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CE QUE G*EST QUE L* AMOUR DE LA RÉPUBLIQUE DANS LA DÉMOCRATIE

L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité.

L'amour de la démocratie est encore l'amour de la frugalité. Chacun, devant y avoir le même bonheur et les mêmes avantages, y doit goûter les mêmes plaisirs, et former les mêmes espérances : chose qu'on ne peut attendre que de la frugalité générale*.

très juste. Cet hommage rendu aux « petites gens » est singulièrement à réloge de Montesquieu.

Les témoignages des contemporains nous montrent en eflet qu'il avait pour eux une all'ection toute particulière;cf. p.331etp.36,n.l.

1. Voici bien ce que je re|»roclie à Montesquieu : il ne parle pas de patrie quand il est question de la monarchie et de la France; il insiste sur le mot et le sentiment quand il parle des démocraties anciennes, comme s'il n'y avait vraiment ûc pairie que \k où il y a république et égalité. Je ne suis pas sur pourtant que la cause du

cette erreur ne soit pas dans l'effort fait par Montesquieu pour identifier ses sentiments avec ceux des sociétés dont il parle (cf. la remarque de M. Faguet, p. il, n. 2), et comme le mot pairie est essentiel à la langue classique, il le devient à celle de Montesquieu quand il parle des républiques d'autrefois. Remarquez du n«st(!

comme ces phrases sentent leur Platon et leur Cicéron.

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