ses faiblesses, et, plus que tout cela, le ridicule perpétuel jeté sur la vertu, forment, je crois, le caractère du plus grand nombre des courtisans, marqué dans tous les lieux et dans tous les temps*. Or, il est très malaisé que la plupart des principaux d'un État soient malhonnêtes gens, et que les inférieurs soient gens de bien; que ceux-là soient trompeurs, et que ceux-ci consentent à n'èlre que dupes.

Que si dans le peuple il se trouve quelque malheureux honnête homme*, le cardinal do liichelieu, dans son Testament politique, insinue^ qu'un monarque doit se garder de s'en servir*. Tant il est vrai que la vertu

1. Satire des courtisans. « Montescpiiou >», dit M. Janet, « en exagérant ici la corruption des cours, se rend très difficile à lui-même de prouver plus tard que le principe de la monarchie, c'est 1 honneur. »

2. Entendez ceci dans le sens de la noie précédente.] — P. 83, n. 5.

3. Au lieu de « insinue », le texte primitif (rorrifjé avant le tiraj^e définitif) portait « déclare »

(Vian, p. 2G2).

A. « Il ne faut pas », y est-il dit, «r se servir de pens de bas lieu : ils sont trop austères et trop difli- C//OS. »] —An clinp. JV do la I" par- «É? .- «r Oujfeul dire iiartliment que.

de deux personnes dont le mérite est éf^al, celle qui est la plus aisée en ses atTaires est préférable à l'autre, étant certain qu'il faut

au'un pauvre magistrat ait l'a me 'ime trempe bien forte, si elle ne se laisse quelquefois amollir par la considération di^ ses intérêts. Aussi rexp<''rience nous ai>prend que les riches sont nu^ins sujetsàconcussionsquc los autres, et que la pauvreté contraint un officier h être fort soijrneux du revenii de son sac. » Evidemment c'est lu une insinuation et non une déclaration. On sait la haine de WonVcsqvvveu contre lUcheliew

( et. V- ^>^ eV- ^^t ^^ ^^ ^"^ ^ViNYûft

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LES GOl'VEÏ\rsE)IENTS.

n'est pas le ressort do ce gouverneiiient ! Certainement elle n'en est point exclue; mais elle n'en est pas le ressort*. (Livre III, cliap. v.)

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